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France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact

 
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MessagePosté le: Lun 20 Oct - 23:39 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

Josiane Nardi s'est immolée pour dénoncée l'expulsion de son compagnon étranger


Articles présentés à la suite :

- La compagne du sans-papiers n'a pas survécu
- Les communiqués de presse des sections locales de la Ligue des droits de l'Homme et de l'UCIJ
- Rencontre avec Henrik Orujyan : « Et après l'enterrement, on va m'expulser ? »
- La fille de Josiane Nardi : « Henrik me fait peur »
- Depuis 2006, des drames à répétition dans le département (dont le suicide d'un parent d'enfant français)
- Communiqué des Amoureux au ban public (Cimade)
- 300 personnes manifestent lundi devant la maison d'arrêt du Mans - Y avait-il un extincteur juste derrière la porte de la prison qui est restée fermée ?

Reprise en main de la tragédie du Mans par la rédaction de Ouest France qui livre désormais la version officielle

De ces détails qui nous orientent vers ce qu'il est permis de penser :

- La situation est recadrée par le titre : "La compagne du sans-papiers n'a pas survécu".

L'accent est donc porté sur un sans-papier étranger que tente d'aider sa compagne en évacuant le plus important de la situation : c'est une Française, à qui est refusé le droit de vivre en France avec son compagnon depuis 6 ans, qui vient de succomber après s'être immolée à l'essence devant la prison d'où sortait le camion emportant son compagnon vers l'expulsion.

- Le journaliste de Ouest-France ayant assisté à l'immolation et lui-même atteint au bras par l'essence enflammée a été "très choqué". Sa vision des choses serait devenue trop émotive pour pouvoir faire confiance à sa façon de relater l'affaire.

- Les informations données par Josiane Nardi (elle a acheté un bar à son compagnon) et par Henrik Orujyan (il est revenu sur les lieux collecter les restes calcinés des vêtements de sa compagne) sont remises en cause et désormais citées avec réserves.

- C'est le juge d'instruction qui a demandé l'expulsion et non pas la préfecture. Ce serait donc une simple affaire de droit commun comme l'affirme le gouvernement et non pas un drame de l'arbitraire administratif.

- Les quatre demandes d'asile refusées d'Henrik Orujyan sont désormais passées sous silence.

- Ses yeux rougis s'expliqueraient désormais par sa peur d'être expulsé plus que par le choc de la disparition de sa compagne. Ou bien est-ce l'alcool ?

- La signification politique du désespoir total d'une française acculée à l'immolation est neutralisée par la mise en avant des "activistes habituels" des mouvements de sans-papiers qui "pestent".

Et l'article commence par une phrase terrible, soulignant une totale indifférence de la population au drame : "Devant la grande porte grise de la maison d'arrêt du Mans, pas de bouquet de fleurs ou de témoignage d'amitié. A peine quelques traces noircies sur la route... "

Rien n'est dit sur le fait que c'était une Française à qui l'on refusait depuis 6 ans le droit de vivre avec le compagnon qu'elle avait choisi.

Rien n'est dit sur le fait que si le gouvernement français avait respecté son obligation d'informer ses concitoyens sur le droit à vivre en famille permis par la législation européenne, alors que cette législation européenne lui en fait pourtant obligation de publicité, Josiane Nardi aurait alors pu préparer une régularisation de son compagnon par un séjour dans un autre pays européen. Certains pays reconnaissent le partenariat (vie en couple de fait sans officialisation). Elle n'en serait jamais morte.

C'est la méconnaissance de ses droits de citoyenne européenne qui a tué Josiane Nardi.

C'est la responsabilité d'un gouvernement dissimulant ces droits sous une chape de silence qui maintient couples mixtes et familles franco-étrangères dans la plus totale ignorance qui est engagée.

Mais de cela, l'article de la rédaction de Ouest France ne parle pas.

Ce n'est que la compagne d'un sans-papier qui s'est tuée.


