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France : La Commission Veil devrait renoncer à inscrire la Diversité dans la Constitution

 
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MessagePosté le: Mer 10 Déc - 15:15 (2008)    Sujet du message: France : La Commission Veil devrait renoncer à inscrire la Diversité dans la Constitution Répondre en citant

Il est rare que multinational rende hommage à un article du Figaro mais lorsque cet article est de qualité, il ne faut pas hésiter.La France ne devrait donc pas se doter de statistiques ethniques, ou plutôt, la Commission extrêmement orageuse présidée par Simone Veil, finalement, ne devrait pas demander à inscrire la diversité ou d'autres nouveaux principes dans le préambule de la Constitution qui permettraient de neutraliser celui d'égalité et donc d'autoriser les statistiques ethniques et la discrimination positive.Si l'on peut comprendre la frustration de tous ceux "issus de la diversité", qui entendent que la France prenne enfin en compte cette diversité qui la constitue, si l'on peut également comprendre tous ceux qui souhaitent pouvoir disposer de statistiques ethniques permettant de prouver les discriminations, il faut encore et toujours rappeller que toute autorisation de statistiques et de quotas (la discrimination positive étant par nature une logique de quotas) aurait rendue possible d'autres quotas mauvais, danger de première importance pour le droit des couples et familles franco-étrangères à vivre en France en famille, à s'y installer comme à y rester, en multipliant les possibilités de refus d'installation : quotas liés à la "capacité d'accueil" de la France et à la "capacité d'intégration" de nos familles d'une part, discriminations et restrictions de toutes natures d'autre part visant à nous dissuader de faire des enfants et nous imposer des domaines précis d'activité professionnelle "répondant aux besoins de la France".

Maintenir la prééminence du principe d'égalité, c'est pouvoir disposer d'un outil essentiel pour nous battre sur les grands dossiers de 2009 afin de faire sauter ces discriminations négatives que l'on tente de nous imposer telles que l'inégalité d'accès à la justice pour faire valoir nos droits légitime lorsque nous nous marions à l'étranger et non en France, l'inégalité d'accès au logement social ou aux modes de garde pour nos enfants, des obligations de travail sélectives, l'inégalité d'accès au RSA.

L'égalité nous permet également de pouvoir exiger le réalignement des conditions d'installation en France de nos conjoints étrangers sur celles en cours d'adoption par l'Union Européenne concernant les familles de l'immigration "hautement qualifiée", à savoir : immigration familiale de droit, traitement des dossiers en 3 mois maximum et aucune "mesures d'intégration" (tests et cours de langue française, présentation des valeurs de la République) à partir du pays d'origine mais une fois seulement que toute la famille est installée en France.

Conserver l'égalité, c'est enfin et surtout pouvoir nous battre pour conserver l'égalité des chances pour nos enfants car celle-ci est aujourd'hui en question.

Nous ne sommes bien sûr pas dupes. La raison principale pour laquelle Nicolas Sarkozy semble accepter de renoncer à ce dossier ne concerne pas une subite conversion de sa part au principe d'égalité, alors même qu'il organise en sous-main la ségrégation des étrangers et des franco-étrangers. C'est bien la peur de ne pouvoir refuser de créer des statistiques détaillées prouvant la discrimination touchant Etrangers, Franco-étrangers et Français issus de l'immigration qui l'anime.

Jacqueline Costa-Lascoux, auteur d'un rapport sur les instruments de mesure de l'intégration, rédigé pour le Haut Conseil à l'intégration, le souligne dans l'article du Figaro : «Il existe un lien historique entre catégories ethniques et société de ségrégation», rappelle-t-elle. Le monitoring ethnique est le «produit de ces relations interraciales, créant une obligation légale de réparation civile».

Alors que la crise économique et financière commence à frapper, le gouvernement français n'a aucune marge de manoeuvre pour financer des programmes correctifs qui seuls pourraient éviter d'engager sa responsabilité légale devant des juridictions nationales comme européennes ou internationales sur les discriminations de fait touchant les étrangers ou telle ou telle minorité. Alors autant étouffer la possibilité de ces statistiques détaillées ...

