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De ce qui se trame pour nos enfants en France, en Europe et en Espagne

 
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MessagePosté le: Sam 20 Sep - 01:36 (2008)    Sujet du message: De ce qui se trame pour nos enfants en France, en Europe et en Espagne Répondre en citant

Deux, trois infos et deux articles qui nous font réflechir. Le mot ségrégation commence enfin à sortir :


- 15 et 16 septembre 2008 : Réunion au Sénat des 27 Présidents des Commissions de la Justice des Parlements Européens. Au menu : l'immigration familiale.

- 18 septembre 2008 : Rencontre des 27 Ministres Européens des Affaires Familiales organisée par la France. Au menu : la garde des enfants et l'accès au travail des mères. Dans les couloirs, ça parle beaucoup d'un traitement à part pour les gamins étrangers.

- Le Ministre Darcos se déclare contre l'accès en maternelle des enfants de 2 ans. Mais qui va garder nos enfants alors même que l'on prétend nous obliger à travailler sous peine de suppression des droits sociaux ? Supprimer l'accès à la maternelle à 2 ans sera-t-il une catastrophe économique pour des milliers de femmes et d'enfants pauvres comme le déclare Eric Maurin ?  Mais pour être efficace dans l'apprentissage de la langue et contribuer à réduire les inégalités de chance, les maternelles doivent-elles se concentrer uniquement sur les plus de 3 ans comme le demande Alain Bentolila ? Dans les deux cas, c'est bien du mode de garde le plus usité pour les enfants des familles franco-étrangères et étrangères qui est principalement en jeu et le travail de leur parents avec. Faire des enfants ou travailler pour conserver ses droits sociaux, faudra-t-il vraiment choisir ?

- Vous vous souvenez de la polémique en avril sur la tentative avortée de supprimer le financement par l'Etat de la Carte SNCF "familles nombreuses" et donc la tentative de faire disparâtre cette dernière. Simple mesure de réduction des dépenses sociales ? La délibération 2006-192 du 18 septembre 2006 de la Haute Autorité de Lutte Contre les Discriminations avait demandé d'abroger la condition de nationalité française d'une telle carte, cette abrogation avait finalement été effectuée par l'article 39 de la loi 2007-193 du 5 mars 2007. Il s'en est fallu d'un cheveu en avril 2008 pour que les familles nombreuses étrangères ainsi que les familles nombreuses franco-étrangères n'y aient eu droit seulement quelques mois.

Continuons :

- Le fichage conservé par le fichier Edvirsp, ex-Edwige, des enfants évalués difficiles à partir de 13 ans sera hebergé par les Préfectures et les infos resteront enregistrées jusqu'à 21 ans si un nouveau signalement est effectué entre 16 et 18 ans. Ces mêmes Préfectures seront responsables de gérer les Contrat d'Accueil et d'Intégration conditionnant le renouvellement des titres de séjour des parents. Une des conditions du Contrat d'Accueil et d'Intégration repose sur le devoir d'élever correctement ses enfants. A partir de 18 ans, ce sont les enfants eux-mêmes qui seront soumis à ce Contrat. Qui va évaluer ce "correctement" ?

Vous vous demandez si ce que raconte multinational est vraiment vrai lorsque nous affirmons que ce fichier ex-edwige et désormais edvirsp concerne principalement les étrangers, les franco-étrangers et leurs soutiens ? Alors lisez-le, multinational vient de le mettre en accès libre dans la rubrique textes de lois. Et regardez bien son article 3, point 2 sur ceux à qui s'appliquent le fichier :  Art. 3. - Les données mentionnées à l'article 2 ne pourront être collectées, conservées et traitées que dans les cas suivants, à l'exclusion de toute autre finalité: 2. Lorsqu'elles concernent des personnes faisant l'objet d'enquêtes administratives en application des dispositions de l'article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 susvisée pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées.

Allons donc voir cet article 17-1 de la loi du 21 janvier 1995, modifié en 2003 et particulièrement son troisième alinéa :

Il est également procédé à cette consultation pour l'instruction des demandes d'acquisition de la nationalité française et de délivrance et de renouvellement des titres relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers.

Et qu'est-ce qui est noté dans ce fichier :

- motif de l'enregistrement des données.

- informations ayant trait à l'état civil et à la profession, adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques;

- signes physiques particuliers et objectifs, photographies;

- activités publiques, comportement et déplacements;

- titres d'identité;

- immatriculation des véhicules;

- informations patrimoniales;

- antécédents judiciaires;

- données relatives à l'environnement de la personne, notamment aux personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle;

Toutefois, les signes physiques, les déplacements et l'immatriculation des véhicules ne peuvent être enregistrés pour la finalité énoncée au 2° de l'article 3.

