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Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue.

 
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MessagePosté le: Mer 5 Nov - 08:26 (2008)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue. Répondre en citant

Ca a marché ! La ville de Vichy avait été choisie en chiffon rouge pour les rencontres européennes sur l'intégration afin de provoquer des manifestations et des débordements et de détourner l'attention des vrais enjeux de la rencontre. En plus de l'élection d'Obama, les médias sont remplis ce matin des compte rendus des débordements et n'évoquent que très peu le principal enjeu de ce qui se discute : se mettre d'accord pour nous dissuader de faire des enfants durant les cinq premières années de l'arrivée en Europe.

Toute la question porte sur la possibilité ou non de continuer à avoir accès à des structures de garde d'enfants pour y placer nos charmants rejetons basanés avant l'âge de 3 ans. Si nous ne pouvons pas faire garder nos enfants en bas âge, comment travailler ? Et comment faire si, comme cela se prépare à un niveau déjà très avancé, ne pas travailler implique non seulement la perte de tous les droits sociaux, dont les aides sociales à l'enfance ( voir multinational du 4 septembre) mais aussi, d'ici à quelques années, au refus de renouveller le titre de séjour de nos conjoints ?

Comment s'y prennent-ils pour le travail obligatoire ? C'est bien le but du "bilan professionnel" obligatoire que l'on entend nous imposer dans le cadre du Contrat d'Intégration : déterminer notre "employabilité" puis nous obliger à s'enregistrer à l'Agence pour l'emploi puis rendre obligatoire l'acceptation d'une "offre d'emploi raisonable" à l'issue d'une ou deux propositions, puis, si nous ne travaillons toujours pas, faire constater une rupture caractérisée du Contrat d'Intégration et, donc, pouvoir refuser le renouvellement du titre de séjour.

Comment s'y prennent-ils pour nos enfants ? On cherche à supprimer l'accueil en maternelle entre 2 et 3 ans. On évoque à la place des jardins d'enfants financés par les colectivités locales. Mais les collectivités locales, d'une part, n'ont plus un centime pour les financer dans les villes pauvres et, d'autre part, surtout, ne seront pas obligées de créer ces places. Et droit opposable à la garde d’enfant, promis pour 2012, ne sera-t-il pas, par hasard, conçu comme le droit au logement, c'est-à-dire interdit d'accès aux étrangers, dont nos conjoints, les trois premières années du séjour en France ? Prenons les paris ... On se retrouvera avec nos enfants sur les bras à nous empêcher de travailler.

Les familles franco-françaises ne sont pas concernées. Elles conserveront le bénéfices des aides sociales et de l'accès aux crèches. Pour les familles franco-étrangères et étrangères, la situation est toute autre. Il y avait "boire ou conduire, il faut choisir", il y aura "conserver un titre de séjour ou des enfants, il faut choisir " ...

Et dire qu'ils vont faire passer la pilules aux socialistes pour obtenir leur accord tacite en disant que dissuader de faire des enfants est indispensable pour éviter que ces enfants ne deviennent la nouvelle filière à la mode pour se faire régulariser ...

Est-ce qu'on ne chercherait pas par là à ne pas métisser davantage la société française et éviter ainsi tout renversement à terme des rapports de force démographiques ?

Et dire que c'est ce même gouvernement qui se réjouit officiellement ce mercredi matin de la victoire d'un candidat métis à la présidentielle américaine ... Ces réjouissances sont-elles aussi sincères qu'elles n'y paraissent ?

Le rapport sénatorial de Monique Papon et Pierre Marti Accueil des jeunes enfants : pour un nouveau service public a été rendu public ce mardi 4 novembre. Il permettra d'y voir plus clair dans la stratégie proposée. L'introduction de la conférence de presse pour le présenter, sur le site UMP du Sénat, vaut la peine : "le développement de la scolarisation des moins de 3 ans (en maternelles) dans les années 80 et 90 s'inscrit comme une opportunité dans un contexte de baisse démographique". Sous-entendu : La baisse démographique n'existe plus, l'opportunité est aujourd'hui devenu un fardeau à se défaire ...

Voici l'introduction dans sa totalité, on en comprend très bien l'esprit :

"La France fait quasi-figure d’exception en Europe, avec la Belgique, en acceptant d’accueillir à l’école maternelle des enfants dès l’âge de deux ans. Cette spécificité française trouve son fondement dans une approche historique de la politique éducative française. Le développement de la scolarisation des moins de trois ans au cours des années 1980-1990 s’inscrit comme une opportunité offerte aux familles dans un contexte de baisse démographique.

Le groupe de travail sur la scolarisation des jeunes enfants a entendu de nombreux acteurs et partenaires du secteur de la petite enfance et du domaine de l’éducation afin d’établir un état des lieux de la politique de scolarisation précoce. L’intérêt de l’enfant a également été déterminant dans sa réflexion."

L'intérêt de l'enfant, c'est à dire le respect par la France des conventions internationales concernant l'enfance, fait désormais l'objet d'une lutte acharnée entre la Halde et le pouvoir. Procédure rarissime, la Halde a exigée que sa délibération du 6 septembre soit inscrite au Journal Officiel. La Halde y accuse la France de continuer à violer les Conventions internationales du droit de l'enfant en continuant de refuser l'accès aux aides sociales pour les enfants "qui ne sont pas entrés en France dans le cadre d'une procédure régulière". Il ne s'agit pas seulement des enfants des sans-papiers.