Quant à la capacité de la discrimination positive à faire réellement évoluer les enjeux de fond, l'exemple des Etats-Unis montre que "les Afro-Américains restent surreprésentés dans les couches les plus pauvres ainsi qu'en prison. Tandis que la promotion sociale n'a pas effacé la méfiance. Ethniquement, les quartiers sont presque aussi peu mélangés qu'avant, alors que des enclaves huppées, et noires, se sont formées. Le système de préférence raciale a d'ailleurs alimenté une rivalité entre groupes raciaux. Puisque la politique publique repose sur ces chiffres, toutes les catégories de la population ont intérêt à se ranger dans un clan pour bénéficier d'un coup de pouce".

Et de même au Royaume-Uni : "Finalement décidée après de nombreuses controverses, cette surveillance ethnique a surtout permis de constater une dégradation, selon Philip Trevor, chef du comité pour l'égalité raciale. Alors que Londres s'affiche en métropole cosmopolite, où l'on croise des médecins indiens, des chefs d'entreprise jamaïquains, le différentiel de chômage entre Pakistanais et Blancs est resté constant. Les chiffres n'y ont rien changé. En revanche, ils ont participé d'une lecture ethnique de la délinquance, d'une «racialisation» des débats. Dans ces conditions, le bilan de ce chiffrage ethnique reste contesté".

"Le nouveau président américain, Barack Obama, envisage, lui, de mâtiner l'affirmative action de critères sociaux. Il est donc paradoxal de constater que, lorsque l'Amérique doute, les Français, eux, envisagent de se rallier au système anglo-saxon. Parce que notre modèle semble grippé, comme rétif à la diversité. «Il y a une demande de changement à laquelle il faut répondre», reconnaît le nouveau président du Haut Conseil à l'intégration, Patrick Gaubert."

Répondre à cette demande de changement sans fragiliser davantage cette désormais si ténue "cohésion nationale" - aussi menteuse soit-elle mais qui n'en demeure pas moins la condition absolue pour pouvoir vivre ensemble - impose de prendre en compte d'abord et avant tout l'enjeu des inégalités dans leur globalité sociale et non leurs particularismes ethniques.

L'article précise que l'Insee dispose dès à présent dans ses enquêtes de toutes les informations nécessaires sur ces dimensions sociales concernant les premières et secondes générations liées aux migrations. Il est donc possible dès à présent de disposer de séries statistiques précises dans la durée, condition absolue pour le suivis d'indicateurs de la baise ou de la hausse des discriminations et des inégalités sélectives. Le problème apparaît beaucoup moins dans de nouvelles informations à ajouter que dans la levée des restrictions d'accès à celles qui existent déjà et la détermination précise de leur éventuelle utilisation. Signe supplémentaire que le poison reste proche, cette autre petite phrase de l'article : "il serait tout à fait possible, souligne-t-on à l'Insee, «d'introduire deux questions sur les parents dans le recensement, mais il faudrait en supprimer deux autres, pour maintenir constante la durée que les gens consacrent à ce questionnaire». Ce n'est évidemment pas une question de durée constante à consacrer au questionnaire dont il est question mais d'une possible utilisation empoisonnée de "quatres informations" sensibles si elles en venaient à pouvoir être croisées. La ligne rouge a été définie.

Capacités d'accueil et capacités d'intégration sont pour leur part les deux obsessions de multinational qui visent à s'opposer à notre liberté. L'égalité doit continuer à nous en protéger.

Voici l'article du Figaro :



La France dit non au fichage ethnique
[b]Cécilia Gabizon - 09/12/2008 - Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/09/01016-20081209ARTFIG00074-la-france-dit-non-au-fichage-ethnique-.php

Alors que les lobbies communautaires réclament une meilleure représentativité des minorités, notre pays refuse de s'aligner sur le modèle anglo-saxon.

Ce sera non. Non aux statistiques ethniques en France. Nicolas Sarkozy avait chargé Simone Veil, en janvier, de réfléchir à l'opportunité de modifier le préambule de la Constitution pour permettre une politique préférentielle en fonction de l'origine. Officiellement, la commission ne rendra ses conclusions que dans quelques jours, mais l'issue se précise. «Il n'y a pas besoin de modifier la Constitution pour obtenir les données dont nous avons besoin pour suivre l'intégration, promouvoir la diversité, ou encore lutter contre les discriminations», confie l'un des membres de cette commission. Le rapport, plusieurs fois repoussé, devrait souligner «l'inutilité des statistiques ethniques, qui ne sont pas scientifiques et présentent des dangers pour l'unité nationale». Le président de la République pourrait s'exprimer à ce propos le mois prochain. À moins que, face à la fièvre du débat sur la «diversité» qui a saisi les lobbies en France, le gouvernement veuille encore se donner du temps.