Le traitement mentionné à l'article 2 ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie"

Les personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle, pour ce qui nous concerne, ce sont les conjoints Français d'étranger. Et voilà comment toute la famille franco-étrangère et ses soutiens se retrouve d'office dans le fichier Edvirps, ex-Edwige.

Et c'est là qu'il faut également rappeler la proposition de directive COM 638, longuement présentée par ailleurs dans multinational, qui interdit aux conjoints étrangers de Français et ses soutiens, donc leur conjoint Français, d'activités associatives.

Vous commencez à comprendre ou doit-on être plus précis ?

Soyons plus précis : cela veut simplement dire qu'il sera possible de retirer son titre de séjour à notre conjoint et de l'expulser tout en réduisant au silence le conjoint français.

Et pour toutes les associations liées aux droits de l'homme qui s'aviseraient de protester, c'est le point 1 de l'article 1 qui s'applique :

1. Lorsqu'elles concernent des personnes dont l'activité individuelle ou collective indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique

Car les motifs de protestation ne manquent pas :

- La proposition européenne de directive COM 638 en instance d'adoption déclare que le droit à l'éducation et à la formation n'est pas reconnu pour tout enfant étranger de plus de 16 ans qui ne produit pas la preuve adéquate (administrative) d'un niveau de langue approprié. Au travail, les plus de 16 ans et audiable l'égalité des chances !




Est-ce que toutes ces obligations et restrictions concernent les familles dont les parents sont tous les deux Français ? Non.

Y aura-t-il des dérogations supprimant toutes ces obligations pour les parents étrangers par exemple Américains, Japonais, Australiens ou Sud-Coréens ? Oui.

Y aura-t-il des dérogations pour les familles de l'immigration qualifiée dont le regroupement familial sera de droit ? Oui.

Pour tous les autres couples et familles franco-étrangères, nous entamons une longue marche civique et les familles étrangères avec nous.

L'objectif n'est pas seulement de nous couper de nos droits. Il est de nous couper du reste de la population française. De nous rendre différents et donc de rendre le reste de la population française indifférente à notre situation. De nous communautariser.

Il ne nous est pas encore interdit de réagir. L'interdiction n'est prévue qu'en 2012. Souvenez-vous, la directive 638 toujours, article 12, point 2 : interdiction d'activités associatives à ceux qui ne travaillent pas. Et ce n'est pas d'aller à la piscine le mercredi après-midi dont il s'agit.

Voici les deux articles :

L'immigration et la dystopie
Ricard Zapata-Barrero, La Vanguardia 19 août 2008
Traduction multinational, Ricardo Zapata-Barrero est spécialisé dans les domaines de l'immigration et représente une référence reconnue dans toute l'Espagne.

Si nous analysons les récentes décisions de l'UE, de l'Espagne et de la Catalogne dans le domaine de l'immigration, nous entrons dans des pratiques qui légitiment la violence physique et morale en dehors tous fondements démocratiques. Si les "politiciens réalistes" peuvent considérer cette vision comme futile, leurs réponses aux difficultés actuelles n'en rappellent pas moins des pratiques que nous pensions avoir surmontées. Laissons parler les faits.

Empêcher la réunification des familles nous rappelle comment les Etats anti-libéraux ont tenté d'empêcher les familles de planifier leur vie. Nos pays européens en sont actuellement réduits à séparer des familles à partir d'arguments quasi-totalitaires. Ils stigmatisent de même certains immigrants pauvres comme des délinquants, en vertu de directives d'expulsion des sans-papiers s'inscrivant dans le droit fil des logiques colonialistes, où la liberté de mouvement n'est accordée qu'à ceux qui disposent d'une formation ou de finances à nous offrir. "De l'argent contre des papiers" semble devenue la devise du ministère de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration, ce qui ressemble bien à un acte de corruption de la légitimité sociale, compensant notre manque de vision critique de ce qui se passe au nom d'une prétendue adaptation nécessaire à la crise économique. Cela s'ajoute à la renonciation de tous les contrats initiaux (multinational : sur la base desquels les gouvernants ont été élus). Enfermer la question dans la seule alternative de protéger ou non nos propres intérêts est en soi une logique utilitariste de l'école de pensée la plus libérale. Le fait, en Catalogne, de contraindre des enfants à ne bénéficier de l'école que sous condition de rendement scolaire revient à créer des «camps de la jeunesse immigrée» en lisière des écoles.