Allez voir cette délibération de la Halde sur le site du Journal Officiel concernant le "rapport spécial annexé ci-après relatif aux réclamations de plusieurs parents d'enfants de nationalité étrangère qui se sont vu refuser par les caisses d'allocations familiales le bénéfice de prestations familiales au motif que leurs enfants étant arrivés sur le territoire français en dehors de la procédure du regroupement familial, ils n'étaient pas en mesure de fournir le certificat de contrôle médical délivré par l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (l'ANAEM, ex-OMI). Or, ce document atteste la régularité de leur entrée sur le territoire et ce, conformément aux dispositions des articles L. 512-2 et D. 512-2 du code de sécurité sociale".

C'est bien dommage, le lien url qui était précisément placé sur le titre ANNEXE de la délibération dans la version electronique du Journal Officiel a disparu aujourd'hui. Il était là jusqu'à hier. multinational vous le donne : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019428733

C'était par erreur bien sûr, ce ne peut être que par erreur bien sûr, que ce lien url se trouvait par erreur inclus dans le rapport de la Halde. L'erreur a été réparée fissa bien sûr.

C'est par erreur bien sûr que le PDG de Skyrock a été condamné hier, à la surprise générale, à la peine "ahurissante" d'un an de prison ferme et de 3 ans avec sursis pour une sombre histoire de relations sexuelles avec une mineure de 17 ans, il y a 9 ans, alors même que la "plaignante" avait retiré sa plainte (elle a d'ailleurs, d'office, été gratifiée d'UN EURO de dommages et intérêts ...), que seul le parquet avait insisté pour continuer les poursuite, que le représentant du parquet n'avait pour sa part demandé qu'un an de prison avec sursis ...

C'est désormais la période de renouvellement des autorisations d'émettre des radios locales. Skyrock est de loin la première radio des banlieues.

Quelqu'un condamné à quatre ans de prison, dont un an ferme, tout ça inscrit sur son casier judiciaire tant que l'erreur ahurissante de cette condamnation n'aura pas été réparée en appel, qui plus est pour une sombre histoire de relations sexuelles amorales avec une jeune femme qui n'avait pas encore 18 ans, peut-il encore avoir le droit de postuler pour des fréquences s'adressant essentiellement à la jeunesse des banlieues ?

Et s'il n'y a plus de radio interessée pour relayer toutes ces questions d'accès aux droits pour la jeunesse française issue de l'immigration, pour nos conjoints et nos enfants, qui va s'en préoccuper ?

La Halde n'aura-t-elle pour seule possibilité de faire connaître ses positions anti-discrimination que le partenariat signé le 24 octobre avec la chaîne télé parlementaire de l'Assemblée Nationale, très respectable, c'est sûr, mais dont on ne peut pas dire que son audience auprès de la jeunesse issue de l'immigratin soit vraiment, hélas, massive (voir multinational du 24 octobre).

Et ce fût hier 3 novembre au tour de la CNIL de s'y mettre et d'exiger que ses avis puissent être rendus publics . La CNIL est la Commission responsable de vérifier la légalité des fichiers informatiques et de protéger les droits de gens mais dont les avis au Gouvernement, outre le fait qu'ils ne sont que consultatifs, n'ont hélas aucune obligation à être rendus publics. Le Gouvernement, donc, peut parfaitement s'en contrefiche (sic) et également les étouffer. Au moment où on attend avec impatience l'avis de la CNIL sur le fichier Edvirsp, ex-edwige, qui nous concerne directement, cette affaire nous concerne au plus haut point et il est intéressant de noter que le Parlement européen a également été saisi pour étudier sa conformité légale avec les textes européens. Se pourrait-il par exemple que la CNIL déclare que ce fichier, en l'état, est liberticide et que nous n'en sachions rien parce que le Gouvernement souhaite que nous n'en sachions rien ?

En espérant pouvoir connaître le plus rapidement possible l'avis de la CNIL sur le fichier Edvirsp (dont il semble bien qu'il ait été communiqué au gouvernement), interessons-nous en tout cas à "l'avis confidentiel" qui a fuité le 2 novembre dans la presse concernant une décision d'avril dernier de la CNIL à propos du projet de loi "création et Internet" :

"Le projet de loi de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, indique que les agents de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) peuvent "obtenir des opérateurs de communications électroniques l’identité, l’adresse postale, l’adresse électronique et les coordonnées téléphoniques de l’abonné" suspecté de téléchargement illégal. Or la Cnil relève que cette disposition donne aux agents de l’Hadopi des compétences réservées aux autorités judiciaires en contradiction avec la Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) voté en juin 2004".

Tout d'un coup, un doute vertigineux saisi multinational. Cette loi Hadopi sur la protection des droits sur Internet avec obligation de communiquer les identités des utilisateurs ne concerne-t-elle vraiment que les pirateurs de fichiers audiovisuels ?

