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2001 : La forteresse europe ouvre ses portes. Unesco - sept. 2001

 
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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 12:23 (2008)    Sujet du message: 2001 : La forteresse europe ouvre ses portes. Unesco - sept. 2001 Répondre en citant


2001 : La forteresse Europe entrouvre ses portes
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Ivan Briscoe  -  Courrier de l'UNESCO  -  septembre 2001

Article :

http://www.unesco.org/courier/2001_09/fr/doss24.htm


Extraits par multinational :

Ouverte à la main-d’œuvre qualifiée, fermée aux pauvres et même aux persécutés, l’Europe de l’Ouest élabore une nouvelle politique d’accueil.

Selon tous les experts, l’Union européenne a besoin d’immigrants. Ses responsables l’admettent, mais craignent les réactions xénophobes

Diversité de l’immigration en Europe. Alors qu’Huzefa Hundekari a bénéficié de la pénurie de cadres informatiques dans la nouvelle économie, Mamadou Traoré et les quelque quatre millions d’immigrés clandestins de l’Union européenne vivent au jour le jour, rejetés par les gouvernements et les citoyens de leurs pays d’accueil.

Ouverte à la main-d’œuvre qualifiée, fermée aux pauvres et même aux persécutés, l’Europe de l’Ouest élabore une nouvelle politique d’accueil.

Pour la première fois depuis trente ans, des Etats européens reconnaissent l’utilité économique des étrangers. Mais, si l’on évalue les immigrés en fonction de leur utilité, qu’advient-il de leur statut?


«L’Europe n’échappe pas au destin de toute région connaissant une croissance rapide: la nécessité d’importer de la main-d’œuvre», écrit la sociologue américaine Saskia Sassen dans son livre Guests and Aliens (Invités et étrangers).

L’histoire européenne des 200 dernières années a connu de nombreux mouvements de populations, souvent accompagnés de poussées xénophobes. Au XIXe siècle, Polonais, Slaves et Juifs ont émigré vers l’Ouest en grand nombre, accueillis avec méfiance par des pays qui se montraient moins réticents à envoyer leurs propres habitants peupler les colonies ou à expédier 50 millions d’entre eux outre-Atlantique, avant 1914. Après les politiques raciales dévastatrices des années 30 et 40, la reconstruction de l’après-guerre incita l’Europe à intégrer la main-d’œuvre étrangère avec moins de remous. Elle allait ainsi recruter près de 70 millions de travailleurs (y compris ceux qui sont ensuite rentrés chez eux) en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Avec le ralentissement économique des années 1970, l’entrée fut bientôt réservée aux regroupements familiaux et aux demandeurs d’asile. En France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, le chômage et les préjugés alimentèrent les protestations de la droite extrémiste qui, agitant la menace de la «submersion» par l’étranger, séduisit une frange notable de l’opinion.


Les dirigeants politiques gardent en tête les leçons de ces décennies.

Le dynamisme de l’économie a beau restreindre l’audience des extrémistes, la maîtrise des quotas demeure un aspect décisif des politiques de l’immigration. Pour les ministres de l’Union européenne, il s’agit avant tout de fermer les écoutilles, de réduire les demandes d’asile (390 000 en 2000) et d’intercepter les clandestins au motif de garantir la sécurité des immigrants légaux.

Pour la nouvelle extrême droite européenne – et pour une part significative de l’opinion en France, en Belgique, en Allemagne et en Scandinavie – l’immigré serait cupide, paresseux et criminel. Au mieux, ce serait un voleur d’emploi, profitant des avantages d’une société prospère. Comme le remarquent de nombreux commentateurs, la rhétorique de l’extrême droite sur l’immigration ne diffère plus de celle de certains gouvernements qu’en termes de degré.


Ironiquement, c’est aujourd’hui sur le terrain économique que l’immigration trouve sa légitimité.

Loin de menacer la protection sociale, les immigrés contribueraient à préserver le niveau de vie d’une Europe vieillissante. Selon la Division de la population des Nations unies, il faudrait 13,5 millions de nouveaux immigrés par an en Europe pour assurer la stabilité du rapport entre salariés et retraités.

Des entreprises réclament d’urgence le libre accès au marché mondial de l’emploi.

L’Europe n’est pas seulement en manque d’experts. Elle a aussi besoin de bras pour des travaux plus ingrats.

Et, dans ce domaine, les contradictions de sa politique d’immigration deviennent intenables. Certains pays ont adopté un régime de quotas: en 2001, l’Italie accorde 83 000 visas à des ouvriers agricoles, l’Espagne accepte des femmes de ménage immigrées. Mais on sait d’où viendra l’essentiel de cette main d’œuvre à bas prix. «Dans le bâtiment, la sous-traitance et l’agriculture, c’est partout pareil. On sait bien que seuls les clandestins acceptent de cueillir les asperges», ironise Virginie Guiraudon.

Mamadou Traoré s’est vu refuser son visa par trois fois, mais jamais les autorités françaises ne l’ont empêché de travailler, ni de cotiser pour des services sociaux dont il ne peut bénéficier. «Fermer les frontières sert surtout à fabriquer des esclaves, estime Jean-Pierre Alaux, membre du GISTI, une ONG parisienne d’aide aux immigrés. Les immigrants arrivent quand même à passer, comme le savent très bien tous les ministres de l’Intérieur et tous les employeurs.»


L’ouverture des frontières, sans autre règle que le libre jeu du marché, est-elle la meilleure façon de favoriser l’intégration sociale?

C’est la question essentielle à laquelle sont confrontés l’opinion et les gouvernements européens.

«Comment être accepté? se demande Mamadou Traoré. Même si on le pouvait, est-ce qu’on a vraiment envie de renoncer à son identité, de se blanchir la peau et de devenir chrétien?» S’il existe une relative harmonie raciale dans certaines grandes villes européennes, la discrimination culturelle et la ségrégation économique, dont El Ejido est une manifestation extrême, restent des obstacles considérables. Tous les éléments des politiques européennes – fermer les frontières, réduire l’immigration à des considérations économiques, établir des quotas et limiter les droits de résidence permanente, même pour le personnel hautement qualifié – contribuent à accréditer l’idée que les étrangers sont des citoyens de deuxième ordre et des parasites en puissance.

Il reste beaucoup d’inconnues. Le problème des retraites sera-t-il aussi grave que le prévoient les Nations unies? La libre circulation dans l’Europe élargie va-t-elle accroître les préjugés à l’encontre des émigrés extérieurs à l’Union européenne ou les atténuer? Une forte récession entraînerait-elle un violente réaction contre les immigrés, y compris les plus diplômés?

Ce sont toutes ces questions que résume un vieil adage: «on a fait venir des travailleurs et on se retrouve avec des gens».


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MessagePosté le: Mer 4 Juin - 12:23 (2008)    Sujet du message: Publicité

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