La compagne du sans-papiers n'a pas survécu
Ouest France
Lundi 20 octobre 2008
http://www.ouest-france.fr/La-compagne-du-sans-papiers-n-a-pas-survecu-/re/actuDet/actu_3636-726017_actu.html

Elle s'était immolée devant la prison du Mans, samedi, pour protester contre l'expulsion imminente de son compagnon arménien. Les journalistes qui ont assisté au drame sont sortis de l'hôpital.

LE MANS. - Devant la grande porte grise de la maison d'arrêt du Mans, pas de bouquet de fleurs ou de témoignage d'amitié. A peine quelques traces noircies sur la route... C'est ici qu'une femme de 60 ans s'est immolée, samedi, devant quelques témoins. Josiane Nardi est décédée, hier matin, à l'hôpital des grands brûlés de Tours.

Samedi, 8 h 30, devant la prison. Josiane Nardi attend la sortie de son compagnon arménien - Henrik Orujyan - qui purgeait une peine d'un an et demi. Depuis son arrivée clandestine en France, en 2001, cet homme de 31 ans, marié en Arménie et père d'un enfant, a été condamné pour vol, violence avec arme, mais aussi violences sur Josiane Nardi qu'il avait rencontrée dans l'Eure, en 2005. Il est, également, sous le coup de deux interdictions du territoire, prononcées par le tribunal de grande instance de Bobigny. « C'est ce tribunal qui m'a requis pour signer une rétention administrative », affirme Michel Camux, préfet de la Sarthe. Sans papier, Henrik Orujyan doit donc être transféré, dès sa libération, au centre de rétention de Rennes, avant d'être expulsé.

Depuis quelques semaines, Josiane Nardi, qui a ouvert, dit-elle, un bar pour son compagnon, a pris conscience de ce qui attend cet homme. Comme un dernier recours, elle a prévenu la presse locale, vendredi. Devant deux journalistes,elle lance « Je vais les empêcher de faire ça », avant de s'asperger d'essence. Jérôme Lourdais, notre confrère d'Ouest-France, est brûlé en tentant d'intervenir, au moment où elle allume son briquet. Il voit la torche humaine crier, puis s'écrouler. Il lui tient la main avant l'arrivée des secours. Dans la prison, personne ne bouge.

Très choqué, Jérôme Lourdais est transporté, avec son confrère du Maine Libre, à l'hôpital du Mans. Les deux journalistes en sont ressortis hier : leur état de santé est plutôt rassurant. Même s'ils ont reçu un nouveau choc à l'annonce du décès de la femme, avec qui ils avaient noué contact. Le parquet du Mans a ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort ».

Samedi, 9 h 30. Henrik Orujyan quitte la prison du Mans dans une voiture de police. Il est transféré à Rennes. Dans la soirée, sur avis médical, il quitte le centre de rétention. Il regagne Le Mans où il est assigné à résidence, dans une cité HLM. Dans la nuit, selon son récit, il est sorti de l'appartement pour aller récupérer, devant la prison, des objets calcinés qui appartenaient à Josiane Nardi.

« Ce qui m'attend c'est l'avion »

Dimanche matin, quand un commissaire de police lui annonce le décès, il fond en larmes. L'après-midi, les yeux rougis, il confie aux journalistes : « Ce qui m'attend, c'est l'avion. » Il doit, en effet, faire l'objet d'une mesure d'« éloignement du territoire » dans les jours prochains.

Au Mans, l'émotion est d'autant plus forte que plusieurs drames se sont produits, ces dernières années, autour de l'expulsion de sans-papiers (lire ci-dessous). Samedi, une centaine de personnes se sont rassemblées à l'appel des associations de soutien des Droits de l'homme.

« C'est toute une politique en terme de choix et de gestion administrative qui se retrouve mise en accusation, peste Bernard Lebrun, porte-parole du collectif sarthois « contre l'immigration jetable ». On ne veut pas que cette femme soit morte pour rien. »


Dernière édition par Admin le Mer 17 Fév - 22:56 (2010); édité 10 fois
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MessagePosté le: Lun 20 Oct - 23:39 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 01:16 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

Communiqués des sections Le Mans de la LDH (Ligue des droits de l'Homme) et de l'UCIJ (Unis contre l'immigration jetable)
http://www.millebabords.org/spip.php?article9309

Bouleversés et révoltés
Décès de Mme Nardi après son immolation, expulsion de M. Orujyan.
communiqué dimanche 19 octobre

Bouleversés, c’est la première réaction qui nous a traversés, ce matin, à l’annonce du décès de Mme Nardi.