Et si les utilisateurs par exemple des Skyblog, plus de 16 millions de blogs et l'un des 20 sites internet mondiaux les plus fréquentés (le seul francophone d'ailleurs), très populaires parmi notre jeunesse, se retrouvaient demain tous fichés grace à la loi Hadopi ?

Après nos conjoints, c'est décidément le tour de nos enfants ...


L'école pour les moins de trois ans ne fait pas l'humanité
La CROIX - 3 novembre 2008

Un rapport sénatorial présenté ce matin préconise la création de structures intermédiaires entre la crèche et une école maternelle peu adaptée aux besoins des tout-petits

Les enseignants ont encore en tête la polémique déclenchée par les propos de Xavier Darcos. « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’État, que nous fassions passer des concours bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? », s’était interrogé, en juillet, devant le Sénat, le ministre de l’éducation.

Sortie de son contexte, cette déclaration, reprise en boucle sur Internet, semblait constituer une attaque en règle contre l’école maternelle. En réalité, elle ne visait que la scolarisation des jeunes enfants, une pratique que les ministères successifs, pour des raisons en partie budgétaires, se sont employés à faire reculer. Le pourcentage d’enfants âgés de 2 à 3 ans accueillis en maternelle a ainsi chuté de 35,3 % en 2000 à 20,9 % l’an dernier.

À l’évidence, ce n’est pas le rapport sénatorial présenté ce matin qui fera changer d’avis Xavier Darcos. « La maternelle n’est pas adaptée aux enfants de moins de 3 ans », affirme Monique Papon, sénatrice de Loire-Atlantique, qui a rédigé ce document avec un autre parlementaire de l’UMP, Pierre Martin, élu de la Somme. Parmi les arguments qu’elle avance : un personnel enseignant « insuffisamment formé à l’accueil des tout-petits » ; « l’impossibilité » de respecter leur rythme de sommeil ; des locaux « inadaptés ».

"Une usure, une lassitude vis-à-vis de l'école"

Ainsi, chez les petits scolarisés prématurément, « on constate dans certains cas une usure, une lassitude vis-à-vis de l’école, parfois même dès le CP »note Monique Papon en écho aux différentes mises en garde formulées ces dernières années, notamment par l’ex-défenseure des enfants Claire Brisset.

Le débat, en tout cas, est loin d’être clos. « L’école maternelle n’est pas, par essence, inadaptée aux moins de 3 ans », soutient Luc Bérille, secrétaire général du syndicat SE-Unsa. Pour lui, la scolarisation des tout-petits doit, à côté de la crèche ou de structures familiales, rester une option. « Les parents doivent pouvoir faire ce choix.»

«À condition que leur enfant soit prêt, à condition aussi que l’on assure un meilleur encadrement. » Cela passe, selon lui, par un nombre moins élevé d’enfants par classe et par la présence systématique d’un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem).

"Elle encourage les mères à exercer une activité professionnelle"

Pour peu qu’elle intervienne dans de bonnes conditions, une scolarisation précoce produit des effets bénéfiques, veut lui aussi croire Bruno Suchaut, directeur de l’Institut de recherche sur l’éducation (Iredu) basé à Dijon.

« Différentes études, en France et à l’étranger, montrent qu’elle facilite le développement cognitif et l’apprentissage, en tout cas au cours des premières années de l’école élémentaire. Elle permet aussi de réduire les écarts entre enfants issus de milieux sociaux différents. Enfin, elle présente un avantage économique puisque, gratuite dans l’enseignement public, elle encourage les mères à exercer une activité professionnelle », énumère le chercheur.

C’est bien là l’un des nœuds du problème… Trop souvent, l’école maternelle, telle qu’elle existe aujourd’hui, paraît inadaptée. Mais dans l’attente d’un droit opposable à la garde d’enfant, promis pour 2012, où accueillir les tout-petits si elle leur ferme ses portes ?

La maternelle détournée de sa mission véritable

Face à ce qu’il appelle « l’incurie des pouvoirs publics, qui n’ont pas su construire suffisamment de crèches ni encourager la création de crèches d’entreprises », le linguiste Alain Bentolila considère qu’il faut dans l’immédiat maintenir l’accueil d’une partie des moins de 3 ans à l’école.

Celui-là même qui, dans un rapport remis l’an dernier à Xavier Darcos, regrettait que la scolarisation des tout-petits ait « détourné la maternelle de sa mission véritable » préconise un meilleur « panachage » des heures de garderie, qui seraient encadrées par des agents des collectivités locales, et des heures d’éducation, à la charge d’enseignants. Ces derniers, dit-il, doivent être mieux formés aux besoins des plus jeunes et travailler avec de petits groupes. « Car à cet âge, au-delà de huit enfants, tout acte d’enseignement est illusoire », prévient-il.

En guise d’alternative, Monique Papon et Pierre Martin proposent, dans leur rapport sénatorial, de créer des « jardins d’éveil », des structures intermédiaires entre la crèche et la maternelle.

« On y accueillerait des enfants âgés de 2 à 3 ans qui ont ou non déjà acquis la propreté, explique Monique Papon. Il s’agirait, tout en poursuivant leur socialisation, de les aider par le jeu à développer leurs capacités linguistiques », précise-t-elle. Reste à savoir qui assurerait le financement de ces structures. « Peut-être les Caisses d’allocations familiales », avance la sénatrice de Loire-Atlantique.


