Franco-Etrangers Index du Forum

Franco-Etrangers
Vivre en France en famille

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Site Meter
France : "Charte de l'Egalité dans la fonction publique et les études supérieures" : Pression maximum sur Simone Veil pour lui imposer l'inscription du principe de diversité dans la Constitution

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Franco-Etrangers Index du Forum -> couples et familles binationales -> A la Une
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Mer 3 Déc - 07:49 (2008)    Sujet du message: France : "Charte de l'Egalité dans la fonction publique et les études supérieures" : Pression maximum sur Simone Veil pour lui imposer l'inscription du principe de diversité dans la Constitution Répondre en citant

 France : "Charte de l'Egalité dans la fonction publique et les études supérieures" : Pression maximum sur Simone Veil pour lui imposer de demander d'inscrire le principe de diversité dans la Constitutionet ainsi neutraliser la protection de l'égalité afin de pouvoir imposer des quotas au droit des franco-étrangers à vivre en France en famille ainsi qu'à leurs enfants français  .
Rappel aux couples mixtes – La discrimination positive est à double sens : elle favorise certains mais permet tout autant d'en défavoriser d'autres. Le principe de diversité neutralisant celui d'égalité, c'est la condition constitutionnelle pour imposer les quotas et refuser le droit de vivre en France. Les familles franco-étrangères populaires sont la cible. Leurs enfants Français également désormais.


Passage en mode pression maximum pour inscrire la diversité dans la Constitution
Analyse multinational puis article du Monde

Edwy Plenel, Directeur de Mediapart.fr, reprenait la semaine dernière dans son "appel de la colline pour une presse libre", publié par Mariane n° 606 page 31, cette remarque férocement lucide du poète et penseur Henri Michaux : "Dans une société de grande civilisation, il est essentiel pour la cruauté, pour la haine et la domination, si elles veulent se maintenir, de se camoufler … Le camouflage en leur contraire sera le plus courant".

La "Charte pour l'Egalité" dans l'accès à la fonction publique et aux études supérieures annoncée ce lundi 2 décembre en est un exemple particulièrement ciselé.

Quoi de meilleur en effet que de favoriser la présence des étrangers et des Français issus de l'immigration dans les études supérieures ? Sauf que pour y parvenir, on nous présente comme indispensable le remodelage de la Constitution avec l'inscription du principe de diversité et que cela déclenche strictement l'inverse : la neutralisation du principe d'égalité et donc l'autorisation de toutes les discriminations qui ne sont pas explicitement interdites.

Pour nous autres, les couples et familles franco-étrangères, cela veut dire légaliser la pire des discriminations : la suppression du droit de vivre en France en famille et la possibilité désormais très réelle de parvenir à interdire de vivre en France non seulement à nos couples mais également à nos enfants, y compris lorsqu'ils sont Français.

C'est déjà le cas au Danemark, en Hollande et en Autriche. Nous nous en rapprochons désormais en France.

Multinational, hélas, n'exagérait pas en écrivant il y a quelques temps, suite aux mises en garde du Commissaire Européen aux Droits de l'Homme, que ce qui se prépare, c'est les Droits de l'Homme pour certains, les plus fortunés ou les plus dîplômés, et le refus de ces mêmes droits pour les autres. C'est bien cela qui est derrière ce débat faussé et vicieux sur l'inscription dans la Constitution du principe de diversité au même titre que le principe d'égalité.

C'est bien cela qui explique l'actuelle effervescence des Hautes Courts de Justices Européennes, de Strabourg comme de Luxembourg, le Conseil d'Etat français qui vient d'annoncer passer en mode attaque pour des valeurs "universalisantes et pacifiantes" et édicte en novembre un arrêt sur le principe de diversité en symétrique de celui d'octobre sur le principe d'égalité, ainsi que la focalisation et la coordination avec l'ONU sur la Convention Internationale des Droits des Migrants et de leurs familles (voir "à la une" de multinational de ces derniers jours  et les meilleures moyens de tenter de la faire respecter en Europe. Les migrants et leurs familles, ce n'est pas seulement les familles étrangères, c'est également les familles euro-étrangères et donc franco-étrangères si on les prend par le côté du conjoint étranger.

C'est dans ce possible refus d'enfants français par la France que prend tout son sens l'intransigeance et les pressions de Nicolas Sarkozy auprès du Ministère des Affaires Etrangères de l'année dernière, ainsi que la mobilisation de budgets considérables, afin d'imposer la densification du réseau d'écoles françaises à l'étranger afin de montrer la possibilité d'accès à l'éducation pour tout enfant français vivant à l'étranger.

C'est ainsi, combiné au nouveau principe de Diversité neutralisant celui d'Egalité, que pourra se justifier devant les Tribunaux comme l'opinion publique française la décision du Gouvernement de refuser le droit de vivre en France à des enfants français.

S'il vous plaît Simone Veil tenez bon ! Refusez la manipulation des ségrégationnistes "qui est essentiellement idéologique plutôt que proprement juridique" ! Refusez tout ajout dans la Consitution, que ce soit de dignité, de diversité ou d'intégration, qui permettrait d'effacer la protection du principe d'égalité. Prenez l'honorifique de la nomination "politique" à l'Académie Française et profitez de cette nouvelle plate-forme pour dénoncer la ségrégation.