Révoltés par un drame que l’on aurait pu éviter si on avait réellement écouté et compris cette histoire, répondu aux demandes.

Révoltés aussi par certains commentaires pour le moins indécents de plusieurs responsables politiques.

Révoltés encore quand on entend dire que la mesure d’expulsion ne serait que suspendue dans l’attente de la sépulture

Doit-on imaginer que la tombe à peine refermée on va continuer dans l’acharnement en remettant illico M. Orujyan dans un avion en partance pour l’Arménie ?

Il faut savoir entendre toute la détresse et l’appel contenus dans le choix de Mme Nardi de s’immoler au moment où on emmenait son compagnon vers le centre de rétention de Rennes.

Mme Nardi ne supportait pas que l’on puisse mettre en doute son amour pour Henrik Orujyan. Elle souffrait de ce fait. Le regard social, administratif ou judiciaire de négation de leur relation lui insupportait.

Elle ne comprenait pas non plus pourquoi, une fois sa peine de prison accomplie, son compagnon devrait une fois de plus être expulsé. C’était pour elle une profonde injustice. Elle ne voulait plus vivre séparée. Elle voulait vivre et aimer.

La situation de sans papiers, elle connaissait parce qu’elle-même avait déjà été condamnée pour l’avoir hébergé. Mais elle ne supportait plus.

C’est dans l’interdiction du territoire prononcée par le tribunal de Bobigny, véritable double peine, que le geste de Mme Nardi trouve pour une grande part sa source.

Aller chercher dans le passé de M. Orujyan les explications, rapporter cet acte désespéré mais symbolique a un fait divers relevant du droit commun c’est d’abord faire injure insupportable à Mme Nardi, cela manifeste ensuite une pauvreté de la pensée et de la réflexion affligeante et cela évite, de toute évidence, de poser les questions qui dérangent.

C’est toute la chaîne des responsabilités politiques et du fonctionnement administratif ou judiciaire qui doit être interrogée. Soumis aux politiques « du chiffre » du nombre d’étrangers à expulser et aux pressions induites par ces politiques, on en oublie les fondamentaux du droit : la liberté d’aller et venir, la liberté d’aimer, La liberté de vivre avec un compagnon ou une compagne de son choix.

Se fixer, et fixer aux différentes administrations des objectifs (quotas) d’expulsion à l’unité près c’est à dire réduire les étrangers à de simples marchandises conduit immanquablement à des dérapages, des drames et des tragédies.

C’est l’ensemble des politiques actuelles d’accueil des étrangers et de l’immigration, des structures et fonctionnement administratifs ou judiciaires qui doit être remis à plat dans le respect des droits fondamentaux.

La mort de Mme Nardi laisse un compagnon et une famille en grande souffrance.

L’interdiction du territoire de M. Orujyan doit être relevée, une autorisation de séjour attribuée. Il lui reviendra ensuite d’essayer de se reconstruire un avenir.

Nous appelons à un rassemblement silencieux demain lundi 20 octobre à 18 heures devant la maison d’arrêt du Mans puis à un défilé vers la préfecture.

Le Collectif Unis Contre une Immigration Jetable et la section du Mans et de la Sarthe de la Ligue des Droits de l’Homme


--------------------------------------------------------------------------------

samedi 18 octobre 20h

Déclaration / Information

Ce matin, une femme s’est immolée par le feu devant la maison d’arrêt du Mans parce que son compagnon sortant de prison aujourd’hui allait être renvoyé en Arménie.

Lui, arménien présent en France depuis 10 ans a déjà à 18 reprises refusé d’embarquer dans un avion (tentatives de suicide, mutilations diverses...). Cela lui a valu des condamnations pour rebellion et une interdiction du territoire de 5 ans prononcée en juillet 2002 par le tribunal de Bobigny et confirmée à 3 ans en septembre 2005

Il connaît cette femme depuis 6 ANS.

