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Afrique : Le nouveau monde des marchés émergents - OCDE

 
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MessagePosté le: Dim 8 Juin - 07:32 (2008)    Sujet du message: Afrique : Le nouveau monde des marchés émergents - OCDE Répondre en citant

Afrique : Le nouveau monde des marchés émergents

Javier Santiso
Chef économiste du développement et Directeur adjoint du Centre de développement de l’OCDE

Il y a du nouveau en Afrique. Naguère, investir sur ce continent passait pour de l’idéalisme. Aujourd’hui, les investisseurs tournent leurs regards – et leurs fonds – vers ce qui apparaît comme un nouveau monde pour l’investissement. Cette euphorie durera-t-elle ?



Citation:
De fait, l’Afrique est en passe de devenir la nouvelle terre promise pour les investisseurs s’intéressant aux marchés émergents. Cette tendance, qui passait pratiquement inaperçue jusqu’à présent, est assez impressionnante. L’enthousiasme ne se limite plus à l’Afrique du Sud, par exemple. De Londres, de New York, de Johannesburg et de Lagos, les flux d’investissements affluent en direction de pays comme le Kenya, le Ghana et le Botswana.

Citation:

Que se passe-t-il au juste ? L’Afrique a-t-elle changé, ou est-ce simplement l’abondance de liquidités qui pousse les acteurs à tout essayer ? Les facteurs externes jouent certainement un rôle. Les conditions internationales et la faiblesse des rendements dans les pays de l’OCDE, l’abondance des liquidités et la quête de rentabilités élevées poussent les investisseurs à tenter des investissements toujours plus risqués. Parallèlement, les opportunités d’investissement dans les pays africains se sont multipliées : on compte au moins 522 entreprises cotées dans les Bourses des pays sub-sahariens, contre à peine 66 en 2000. L’information financière et l’infrastructure en communications progressent aussi très vite, de sorte que les analystes de Renaissance Capital sont maintenant en mesure de travailler sur une douzaine de marchés de capitaux sub-sahariens. Ceci n’aurait pas même été imaginable il y a cinq ans.

Citation:

L’Afrique aussi a changé. De fait, c’est la principale cause de tout cet enthousiasme. Comme le soulignent depuis plusieurs années les Perspectives économiques en Afrique, publication conjointe du Centre de développement de l’OCDE et de la Banque africaine de développement, la croissance est de retour en Afrique, et pas seulement grâce aux richesses pétrolières ou minières. C’est plutôt la soif d’exportations compétitives de l’Asie qui gagne le continent africain. Parallèlement, les gouvernements modifient leurs politiques et encouragent les investissements privés dans les projets viables et rentables ayant un impact durable sur le développement. Comme le soulignent les Perspectives, cette tendance devrait se poursuive si les dirigeants africains veulent mettre leurs économies sur la voie d’une croissance rapide. Et cela signifie que de nouvelles opportunités d’investissement devraient apparaître.
Outre certains fonds privés d’établissements basés dans l’OCDE, d’autres acteurs comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont présents sur le continent. La Chine et l’Inde sont implantées depuis longtemps, mais pas à cette échelle. Des groupes tels que l’Indien Tata et des sociétés pétrolières chinoises sont devenus des concurrents redoutables pour les entreprises de l’OCDE. Et ce phénomène ne se limite pas aux pays du groupe « BRIC » : en octobre 2007, Dubai Ports World (DP World), une société gestionnaire d’installations portuaires maritimes, remportait la concession du premier terminal à conteneurs du Sénégal pour une durée de 25 ans, devançant ainsi le Français Bolloré.



Citation:
L’Afrique a changé par nécessité. Elle ne deviendra pas du jour au lendemain un marché émergent « star » comme l’Asie ou l’Amérique latine, mais on peut s’attendre à ce qu’elle devienne un pôle d’attraction majeur. Les dirigeants africains ont maintenant conscience que l’aide internationale n’est plus le seul recours. Comme le notait récemment l’un d’entre eux, ce qu’il faut à l’Afrique, c’est moins de bons sentiments et plus de bons investissements. Les investissements privés ne vont peut-être pas affluer en masse vers le continent, mais il faut se réjouir de les voir entrer à un rythme soutenu. Aux dirigeants politiques, maintenant, de s’assurer que l’intérêt croissant porté à l’Afrique ne s’évapore pas comme une euphorie passagère.


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MessagePosté le: Dim 8 Juin - 07:32 (2008)    Sujet du message: Publicité

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