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MessagePosté le: Mer 5 Nov - 08:26 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 9 Juin - 13:07 (2010)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue. Répondre en citant

Tout juste sorti mais pas vraiment tout rose.
multinational - 9 juin 2010 - 226

Le décret scandale sur l'accueil de la petite enfance a été publié discrètement au Journal Officiel du 8 juin 2010.

Les "jardins d'enfants", structures de la ségrégation payante, remplaçant crèches et maternelles et destinés aux enfants "immatures" de 2 ans (ultérieurement jusqu'à 6 ans), ne dépendant pas de l'Education Nationale et au personnel moins coûteux, dont le Maire décidera qui mettre et qui sera autorisé à en sortir pour basculer sur la vraie école maternelle, dont les autorités se cachent à peine qu'ils sont destinés aux franco-étrangers et étrangers, seront "limitées à 80 places par unité d'accueil" (article 8 du décret).

80 enfants de 2 ans tous ensembles ? ? ?

Ces usines à conserver nos enfants risquent fort de ressembler à de l'élevage en batterie pendant que nous irons bientôt travailler comme en Allemagne, c'est à dire payés 4 euros de l'heure. Peu à voir avec les futures maisons d'assistantes maternelles qui semblent au moins à taille humaine.

Ces "jardins d'enfants" à la chaîne pourront-ils être privés ? Une opportunité de développement intéressante pour de futurs "Macdonalds" ou "Kentucky Fried Chicken" de l'accueil de la petite enfance européenne comme l'ouverture du secteur à la libre circulation européenne des services le laisse penser ?

(voir http://multinational.leforum.eu/p2137.htm La petite enfance dans l'oeil du cyclone de la directive service dite Bolkestein - 1er juin 2010 )

Des chaînes d'accueil standardises, travaillant en horaires atypiques, où l'on pourra déposer nos enfants comme à la consigne, le temps d'aller prendre le train pour quelques heures de ménage tôt le matin ou tard le soir ? Ils se régaleront de Nuggets et il n'auront pas grand chose d'autre à faire.

Rappel de l'analyse du linguiste Alain Bentolila, tirée du post publié ci-dessus le 5 novembre 2008 :

Citation:


Celui-là même qui, dans un rapport remis l’an dernier à Xavier Darcos, regrettait que la scolarisation des tout-petits ait « détourné la maternelle de sa mission véritable » préconise un meilleur « panachage » des heures de garderie, qui seraient encadrées par des agents des collectivités locales, et des heures d’éducation, à la charge d’enseignants. Ces derniers, dit-il, doivent être mieux formés aux besoins des plus jeunes et travailler avec de petits groupes. « Car à cet âge, au-delà de huit enfants, tout acte d’enseignement est illusoire », prévient-il.




Beaucoup trop de choses dans ce décret pour pouvoir l'évoquer en détail. Si quelqu'un trouve une analyse de qualité sur le net (cela mettra peut-être quelques jours), merci de bien vouloir la poster.

Je ne peux pour ma part que constater que c'est le Maire qui décidera de quel enfant autoriser à sortir du jardin d'éveil pour intégrer l'école maternelle et que nos familles ne disposent que d'un seul droit de vote aux élections locales alors qu'il semble bien que l'accès à la nationalité pour nos conjoints étrangers sera progressivement supprimé.

Nous sommes bien dans la montée en puissance de l'inégalité des chances pour nos enfants.

Voir également : http://multinational.leforum.eu/t676-Egalite-des-chances-mais-inegalites-de-depart-le-piege-ou-l-on-enferre-les-familles-etrangeres-et-franco-etrangeres-populaires.htm

Pour rappel, on y trouve un petit calcul de http://multinational.leforum.eu reprenant les propositions de la Député Tabarot (UMP) sur la réforme du congé parental qu'elle souhaite accompagnée de l'ouverture des jardins d'éveil :

Citation:


30 000 euros d'un côté, 7 300 euros ou 2 740 euros de l'autre. Il est difficile de ne pas y voir une volonté gouvernementale de favoriser financièrement, dans un facteur de 1 à 10, les enfants des classes moyennes traditionnelles face à nos enfants métissés.

Nous connaissons ainsi le prix des différents enfants aux yeux du gouvernement : un enfant des couches moyennes ou supérieures françaises vaudrait 10 métis populaires.



Un maximum de 8 enfants pour avoir une chance de profiter d'activités éducatives. Les jardins d'éveil en contiendront jusqu'à 80, soit 10 fois plus.

30 000 euros de congé parental pour les classes aisées mais moins de 3 000 euros pour nos familles les plus précaires, soit 10 fois moins.

L'inégalité des chances pour nos enfants est décidément fabriquée.

Décret no 2010-613 du 7 juin 2010 relatif aux établissements
et services d’accueil des enfants de moins de six ans


http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20100608&numTexte=13&pageDebut=10485&pageFin=10488

Décret accueil petite enfance 2010-613 7 juin 2010


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MessagePosté le: Lun 14 Juin - 14:55 (2010)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue. Répondre en citant

« Le scandale des garderie libérales québécoises à 7 dollars par jour » qui financent le parti politique au pouvoir

Nos enfants franco-étrangers et étrangers deviendront-ils le cheptel à bas coût de crèches privées destinées à financer les partis politiques français ? Tout pour cela se met en place.