Appuyez-vous sur la Commission Balladur pour la réforme des Institutions qui s'y opposait le plus clairement possible il y a quelques mois (voir multinational Dignité-Libertés/multinational - Alerte n°1 – Vers la suppression du droit de vivre en France pour les couples et familles franco-étrangères) :

"Le Comité a constaté qu'il n'était pas en mesure de trancher la question de l'éventuelle contrariété entre telle ou telle des dispositions des textes auxquels se réfère le Préambule. Sont en cause de délicates questions de principe, plus idéologiques que proprement juridiques. La même raison l'a conduit à ne pas souhaiter recommander aux pouvoirs publics d'ajouter au Préambule des principes nouveaux, même s'ils font l'objet d'un large assentiment au sein de la société. Ainsi en est-il de la diversité qui caractérise la composition de la société française, du principe de parité entre les femmes et les hommes, du principe de dignité de la personne humaine. Ces principes sont soit trop récents pour que leur contenu juridique soit figé dans un texte aussi solennel que le Préambule, soit déjà consacrés par une jurisprudence constante et désormais bien admise qu'il serait inutile sinon fâcheux de perturber."

Oui aux statistiques "ethniques" si elles permettent de corriger les discriminations mais non à ces mêmes statistiques si elles permettent de dresser des listes et des quotas pour refuser le droit de vivre en France à nos familles.

Les couples et familles franco-étrangères sont tristement bien placées pour connaître la face noire de tout ce débat. Ils y jouent leur avenir et celui de leurs enfants.

La Charte pour l'égalité dans la fonction publique et l'éducation supérieure est une manipulation dont la réelle conséquence de supprimer toute égalité des chances et à l'éducation en France pour nos enfants franco-étrangers.

Il y a d'autres moyens efficaces de corriger les inégalités et les discriminations. Ne touchons pas à la Constitution.

Voici l'article du Monde du 2 décembre :


La fonction publique espère diversifier son recrutement grâce à une "charte de l'égalité"
Le Monde  -  2 décembre 2008 - Laetitia Van Eeckhout

Stimulée par l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, la majorité est décidée à reprendre l'initiative sur la question de la diversité. Invité de l'émission "Dimanche soir politique" (France Inter, i-Télé, Le Monde) du 30 novembre, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, l'a promis : "La diversité sera l'un des grands thèmes de l'année 2009".

Le 28 novembre, devant des élus d'outre-mer, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il prendrait début 2009 des mesures "pour que la diversité se traduise dans les élites françaises chez les préfets, les magistrats, les professeurs d'université". Selon son entourage, "il ne se passe pas deux semaines sans que le chef de l'Etat se plaigne du peu de diversité dans les nominations de hauts fonctionnaires qu'on lui propose."

Cette volonté affichée de longue date par le président se heurte à des obstacles juridiques de taille. Au-delà des nominations de hauts fonctionnaires, la mise en œuvre de mesures de discrimination positive basées sur des critères ethniques se heurterait au principe d'égalité inscrit dans la Constitution. La mission confiée par le chef de l'Etat à Simone Veil devra apporter des éléments de réponse à ce sujet.

Le ministère de la fonction publique a signé, mardi 2 décembre, une "charte pour la promotion de l'égalité". Par cet "engagement moral et concret", selon les termes du ministre André Santini, l'administration entend favoriser le recrutement d'enfants d'immigrés, de femmes, de seniors et de personnes handicapées

Sous-représentés dans le secteur privé, les enfants d'immigrés le sont encore plus dans la fonction publique. Selon l'Insee, seuls 16,3 % des actifs ayant deux parents immigrés sont salariés de la fonction publique, contre 25 % des actifs n'ayant aucun parent immigré. À âge, sexe, diplôme et catégorie socioprofessionnelle des parents identiques, être descendant d'immigrés réduit la probabilité de travailler dans le public. Ceux qui parviennent à entrer dans la fonction publique sont le plus souvent recrutés sur des emplois précaires.


LA MISE À L'ÉCART SE JOUE À L'ÉCRIT

 Dominique Meurs, chercheuse à l'INED, s'est intéressé aux candidats aux concours. Cette étude, qui a porté sur le suivi des candidats aux concours d'accès aux Instituts territoriaux d'administration (IRA), montre que la mise à l'écart se joue aux épreuves écrites. "Les enfants d'immigrés ne sont pas vraiment sous-représentés parmi les candidats, mais ils chutent sur la culture générale alors qu'ils réussissent tout aussi bien que les autres aux épreuves techniques. L'importance des épreuves formelles pénaliserait ainsi les secondes générations, et surtout celles d'origine africaine et maghrébine", relève Mme Meurs. Dans un entretien au Figaro du 1er décembre, M. Santini a annoncé sa volonté de remplacer dès 2009 les épreuves de culture générale, "trop académiques et ridiculement difficiles", par "des questions de bon sens" permettant de mieux détecter les aptitudes des candidats.

Plusieurs engagements figurent dans la charte de l'égalité : repenser les épreuves des concours, informer sur leur contenu et aider à leur préparation ; valoriser l'expérience, mais aussi "former et sensibiliser" recruteurs, membres de jury, "évaluateurs" de carrière, responsables de ressources humaines "aux préjugés, aux stéréotypes et aux risques de discrimination".

Pour la haute fonction publique, Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, plaide en faveur d'une diversification des voies de recrutement : "Pourquoi l'ENA ne recruterait pas des élèves titulaires d'un master, diplômés d'une grande école, qu'elle évaluerait sur des stages, sur des épreuves permettant de savoir si leur profil intellectuel et humain correspond aux emplois ? En France, relève-t-il, nous avons si peu confiance dans la valeur des diplômes universitaires que l'on pense que le recrutement ne peut se faire que par concours".

Alors que le recrutement sur concours est censé garantir l'égalité des candidats, M. Descoings estime que seuls les 300 à 400 élèves de la filière service public de Sciences-Po sont préparés à la rédaction de copies académiques.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 3 Déc - 07:49 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Franco-Etrangers Index du Forum -> couples et familles binationales -> A la Une Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com