Mais que se passe-t-il ? Peut-être sommes-nous en train de construire une dystopie (là où la réalité va à l'inverse des conditions d'une société idéale, c'est-à-dire une société oppressive et totalitaire), qui prétend se fonder sur un réalisme politique au nom de la sécurité, de la stabilité et de la défense de notre bien-être, et où le tiers monde ne sera plus présent que par le biais de nos écrans de télévision (multinational : dont la connaissance du tiers-monde ne dépendra plus que d'une version officielle diffusée par la télévision). Un réalisme politique qui s'affranchit des limites posées par les valeurs démocratiques. Face à la dystopie, nous devons régénérer la pensée critique pour mettre un terme à cette situation intenable. L'alliance de l'État et d'une opinion publique négative ne doit pas conduire à une société totalitaire. Ce serait comme prétendre que la violence physique est légitime pour combattre le terrorisme ! Nous avons à négocier (à distribuer la richesse et la démocratie) avec le tiers monde maintenant!

Ricardo Zapata-BARRERO, professeur de théorie politique, UPF
ricard.zapata@upf.edu

La Catalogne intègre les enfants immigrés… en les séparant
Par Elodie Cuzin | Journaliste | 20/09/2008 - Rue 89

Leur nom fleure si bon la convivialité qu’on pourrait se croire dans un centre de vacances. Mais les « espaces de bienvenue éducative » (EBE) mis en place par la Catalogne pour accueillir les enfants étrangers hors du système scolaire ne sont pas du goût de tous.
La petite ville médiévale de Vic, 40 000 habitants, a été la première municipalité catalane à inaugurer son espace d’accueil, lundi matin, jour de rentrée. La suivra Reus, près de Tarragone, mi-octobre, avec trois EBE. Menée par les socialistes, la Generalitat -l’exécutif catalan- espère que l’exemple fera rapidement école auprès des autres municipalités.

Se familiariser avec la langue et « la réalité culturelle du pays »
Selon ses plans, toute famille étrangère s’adressant à la mairie d’une ville ayant adopté l’initiative pour y scolariser ses enfants sera évaluée par une équipe pédagogique et se verra éventuellement proposer de passer par un EBE.
« La démarche est volontaire », s’empresse-t-on de préciser au département d’éducation de la Generalitat. Si elle accepte, ses enfants pourront y suivre quatre heures d’activités par jour dans des groupes ne dépassant pas la vingtaine pour se familiariser avec la langue et « la réalité culturelle du pays ». Leur « séjour » n’a pas de durée fixe mais il ne devrait toutefois pas s’étendre sur toute une année scolaire. Les enfants arrivés pendant les grandes vacances devraient pouvoir passer par le centre avant la rentrée et donc commencer, si tout se passe bien, en même temps que leurs camarades.
Ancien pays d’émigration, l’Espagne a connu un petit boom démographique depuis 2000 et 10% de ses 45 millions d’habitants sont aujourd’hui nés hors d’Espagne. Certaines écoles publiques dénombrent plus de 80% d’élèves immigrés dans ses rangs. La Catalogne, elle, compte près de 15% de population étrangère sur sept millions d’habitants.

Ségrégation  ? La Generalitat dit vouloir mieux intégrer les enfants
Des programmes d’accueil et de soutien pour les élèves étrangers existent déjà dans les écoles espagnoles mais la région a décidé d’aller plus loin en créant des centres hors des établissements scolaires où les familles seront également impliquées à travers dix heures d’entretiens individuels avec l’équipe pédagogique. On leur expliquera notamment comment fonctionne le calendrier scolaire et le système de bourse, explique-t-on au gouvernement régional, où l’on est soucieux de défendre le caractère social d’une mesure férocement critiquée.
L’association SOS Racismo l’a en effet accusé d’être discriminatoire et la branche des enseignants du syndicat UGT accuse la Generalitat, dans une longue déclaration postée sur son site dès juillet, de vouloir ségréguer les enfants immigrés  :


Citation:
« La mesure est directement discriminatoire. Elle va à l’encontre du droit inaliénable des personnes à recevoir une éducation gratuite et obligatoire. »
Mais la Generalitat n’en démord pas. Ces centres offrent une solution pragmatique pour intégrer les nouveaux arrivants sans perturber leurs camarades. L’année dernière, près de 10 000 élèves sont arrivés en cours d’année en Catalogne. « L’équivalent de 44 nouvelles écoles », insiste un porte-parole du département d’éducation. Elle a toutefois opéré quelques ajustements notables  : lorsque la mesure a d’abord été présentée, il semblait que seuls les enfants ne venant pas de l’Union européenne devraient passer par les EBE. Aujourd’hui, on se fait fort d’expliquer qu’un passage par le centre sera proposé à tous ceux qui pourraient en avoir besoin.

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MessagePosté le: Sam 20 Sep - 01:36 (2008)    Sujet du message: Publicité

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