Alors que le ministre Eric Besson vient de rentrer de quelques jours d’échanges au Québec sur les nouvelles politiques d’immigration et d’intégration tandis que Nadine Morano, Ministre de la famille, vient de publier à Paris, le 10 juin 2010, le décret consacrant l’ouverture des garderies privées rebaptisées « jardins d’éveil », une polémique n’en finit pas d’enfler dans la province francophone canadienne : le scandale des garderies libérales à 7 dollars par jour.

Confrontée à un taux de natalité catastrophique des « pures laines », divisé par 4 en 100 ans, la province francophone du Québec a un besoin vital d‘un flux d’immigration de plus de 40 000 entrées par an pour assurer sa survie démographique dans un environnement anglophone dynamique (objectif 52 000 en 2010).

De là un « mini-boom » démographique des familles immigrées depuis 2005, s’accompagnant d’une légère remontée du taux de natalité à 1,3, ce qui reste encore loin du taux de renouvellement de la population mais entraîne dès à présent une très forte pénurie de places d’accueil pour la petite enfance.

Pour y répondre, une nouvelle politique a été inaugurée par le gouvernement libéral du PLQ (Parti Libéral Quebecois), en 2008, consistant à centraliser au ministère de la famille tous les appels d’offres de création de garderie, dont la gestion était auparavant déconcentrée au niveau régional. L’objectif affiché concerne la création de 18 000 nouvelles places subventionnées chaque année.

Nous en sommes loin et des accusations ont émergé dans la presse au printemps 2010, relatant d’une part un trafic de revente d’autorisations d’ouverture de garderies, jusqu’à 500 000 dollars canadiens par permis, ainsi que des liens très troubles de financement occulte du parti libéral au pouvoir par certains bénéficiaires de permis de crèches.

Quelques données plus précises émergent depuis juin 2010, sans pour autant qu’elles soient exhaustives : « 1600 places ont été attribuées en 2008 pour 33 projets à des propriétaires de garderies qui ont contribué pour plus de 134 000 dollars à la caisse du PLQ [ Parti Libéral Québecois, au pouvoir ] ».

« Des chaînes de garderies à but lucratif, totalisant 1800 places, ont également vu le jour, avec à leur tête des donateurs libéraux qui ont contribué pour plus de 155 000 dollars à la caisse du Parti libéral. Cet état de fait est encore plus troublant que le même gouvernement libéral avait promis à l’époque qu’il ne tolèrerait pas que de telles chaînes voient le jour. »

« Un gouvernement qui modifie le processus d’attribution des places subventionnées en fonction des intérêts des amis du régime » selon le député Nicolas Gérard, du Parti Québecois, l’un des ténors de la contestation au Parlement.

En France, tout est désormais mis en place pour permettre de telles dérives

Rapportée à la France, cette situation québécoise apparaît d’autant plus inquiétante pour nos familles franco-étrangères populaires que Paris ne se cache pas de vouloir étendre en France le principe des jardins d'éveil, cette dénomination si sympathique des crèches payantes, jusqu’à l’âge de 6 ans.

La Ministre en charge des Affaires familiales, Nadine Morano, multiplie par ailleurs les dispositions techniques permettant d’évincer les associations familiales, des institutions indépendantes ou certains services départementaux de toute implication sur l’ouverture de ces « jardins d’éveil » privés.

Un décret a supprimé, il y a quelques mois, les commissions consultatives indépendantes en matière familiale, ayant leur mot à dire sur l’action gouvernementale et en l’occurrence sur la future attribution de permis d’ouverture de crèche. Une nouvelle commission a été créée, mais cette fois encadrée et dirigée par des représentants nommés par le ministère.

De même, lors d’une récente « question préjudicielle de constitutionnalité », une association familiale minoritaire, réputée marquée à droite, a tenté de faire annuler par le Conseil Constitutionnel la reconnaissance de représentativité accordée à l’Union Nationale des Familles (UNAF). Si le Conseil Constitutionnel, qui s’est prononcé en juin 2010, l’avait accepté, les familles françaises n’auraient alors plus disposé d’aucune structure indépendante au niveau national, capable de s’impliquer en contre-pouvoir des activités du ministère.

De plus, les procédures de consultation suite à appels d’offre pourront désormais être supprimées pour être remplacées par une information sur internet.

Ne disposant pas du droit de vote et alors que l’accès à la nationalité leur est progressivement retiré, les familles franco-étrangères apparaissent bien les dindons de la farce face aux Maires

Quelle sera l’attitude du Maire au moment de la sélection de qui est ou non autorisé à intégrer les maternelles républicaines alors même qu’elles ne suffisent plus à accueillir les enfants de plus de 3 ans de nos quartiers ? Qui sera maintenu de fait dans les jardins d’éveil privés-payants et leurs rétro-commissions jusqu’à 6 ans ?

Il y avait un juge américain qui envoyait pour la moindre peccadille les gamins du quartier en prison privée et en palpait les commissions. Le Maire français pourrait faire de même comme de tous temps. Pas forcément par intérêt personnel mais le financement des campagnes électorales et la sélection indirecte des populations à accepter ou non sur le territoire municipal ont toujours été intimement liés à toute gestion municipale.

