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Echec des négociations de l'OMC : les paysans de l'Inde et de la Chine tiennent-ils le destin des couples et familles franco-étrangères ? - Sur quelles bases approcher les pays d'origine ?

 
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MessagePosté le: Mer 30 Juil - 03:41 (2008)    Sujet du message: Echec des négociations de l'OMC : les paysans de l'Inde et de la Chine tiennent-ils le destin des couples et familles franco-étrangères ? - Sur quelles bases approcher les pays d'origine ? Répondre en citant

Les financements des migrants vers les pays d'origine dépassent largement le montant de l'aide au développement/codéveloppement.

En ces temps difficiles de récession économique et d'émeutes de la faim, les transferts de fonds liés à l'immigration représentent une ressource vitale pour nombres de pays d'origine. Le Président Morales de Bolivie, le plus convaincant dans son attaque du Pacte Européen de l'Immigration et de la Directive Expulsion, ne le cache pas : 15% du PIB bolivien vient de l'émigration.

Les conjoints et familles de Français représentent le premier flux d'immigration, tous motifs confondus y compris de travail. Il est donc probable que nous représentions de même une part très significative de ces transferts de fonds.

Alors que s'annoncent une lutte difficile pour faire valoir notre droit de vivre en France en famille, nous avons besoin d'un engagement des plus résolus à nos côtés des pays d'origine et donc de bien identifier pourquoi s'engageraient-ils au-delà des paroles. Les montants que nos familles transfèrent vers ces pays, fruit de notre travail et de notre solidarité, peuvent puissamment les convaincre. Nous sommes une force économique. Sachons l'utiliser.


Nous avons deux demandes à leur adresser :

- d'une part, refuser d'inclure les conjoints de français dans les négociations des "quotas indicatifs" d'immigration que la France veut leur faire signer. Vivre en famille est un droit garani à tous les ciotyens européens. Il n'y a donc aucune raison pou que les pays d'origine acceptent de les soumettre à quotas. Cela implique également de refuser d'accueillir les conjoints de français expulsés sans motifs légitimes.

- d'autre part, créer des centres d'authentification des documents d'Etat-Civil a priori, c'est-à-dire un service d'authentification (naissance, mariage, etc …) où les conjoints et familles de Français pourraient faire officiellement confirmer la validité de leurs actes avant de les déposer au Consulat ou Préfecture pour ccm, transcription, visa … Cela permettrait de couper l'herbe sous le pied aux administrations françaises qui se préparent à contester massivement la validité des actes étrangers afin de rajouter aux délais que nous subissons.

Ci-après l'excellente analyse du  Times Online sur l'échec des négociations à l'OMC. Elle montre le besoin vital de nombreux pays en développement de protéger leurs paysans, et donc de les subventionner, et donc de pouvoir bénéficier par ailleurs de tranferts de devises depuis l'étranger. C'est vrai pour l'Asie mais aussi pour l'Amérique du Sud, quoique pour des raisons différentes comme le montre l'article. Traduction française multinational.leforum.eu


Les briques s'écroulent dans la maison du commerce mondial
Carl Mortished – The Times Online – 29 juillet 2008

Les briques s'écroulent dans la maison du commerce mondial. Et même ces BRICs, les marchés émergents à la mode du Brésil, de la Russie, de l'Inde et la Chine, sont eux aussi en ruine, secoués par l'inflation, le ralentissement de la croissance et la fuite des capitaux.


A Genève, Kamal Nath, le ministre indien du Commerce, a été toutes dents dehors pour tenter de justifier cette opération de démolition qui lui vaut d'être lapidé de toute part. Il vient de mettre fin à sept ans de travail acharné pour un accord sur le commerce mondial. Cet accord aurait renforcé l'ouverture des frontières et réduit les subventions et il le sait très bien. Il ne regarde pourtant pas ses partenaires de négociation, les ministres brésiliens, américains, européens ou argentins. Il garde les yeux fixés sur New-Delhi, où le Gouverneur de la Banque Centrale vient de relever les taux d'intérêt et signale un ralentissement économique.


Le problème de M. Nath, ce sont des agriculteurs frôlant la misère et non pas les barons anglais du sucre ou les rois du coton américains, si souvent sources d'abus. Il est un autre groupe d'agriculteurs gobeur de subventions, naufrageur des budgets publics et demandeur de murs de droits de douane les plus élevés possibles pour tenir à distance toute importation alimentaire bon marché. Ce sont les masses de paysans indiens et leur pouvoir politique s'impose désormais à l'échelle mondiale.


M. Nath ne peut se permettre de les ignorer: la population rurale indienne s'élève à 600 millions d'âmes, le dernier gouvernement BJP a été démis pour les avoir ignoré, ce Gouvernement du Parti du Congrès ne doit pas faire la même erreur. La demande des paysans indiens d'une protection contre une marée d'importations a été le principal obstacle à la négociation sur la réduction des tarifs douaniers qui vient d'échouer à Genève.


M. Nath a insisté sur un «mécanisme de sauvegarde spécial" pour certains produits agricoles, notamment pepper et les oléagineux, qui auraient permis à l'Inde à d'imposer des augmentations tarifaires ad-hoc en cas de violentes poussées de certaines importations. Ce fût un jeu de scène bizarre et alarmant devant l'objectif principal du cycle de Doha de négociations – un jeu complexe dans lequel les marchés émergents d'Amérique latine et d'Extrême-Orient visaient l'ouverture des marchés agricoles de l'UE et des États-Unis en échange d'une plus grande ouverture de leurs propres marchés aux produits manufacturés et aux services des sociétés américaines et européennes.


