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Brésil : réconciliation avec les Brésiliens d'origine japonaise - 28 05 2008

 
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MessagePosté le: Ven 30 Mai - 02:27 (2008)    Sujet du message: Brésil : réconciliation avec les Brésiliens d'origine japonaise - 28 05 2008 Répondre en citant

Le Brésil se réconcilie avec les "nikkei"
Le Monde - Jean-Pierre Langellier
28.05.08


Citation:
Ce soir-là, le 17 mai, à Sao Paulo, Karina Eiko Nakahara vient d'être élue Miss Centenaire Brésil-Japon. Karina est une "nikkei", une Brésilienne d'origine japonaise. Les nikkei forment une communauté d'un million et demi de personnes, un peu moins de 1 % de la population. C'est la plus nombreuse diaspora japonaise. En 2008, le Brésil célèbre avec fierté le centième anniversaire de l'immigration nipponne.


Citation:

Tout commence le 18 juin 1908, lorsque le vapeur Kosatu-Maru jette l'ancre dans le port brésilien de Santos, avec, à son bord, 781 immigrants. L'ère Meiji a ouvert le Japon à l'Europe et à l'Amérique. Tokyo a signé un accord d'amitié et de commerce avec le Brésil. La coopération qui s'amorce répond à un besoin mutuel.Le Japon, en pleine modernisation, mais surpeuplé, affronte, dans ses campagnes, de graves problèmes sociaux. Les paysans sont endettés et manquent de terres. On les encourage à émigrer. Le Brésil, lui, manque de bras sur les plantations de café, le produit roi de l'époque. L'abolition tardive de l'esclavage (1888), puis l'interdiction faite par l'Italie à ses citoyens d'embarquer pour le Brésil, où ils sont jugés trop remuants, ouvrent la voie aux Japonais, considérés comme plus dociles.



Citation:

Les premiers immigrants sont amèrement déçus. Ils croyaient faire fortune au bout de leur contrat - un à quatre ans - et rentrer au pays. Il n'en sera rien : le travail est harassant, les logements sordides, les salaires dérisoires, les rapports avec les planteurs souvent conflictuels. Le choc culturel, et notamment culinaire, est rude.Un an après leur arrivée dans l'Etat de Sao Paulo, trois passagers sur quatre du premier paquebot ont déjà quitté leur ferme, s'enfuyant la nuit. Les uns ont pris la route, sont devenus marchands ambulants, ou, plus tard, ouvriers des chemins de fer. Les autres ont rejoint les villes. Certains, restés agriculteurs, vivent en reclus. Grâce à l'aide du Japon, ils pourront plus tard acheter des terres, former des coopératives, cultiver le riz, le coton, les légumes et le poivre, ce "diamant noir" d'Amazonie dont le Brésil deviendra le premier producteur mondial.
L'immigration japonaise connaît son apogée en 1933.



Citation:

Les années 1930 et 1940 sont les pires pour les nikkei. Les thèses racistes en vigueur en Europe contaminent le Brésil, où, depuis plusieurs décennies déjà, des intellectuels et des politiciens dénoncent le "péril jaune" et plaident pour un "blanchissement" de la population, passage obligé vers la civilisation. La nippo-phobie a ses idéologues pour qui "l'aborigène" japonais est "insoluble comme le souffre".L'arrivée au pouvoir de Getulio Vargas (1930), l'instauration de "l'Etat nouveau" (1937), nationaliste et dictatorial, et l'entrée en guerre du Brésil dans le camp des futurs vainqueurs aggraveront encore le sort des nikkei. La Constitution leur fixe un quota d'immigration. L'Etat ferme leurs écoles, bannit l'usage de leur langue en public, confisque les biens de leurs entreprises, impose des sauf-conduits. Des milliers de familles sont contraintes, sans préavis, d'évacuer Sao Paulo et le littoral. Citoyens brésiliens, certains sont traités comme des prisonniers de guerre, et internés.



Citation:

Aujourd'hui, le Brésil, réconcilié avec ses nikkei, exalte leur apport à sa société multiculturelle. Tout y passe, des sushis aux mangas, de la gymnastique à l'art du bouquet, des tambours au karaoké. Le Japon est à la mode. La presse de Sao Paulo rappelle que les nikkei ont contribué à améliorer les habitudes alimentaires locales en introduisant ou en popularisant le riz, le soja et les légumes qu'ils voulaient eux-mêmes consommer. La métropole leur doit la "ceinture verte" qui l'entoure.Il n'y a plus désormais de "question japonaise". Près d'un nikkei sur deux scelle un mariage mixte. Trois sur quatre sont devenus catholiques. Cela n'empêche pas les jeunes filles de Sao Paulo de préférer, le samedi soir, fréquenter les "japothèques", où les garçons leur marquent, disent-elles, "plus de respect".
Dans les années 1980-1990, l'espoir d'une vie meilleure a poussé de nombreux nikkei vers la terre de leurs ancêtres. Parmi ces 250 000 "dekaseguis", certains reviennent maintenant, une bonne formation en poche, s'installer au Brésil. Il y a d'autres retours au Japon, bien différents. Comme ceux qu'effectuent chaque année, pour raisons médicales, les retraités Shunji Mukai, 78 ans, et Nobuaki Honda, 72 ans. Ce sont des survivants. L'un d'Hiroshima, l'autre de Nagasaki.





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MessagePosté le: Ven 30 Mai - 02:27 (2008)    Sujet du message: Publicité

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