Si l’accès à la nationalité se ferme pour nos conjoints et que le droit de vote ne vient toujours pas le contrebalancer, les enfants étrangers seront à zéro vote contre deux et les franco-étrangers à 1 contre 2 face aux gamins franco-français. Les familles franco-françaises disposeront donc d’un accès deux fois plus facile aux maternelles que les enfants franco-étrangers et quatre fois plus facile que les enfants étrangers.

Nos enfants seront ainsi devenus le cheptel de rentabilité de chaînes privées de garderie liées aux pouvoirs politiques.

Au Québec, le pouvoir en place refuse de rendre public le rapport d’évaluation sur les procédures d’attribution des permis d’ouverture de nouvelles garderies. Acculé, il n’en a pas moins déclaré revenir au système antérieur à 2008 : Les prochaines décisions seront prises par des comités régionaux qui feront des recommandations au ministre de la Famille.

Le Ministre de la famille, Tony Tomassi, a été démissionné. Officiellement, rien à voir avec les garderies. Une sombre histoire d'accointance avec des sociétés de sécurité privées auxquelles l'Etat n'aurait pas ménagé ni ses agréments, ni ses subventions aux Petites et Moyennes Entreprises et dont l'ex-ministre aurait non seulment utilisé gracieusement une carte bleue mais, surtout, organisé un traffic, là encore, de rétro-commission par hommes de paille interposé.

De plus, la société de construction privée Genco, possédée par la famille du ministre démissionné et que ce dernier dirigeait avant de devenir ministre, a été active dans la rénovation et construction de crèches subventionnées.

Qui a repris le ministère ? La ministre de l'immigration et des communautés culturelles ...

Immigration, Intégration, Famille.

Citation:


Le scandale des garderies libérales
Ameriquebec.net
13 avril 2010 - 238
http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/04/13/politique-familiale-liberale-il-ny-a-pas-de-quoi-se-rejouir-3417.qc

« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au ministère de la Famille. Le ministre Tony Tomassi est plus préoccupé à répondre aux besoins de la famille libérale qu’à s’occuper des besoins des familles du Québec », a poursuivi Nicolas Girard.

Depuis cinq mois, le ministre a été incapable d’expliquer les nombreux cas de hasard où, visiblement, le système d’attribution de places en services de garde a été particulièrement bénéfique à des promoteurs ou administrateurs de garderies commerciales qui avaient généreusement contribué à la caisse du Parti libéral du Québec. En 2008, 1600 places ont été attribuées pour 33 projets à des propriétaires de garderies qui ont contribué pour plus de 134 000 dollars à la caisse du PLQ.

Des chaînes de garderies à but lucratif, totalisant 1800 places, ont également vu le jour, avec à leur tête des donateurs libéraux qui ont contribué pour plus de 155 000 dollars à la caisse du Parti libéral. Cet état de fait est encore plus troublant que le même gouvernement libéral avait promis à l’époque qu’il ne tolèrerait pas que de telles chaînes voient le jour. « Nous exigeons la tenue d’une enquête du Vérificateur général sur ce scandale des garderies libérales », a indiqué Nicolas Girard.

« En plein minibaby-boom, nous croyons que les Québécois méritent mieux qu’un gouvernement qui modifie le processus d’attribution des places subventionnées en fonction des intérêts des amis du régime et qui est incapable de créer un nombre de places suffisant pour répondre aux besoins des parents. Le ministre Tomassi n’est pas là pour servir la famille libérale mais les familles du Québec », a conclu Nicolas Girard.



Citation:


Garderie : 500 000 dollars pour obtenir un permis d’ouverture ?Cyberpresse.ca
18 mars 2010
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/17/01-4261643-garderies-un-demi-million-pour-un-permis.php

(Québec) Le Vérificateur général du Québec doit «mettre son nez» dans le processus d'attribution des permis de garderie et de places subventionnées parce que «ça sent mauvais». Ce n'est pas le Parti québécois qui le dit, cette fois, mais bien un donateur libéral, Ezio Carosielli, propriétaire de 10 garderies privées. Cet avocat dénonce même l'existence d'un «marché de revente secondaire» dans lequel un permis de garderie pourrait atteindre 250 000$, voire un demi-million de dollars.

M. Carosielli se décrit comme une «connaissance» du ministre de la Famille, Tony Tomassi, avec qui il a notamment joué au golf. Il reconnaît que lui et sa famille ont contribué à la caisse du Parti libéral au cours des dernières années, comme l'a affirmé le député péquiste Nicolas Girard à l'Assemblée nationale mercredi (à hauteur de 14 000 $ depuis 2003, selon le PQ).

Mais il nie que le gouvernement lui ait accordé des avantages indus pour la création de sa chaîne de garderies Le Groupe Merveilles, dont il est propriétaire avec sa conjointe, Luisa Sassano, également membre du Barreau.

Selon lui, M. Girard a commis une «erreur» en l'associant à ce que le PQ appelle le «scandale des garderies libérales», une controverse alimentée par de multiples allégations faites depuis le mois de décembre.