Contactée hier par la compagne, la préfecture a confirmé l’arrêté d’expulsion... sans autre forme de procès ou d’explication.

Une 4ème demande d’asile politique avait été déposée il y a 3 semaines, une AS a fait une enquête sociale il y a une dizaine de jours...

Cette femme qui était allée voir son compagnon 99 fois à la maison d’arrêt considérait comme profondément injuste cette nouvelle expulsion. Elle ne concevait pas qu’on puisse tenter de l’expulser une dix neuvième fois. Elle a tout fait pour empêcher cette reconduite, elle a sollicité l’appui d’un avocat et de la Ligue des Droits de L’homme.

La suite de l’histoire, c’est le drame de ce matin devant la presse... 2 journalistes blessés sont hospitalisés.... et la police qui continue, sur consigne de la préfecture , "sa mission" et transfère au CRA de Rennes le compagnon, refusant d’intercéder aux cris insupportables de sa compagne "Je veux le voir avant de mourir" . L’explication avancée par M. Le Préfet « les personnes à l’intérieur de la maison d’arrêt n’avaient pas connaissance du drame qui se déroulait à l’extérieur » l aisse un « goût amer ».

Le pronostic vital n’est pas engagé selon le centre hospitalier mais les séquelles seront graves.

Qu’un homme « préfère s’imposer » des mutilations pour ne pas retourner dans son pays où il s’estime en danger devrait interroger ceux qui depuis plusieurs années ont refusé de régulariser cette situation.

Qu’une femme préfère mourir parce que la douleur de la séparation définitive avec son compagnon lui est insupportable devrait interroger ceux qui chaque fois qu’ils regardent une situation cherchent d’abord à débusquer le fraudeur potentiel.

Ce drame de la double peine nous interpelle tous. Le respect des droits fondamentaux doit prendre le pas sur toute autre considération. M. OXXX doit retrouver la liberté et pouvoir rejoindre sa compagne hospitalisée à Tours.

Il est inacceptable que la politique en matière d’immigration et d’accueil des étrangers conduisent à de tels drames.

Insupportable. Pas ça ! Pas en notre nom !

Dernière minute :

Vu la situation, le médecin du centre de rétention de Rennes vient de prononcer l’incompatibilité du maintien en détention avec l’état de M. OXXXX. La sortie du centre de rétention n’est maintenant qu’une question de délai.

La section du Mans et de la Sarthe de la LDH, le collectif Unis Contre une Immigration Jetable =


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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 01:20 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

« Et après l'enterrement, on va m'expulser ? »
Ouest France édition locale par Le Mans Ma ville

C'est le commissaire Cédric Santoro qui a appris, dimanche midi, à Henryk Orujyan que sa compagne, Josiane Nardi, était décédée le matin même des suites de ses blessures à l'hôpital de Tours.

Hébergé à Coulaines, Henrik Orujyan a appris, hier midi, le décès de sa compagne, Josiane Nardi.

Une tasse de café. Une cigarette à la main et une assiette remplie de quartiers d'orange devant lui. Il est un peu moins de midi, hier, dans un appartement de Coulaines. Henrik Orujyan, 31 ans, n'a pas dormi depuis la veille. Attablé, l'homme raconte qu'il a passé la nuit à ramasser à la lumière d'un briquet les restes de vêtements calcinés de sa compagne éparpillés devant la maison d'arrêt du Mans.

On sonne à la porte. Le commissaire Cédric Santoro entre dans le logement occupé par la famille d'Arméniens où le sans-papiers a trouvé refuge depuis sa sortie du centre de rétention administrative de Rennes, la veille au soir.

Le policier entre avec un sauf-conduit signé le matin-même par le préfet et censé permettre à Henrik Orujyan, assigné à résidence, de se rendre à l'hôpital des grands brûlés de Tours. Là où Josiane Nardi, sa compagne de 60 ans, a été transférée après s'être immolée devant la maison d'arrêt du Mans.