Le ministre indien du commerce joua lui-même le rôle du paysan victime, juché précairement sur une charrette, accusant les nations riches de «la recherche d'intérêts commerciaux et de l'amélioration de la prospérité plutôt que de chercher des contenus qui réduisent la pauvreté".


Mais l'Inde était non seulement contrée par les États-Unis mais aussi par une multitude de pays en développement d'Amérique latine, dont le Brésil, l'Uruguay et l'Argentine, qui considèrent l'Asie comme leur principal marché d'exportation pour la viande, les céréales et les oléagineux. Les exportateurs de riz de Thaïlande étaient tout aussi mécontents de la position indienne. La Chine est venue à la rescousse de l'Inde - un autre pays avec un immense intérieur de paysans pauvres - pour la protection de son riz et de son soja ainsi qu'une foule de plus petits pays en développement tout aussi dépendants de leurs circonscriptions rurales.


Ce cycle commercial a finalement détruit la fiction chérie des ong de développement et des lobbyistes de la pauvreté selon laquelle nous vivons dans un monde divisé entre le Nord et le Sud, autrement dit entre les riches et les pauvres. Nous vivons à la place dans une planète de puissants groupes d'intérêts en conflit – les paysans asiatiques contre les ouvriers agricoles d'Amérique du Sud, par exemple. Au sein de l'OMC, les factions font leur apparition, se combinent et se dissolvent à un rythme soutenu. Parmi ces puissants groupes d'intérêt qui ont émergé il y a trois ans pour prendre leur part de ces marchés géants de consommateurs que sont l'Europe et l'Amérique, des fissures sont désormais ouvertes.


Le Groupe des 20, un organisme des marchés émergents dédié à s'attaquer aux droits de douanes et aux subventions agricoles de l'UE et des Etats-Unis, a perdu sa cohésion. L'Inde a rompu avec une Amérique latine plus en faveur des échanges agricoles. L'Inde dirige actuellement un groupe de 33 pays, dont de nombreux États des Caraïbes, en quête de plus de protection pour leurs populations rurales.


Les nouvelles puissances émergentes apparaissent malheureusement affaiblies. Leurs marchés boursiers sont en chute libre et leurs économies sont en proie à l'inflation et titubent à mesure du ralentissement du commerce mondial. La demande de protection de ceux qui commençaient pourtant à sentir les avantages du commerce international l'a emporté sur ceux qui cherchaient à défendre un compromis.


Il n'est pas étonnant que l'Inde et la Chine soient les champions de la cause paysanne. Les gouvernements de ces deux pays craignent la colère de leurs communautés rurales souffrant de la hausse du carburant, du prix des produits alimentaires et du coût du crédit.


La solution privilégiée à Delhi et Beijing est la protection, mais elle est coûteuse et l'Inde paie déjà très cher. Le déficit budgétaire du pays ne semble pas trop mauvais à 3% du PIB mais il exclut les subventions pour le carburant et les engrais. Ajoutez celles-ci au déficit et il devient choquant à 7% du PIB. Le gouvernement n'a pourtant pas d'autre choix que de payer pour maintenir les paysans sur la ferme. La moyenne des droits de douane agricoles maximum de l'Inde est de plus de 100 pour cent et M. Nath s'est prononcé hier en faveur de mesures visant à les relever davantage.


La Chine est également régie par l'économie de la ferme, pas celle des usines du Guangdong. Selon la Standard Chartered, le coût de la nourriture, qui absorbe plus d'un tiers des revenus, commence à impacter les dépenses. La nourriture prend la place des biens de consommation, ce qui expose les usines chinoises au risque de devoir se battre sans issue pour trouver les acheteurs chinois permettant de remplacer les acheteurs américains insolvable.


Il n'existe pas de BRICS, le monde entier est accouplé; les exportations représentent 40% du PIB chinois et il est clair que les hommes politiques de Beijing comme de Delhi ont une peur panique d'un ralentissement qui fermerait les usines, réduisant ainsi la soupape de sécurité de la migration vers les villes et transformant les migrants ruraux en émeutiers potentiels.


C'est la peur du politique qui a détruit les négociations commercial en Suisse, la peur d'une révolte rurale rampante.

Petite musique de multinational : Petit rappel pour ceux qui auraient oublié l'intro. Donc quel lien entre les paysans de l'Inde et de la Chine et les couples et familles franco-étrangères ? Simplement que la plupart des pays du Sud voient gonfler la crise de leur monde rural qu'ils doivent subventionner massivement. Ils ont besoin de toutes les recettes possibles en devise. Les couples et familles franco-étrangères représentant le premier flux d'émigration vers la France, ils représentent donc également une part significative des fonds transférés par la diaspora vers les pays d'origine et probablement davantage à eux-seuls que les fonds officiels du co-développement français. Nous avons un pouvoir économique. Sachons le mettre en valeur pour gagner des alliés.


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MessagePosté le: Mer 30 Juil - 03:41 (2008)    Sujet du message: Publicité

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