Il trouve néanmoins «intéressantes» les questions qu'a posées jusqu'ici le député de Gouin, une circonscription dans laquelle se trouve l'une de ses garderies. Cinq autres se situent dans La Fontaine, détenue par le ministre Tomassi et où réside Ezio Carosielli.

«Je suis aussi scandalisé que vous par la façon dont les places ont été obtenues ! Le Vérificateur général devrait regarder ça», a affirmé M. Carosielli à La Presse, mercredi.

Selon lui, des personnes ont répondu à l'appel d'offres lancé par le gouvernement Charest en 2008 sans avoir la ferme intention d'ouvrir une garderie privée. Elles sont néanmoins parvenues à obtenir un permis assorti de quelques dizaines de places subventionnées. Mais elles ont ensuite revendu ce permis pour en tirer un profit, raconte M. Carosielli.

Il dit avoir lui-même reçu une proposition de «gens» qu'il a refusé d'identifier, qui voulaient lui vendre un permis. Il a refusé. «C'est évident que des gens ont obtenu un permis sans avoir l'intention d'ouvrir une garderie. Et ils revendent ça après», a-t-il dit. M. Carosielli a évoqué le cas de promoteurs qui voulaient ouvrir une garderie, qui ont connu diverses difficultés et qui n'ont pu mener à bien leur projet. Ils ont vendu le précieux permis avant que le ministère de la Famille ne le leur retire en raison des retards dans la réalisation du projet, a-t-il soutenu.

Lors de l'appel d'offres de 2008, M. Carosielli a soumis 33 propositions pour ouvrir autant de garderies. Elles ont toutes été rejetées.
Selon lui, plusieurs promoteurs qui ont obtenu des permis «ne sont pas les plus qualifiés» pour offrir des services de garde. M. Carosielli, qui a ouvert sa première garderie vers le milieu des années 90, s'étonne que des promoteurs aient obtenu des places subventionnées alors que leur projet avait reçu de mauvaises notes de la part du Ministère, comme l'a révélé le PQ.

«Celui qui obtient un permis du gouvernement, c'est tout un cadeau!», estime M. Carosielli, qui a acheté toutes ses garderies, sauf la première. À l'exception de ce cas, il n'a donc pas obtenu un permis directement du ministère de la Famille. Son plus récent achat lui a coûté 560 000 $ pour la garderie elle-même et à peu près la même somme pour l'immeuble qui l'abrite. Dans l'ensemble des transactions, il a payé de 7000 à 16 000 $ par place subventionnée - la mesure utilisée pour déterminer la valeur d'une garderie.

Ses 10 garderies comptent au total 800 places à 7 $ par jour, chacune ayant le maximum permis par la loi (80). Il reçoit 8 millions de dollars par année en subventions, ce qui couvre 80% des frais d'exploitation, selon lui. Il déclare un profit net de 500 000 $ par an. «C'est rentable, je ne me plains pas. Mais j'ai quand même 15 millions de dette, environ» (pour l'hypothèque des immeubles).

Alors que le PQ condamne l'existence de chaînes de garderies, M. Carosielli estime que «1, 5 ou 10 garderies, ce n'est pas ce qui importe. L'important, c'est la qualité. Et on offre un service de qualité. On est fier de notre réseau.»



Citation:


Garderies: Tomassi met fin au «système vicié» de Courchesne
Rue Frontenac – Le site des employés en lock-out du Journal de Montréal - Écrit par Yves Chartrand
Lundi, 26 avril 2010
http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/21619-tony-tomassi-ministere-de-la-famille-plq-quebec

QUÉBEC — Le ministre de la Famille, Tony Tomassi, a fini par céder à la pression. Lundi, il a annoncé qu’il jetait aux rebuts le système mis en place par la ministre Michelle Courchesne en 2008 et qui avait permis, selon le PQ, de monnayer de nouvelles places en garderie à 7$ en retour de généreuses contributions à la caisse électorale du Parti libéral du Québec. Les prochaines décisions seront prises par des comités régionaux qui feront des recommandations au ministre de la Famille, comme c’était le cas avant 2008.



Naissances et taux de natalité au Québec
Banque de données des statistiques Officielles
Avril 2010
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/i210.htm



http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=82911&L=fr





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MessagePosté le: Lun 7 Mar - 20:50 (2011)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue. Répondre en citant

Accès aux crèches pour les bénéficiaires des minima sociaux :
Les familles franco-étrangères en seront-elles exclues ?


La Ministre Roseline Bachelot a prononcé un discours important devant les CAF début mars. Outre l'information qu'une demande sur trois d'accès au rsa est refusée, elle appelle bien sûr à renforcer la thématique des fraudes mais surtout à revoir la ségrégation de fait qui réserve l'accès aux crêches aux seules foyers disposant d'un travail.

Essentiellement axé sur les familles monoparentales, le discours reste ambigu. De quels modes de garde parle-t-on ? Crèches publiques ou jardin d'éveil privés ? Et surtout, est-il besoin de rappeler que les conjoints de Français, de même que les autres étrangers, ne bénéficient pas d'un accès au minima sociaux durant les cinq premières années de leur présence en France ...