Mais entre la signature du document et l'arrivée du policier, l'hôpital de Tours a annoncé la mort de la sexagénaire. Personne n'a encore prévenu Henrik Orujyan. C'est à Cédric Santoro qu'échoit la lourde charge.

Henrik l'écoute et s'effondre. « Tout ça, c'est à cause de moi. Elle l'avait dit à la préfecture : soit c'est moi, soit c'est Henrik qui va mal finir », sanglote-t-il en allumant une cigarette. Il s'éloigne pour fumer sur le balcon. Et revient. « Je ne sais même pas si j'aurai été capable de l'aider comme elle m'a aidé. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Que vais-je devenir », répète-t-il.

« Quand je suis sorti de prison, j'ai cherché son regard mais je n'ai vu que des policiers et des pompiers. J'ai l'impression de vivre un mauvais rêve. » Les yeux rougis, il se désespère : « Que vais-je devenir ? Je n'ai plus rien à perdre. Tout est foutu. » Et de s'interroger : « Et après l'enterrement, on va m'expulser ? »

Contactée, hier en fin d'après-midi, la préfecture de la Sarthe a confirmé que Henryk Oruyjan bénéficiait via l'assignation à résidence d'un régime allégé de rétention administrative. Une mesure prise « dans l'attente de son éloignement géographique. Mais compte tenu de la situation, notamment des obsèques de la victime, on ne va pas le faire tout de suite », précise le directeur de cabinet du préfet.

Ouest-France


Dernière édition par Admin le Mar 21 Oct - 01:25 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 01:24 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

La fille de Josiane Nardi : « Henrik me fait peur »
Ouest-France édition locale par Le Mans Ma ville

Derrière le comptoir de son bar, le 27, elle cherche des photos de sa maman. Vanina Brière, 30 ans, travaillait avec sa mère, Josiane Nardi, depuis une dizaine d'années. « Elle a toujours tenu des bars, raconte-t-elle. On a vécu très longtemps dans l'Eure. » C'est là-bas que Josiane a rencontré Henrik, en 2003. « C'était un client. » Mais depuis que leur histoire avait commencé, Vanina trouvait sa mère « dépressive ». « Elle était moins heureuse qu'avant. Elle disait qu'elle en avait marre. Elle avait déjà tenté de mettre fin à ses jours une fois, en 2006. »

Henrik, qui habitait le bar, rue du Bourg-Belé, avec Josiane, a été condamné pour violences sur sa concubine. « Leurs rapports ont toujours été compliqués. Il était très violent, l'insultait, assure sa fille. Moi, il me fait peur. »

Ces derniers jours, « on la sentait bizarre. Elle avait à la fois peur et envie qu'il sorte ».

Dimanche matin, Vanina affirme avoir reçu sa visite, alors qu'il est normalement assigné à résidence. « Il a commencé à frapper à la porte. J'ai eu peur, je ne voulais pas le voir. »

La fille de Josiane Nardi, sous le choc après la mort de sa mère, est allée se plaindre à la police. Son bar est, depuis, sous surveillance.


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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 01:32 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

Depuis 2006, des drames à répétition
Edition locale Ouest-France par Le Mans Ma ville

Retrouvé pendu au commissariat. Le 28 juin 2006 au matin, les policiers du commissariat d'Allonnes, qui abrite le local de rétention administrative du département, découvrent Omar Toufik, pendu à un lit superposé avec un drap. Le Marocain de 28 ans décédera, deux jours plus tard, à l'hôpital du Mans. Entré illégalement en France en 1999, Omar Toufik vivait depuis peu avec une jeune Sarthoise de 18 ans, qui attendait un bébé. Selon la préfecture, le Marocain avait été interpellé parce qu'il fumait un joint dans une rue de Pontlieue et placé « en rétention », car il était sous le coup d'une mesure d'expulsion. Cette version des faits avait suscité des tensions au sein de la communauté mancelle d'origine marocaine. Ses proches assurent qu'Omar Toufik ne touchait pas à la drogue, ce qu'avaient fini par reconnaître les autorités.