Verra-t-on se mettre en place une nouvelle ségrégation entre enfants français de milieu précaire, ceux de deux parents français acceptés en crêche mais d'autres refusés sur le seul fait que l'un des parents n'est pas français ?

Un groupe de travail doit être constitué. Il ne doit pas acter une politique ségrégationniste.

Citation:


Lancement d'un groupe de travail sur le rapprochement entre modes de garde et insertion
Localtis info
2 mars 2011
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261337184&cid=1250261333885

Extrait

Roselyne Bachelot-Narquin a également proposé au président du conseil d'administration de la Cnaf, Jean-Louis Deroussen, de prendre la tête d'un groupe de travail chargé d'étudier "les évolutions possibles des modes de garde pour les familles ou les familles monoparentales en situation de précarité".

L'objectif est de réfléchir, en s'inspirant d'un certain nombre d'expériences en cours, à des "actions transversales, qui permettent à la fois de renforcer l'accueil des jeunes enfants, d'aider les parents isolés et de réinsérer professionnellement ces femmes et ces hommes en les rendant économiquement indépendants".

Cette réflexion posera inévitablement une question délicate : faut-il continuer de réserver les modes de garde aux parents qui travaillent ou peut-on les ouvrir à des bénéficiaires de minima sociaux (qui ne travaillent pas ou peu), afin de les accompagner dans une démarche d'insertion professionnelle ? De façon plus large, la ministre des Solidarités souhaite l'engagement d'une réflexion sur une meilleure prise en compte des besoins des familles monoparentales.

Enfin, évoquant l'engagement du débat national sur la dépendance, elle a affirmé croire "au rôle des seniors et à la possibilité de leur proposer de s'insérer dans les nouveaux dispositifs de gardes d'enfants, alliant réinsertion dans le monde du travail et développement du lien intergénérationnel". Une déclaration qui confirme les propos tenus lors de son intervention devant les rencontres des directeurs de CAF (voir notre article ci-contre du 29 novembre 2010).



Extrait du discours de Roselyne Bachelot :
http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,44/conseil-d-administration-de-la,13220.html

Citation:


Je me suis rendue, le 14 décembre dernier, à une réunion du Comité national de lutte contre les fraudes, à laquelle vous avez également participé, chers Jean-Louis Deroussen et Hervé Drouet.

J’y ai présenté les actions prioritaires pour 2011 :

- examiner le niveau de fraudes au rSa, comparativement à ce qu’étaient les fraudes au RMI et à l’API ;
- mesurer les risques de fraudes pesant sur les nouveaux dispositifs : le rSa majoré, le rSa, ainsi que le RSTA outre-mer (avec une forte vigilance sur le passage au rSa Dom, généralisé depuis le 1er janvier dernier)
- investir la problématique des fraudes à la Prestation d’accueil du jeune enfant(travail dissimulé, déclaration fictive, fraude fiscale…), mobilisant à la fois la branche famille et la branche recouvrement.



Citation:


Il est légitime de réinterroger le dispositif traditionnel des crèches : une place de garde doit-elle par exemple être réservée aux seuls parents qui travaillent. Car s’il faut bien entendu déjouer les fraudes, il faut surtout pouvoir aider celles et ceux qui ont besoin que leur enfant soit gardé pour retrouver un emploi.

Je souhaite sur ce sujet avancer avec vous et vous pose la question : comment pouvons-nous, ensemble, renforcer ce genre d’actions transversales, qui permettent à la fois de renforcer l’accueil des jeunes enfants, d’aider les parents isolés et de réinsérer professionnellement ces femmes et ces hommes en les rendant économiquement indépendants ?

Sur ce dossier, je vous propose donc M. le Président de constituer un groupe de travail afin d’étudier les évolutions possibles des modes de garde pour les familles ou familles monoparentales en situation de précarité.



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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 11:41 (2011)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue. Répondre en citant

L'Europe s'implique enfin sur la petite enfance pour les euro-étrangers mais se limite aux plus de 4 ans ...

En échange de dévoiler leurs statistiques à la Commission Européenne, les Etats membres ont obtenu de restreindre les obligations de financements aux structures "rentables" et, surtout, que l'objectif pour 2020 de 95% des enfants ayant accès à des structures educatives avant scolarisation soit limité aux plus de 4 ans ...

Citation:


Conseil Européen sur l'Education et la Jeunesse
19-20 mai 2011
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/educ/122118.pdf

Le Conseil a adopté des conclusions sur l'éducation prescolaire et le soin (9424/11) - pour la première fois
au niveau de l'Union Européenne.

The Council adopted conclusions on early childhood education and care (9424/11) - for the first
time ever at EU level -, focusing on the long-term benefits for both individuals and society at large
which the provision of generalised access to high-quality early childhood education and care can
bring.





Citation:


Conclusions du Conseil sur l'éducation et l'accueil de la petite enfance
- Adoption des conclusions du Conseil
4 mai 2011
http://register.consilium.europa.eu/pdf/fr/11/st09/st09424.fr11.pdf

L'Europe prend pied dans les crèches pour les franco-étrangers - 9424 11 - mai 2010



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48 (2017)    Sujet du message: Europe / intégration / Conférence de Vichy : Bien au-delà du chiffon rouge des manifs, c'est sur la garde de la petite enfance que ça se joue.

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