Opération policière à la maternelle. L'affaire avait eu un retentissement national. Le 6 juin 2006, trois policiers débarquent à la maternelle Julien-Pesche, au Mans. Ils demandent aux enseignants de leur remettre deux petits élèves kurdes, âgés de 3 et 6 ans. Leur mère Yildi Ertem, en situation irrégulière, a été interpellée mais son expulsion n'est possible qu'en compagnie de ses enfants. L'interpellation d'enfants à l'intérieur d'une école avait suscité des protestations bien au-delà des défenseurs des sans-papiers, y compris de la part d'élus UMP.

Yildi Ertem et ses enfants sont expulsés quelques jours plus tard, vers la Norvège, pays où elle avait fait une demande d'asile avant de rejoindre Le Mans où vit une bonne partie de sa famille. Tous les trois sont revenus, en 2007, au Mans...

Suspendu une demi-heure au balcon du 8e étage. Le 14 décembre dernier, il est environ 19 h quand des policiers du commissariat du Mans frappent à la porte d'un appartement, situé au 8e étage d'un immeuble situé rue Emmanuel-Chabrier à Allonnes. Ils enquêtent sur des suspicions de mauvais traitement sur un enfant. La locataire leur ouvre. Son compagnon panique. L'homme, un Marocain âgé de 33 ans, croit qu'on vient l'arrêter parce qu'il est en situation irrégulière. Il se rue en chaussette sur l'une des fenêtres du logement qu'il enjambe. Il se suspend dans le vide et menace de sauter. Les policiers ont la présence d'esprit de ne pas avancer. Après plus d'une demi-heure de négociations, l'homme accepte de regagner l'appartement. Il n'avait rien à voir avec les soupçons de maltraitance à enfant.


Ouest-France


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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 01:48 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

Communiqué du collectif Amoureux au ban public
Amoureux au ban public

Josiane Nardi s'est immolée par le feu, samedi dernier au Mans. Elle a voulu, par cet acte désespéré, protester contre l'expulsion de son compagnon en Arménie.

Au-delà d'une histoire complexe, les « Amoureux au ban public » voient dans ce geste extrême l'expression d'une immense détresse, celle que vivent de très nombreux couples franco-étrangers et familles étrangères victimes des lois sur l'immigration en France .

Ils entendent à travers ce drame effroyable un appel à la conscience de chacun, et particulièrement des responsables politiques.

En disparaissant ainsi, Josiane Nardi condamne une politique inhumaine qui nie le temps et les liens qui unissent des personnes.

De quel droit nos lois s'immiscent-elles ainsi dans les raisons du cœur ?

Les « Amoureux au ban public » réaffirment leurs droits : le droit de mener une vie familiale normale, le droit d'aimer et de vivre dignement et librement avec la personne de leur choix


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MessagePosté le: Mar 21 Oct - 02:02 (2008)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact Répondre en citant

Immolation : rassemblement au Mans
20/10/2008 | Le Figaro

Trois cent personnes se sont réunies lundi devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe), à l'endroit où une femme s'est immolée samedi par le feu pour protester contre l'expulsion de son compagnon vers l'Arménie. Une banderole sur laquelle était écrit "Pourquoi cette porte est-elle restée fermée?" a été accrochée à l'entrée de la maison d'arrêt par des militants associatifs, qui ne comprennent pas que personne ne soit sorti de la prison pour porter secours à la victime.

"Ont-ils entendu les cris de Mme Nardi (la victime), les appels au secours des journalistes, les cris d'effroi, les appels au secours?", a demandé Bernard Le Brun, porte-parole du collectif "Contre l'immigration jetable", à propos de l'attitude de la police et de l'administration pénitentiaire lors du drame. "Oui ou non, y a-t-il une voiture de police avec un extincteur derrière la porte? Qui prend la décision d'ouvrir la porte? Le préfet ne peut nous répondre qu'on ne pouvait entendre derrière la porte", a ajouté Le Brun.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:18 (2017)    Sujet du message: France : Reprise en main par la rédaction de Ouest France de la tragédie du Mans et de l'immolation de J. Nardi pour en neutraliser l'impact

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