Car, derrière la question des fichiers ethniques, se cachent des problématiques variées. Au besoin de reconnaissance du visage désormais pluriel de la France, certains groupes de pression communautaires ajoutent une demande de réparation, avec l'exigence d'obtenir des postes, notamment en politique, à hauteur de leurs effectifs. Mais les demandes émanent aussi des scientifiques, qui réclament des outils de mesure. Enfin, il existe une pression commerciale non négligeable : les entreprises aimeraient développer un marketing ethnique afin de décliner les offres de produits en fonction de différentes cibles.

Le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy s'était déclaré favorable à la mesure de la diversité durant sa campagne. Depuis, les obstacles juridiques puis la crise financière l'ont conforté dans une méthode volontariste, mais non codifiée : les nominations. Il a annoncé, le 27 novembre, des initiatives pour améliorer la représentation des minorités dans les élites françaises : «Il ne s'agit pas pour moi de faire des quotas, ça n'aurait pas de sens. Mais il ne s'agit pas non plus de faire comme si ça allait tout seul, car ça ne s'arrangera pas tout seul.» Jusqu'à présent, ces nominations au gouvernement comme dans la haute fonction publique n'ont pas calmé les aigreurs des partisans de la diversité.

Des années de frustrations, une promesse républicaine sans cesse retardée pour les enfants d'immigrés largement touchés par les aléas économiques ont ancré l'idée d'une discrimination massive. «Si l'on savait combien de Noirs compte la France, alors la discrimination serait partout détectée et combattue», assure Patrick Lozès, le président du Conseil représentatif des associations noires (Cran). Qui rêve d'ajuster le pourcentage de Noirs aussi bien en politique qu'au sein de la haute fonction publique, des directoires d'entreprise ou encore de la télévision… Une arithmétique mise en œuvre aux États-Unis avec une «efficacité contestée aujourd'hui», selon la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux, auteur d'un rapport sur les instruments de mesure de l'intégration, rédigé pour le Haut Conseil à l'intégration. «Il existe un lien historique entre catégories ethniques et société de ségrégation», rappelle-t-elle. Le monitoring ethnique est le «produit de ces relations interraciales, créant une obligation légale de réparation civile».


Aux États-Unis, les quartiers sont presque aussi peu mélangés qu'avant

Dans un premier temps, ces statistiques ont permis de forcer les résistances après des siècles d'ostracisme outre-Atlantique. Les entreprises ont recomposé leurs troupes pour qu'elles ressemblent au pays. Autrement, elles prenaient le risque d'être accusées de discrimination indirecte. Plusieurs procès, retentissants et onéreux, ont induit un système de quotas implicite. Une élite noire, jusque-là discriminée, s'est emparée de postes en vue. Sans pour autant changer la dynamique de la société. Les Afro-Américains restent surreprésentés dans les couches les plus pauvres ainsi qu'en prison. Tandis que la promotion sociale n'a pas effacé la méfiance. Ethniquement, les quartiers sont presque aussi peu mélangés qu'avant, alors que des enclaves huppées, et noires, se sont formées. Le système de préférence raciale a d'ailleurs alimenté une rivalité entre groupes raciaux. Puisque la politique publique repose sur ces chiffres, toutes les catégories de la population ont intérêt à se ranger dans un clan pour bénéficier d'un coup de pouce. Il existe aujourd'hui des dizaines de catégories. Les Latinos ont revendiqué d'être recensés à part ; quant aux Afro-Américains, ils reprochent aux entreprises et aux universités de leur préférer des Noirs africains, récemment immigrés. Enfin, ceux venus des îles du Pacifique s'estiment victimes de plus de discriminations que les Asiatiques, qui réussissent mieux et qui ont également obtenu d'être comptés à part.

«C'est l'évolution logique de ce genre d'appareil, qui va vers la fragmentation», analyse la sociologue Gwenaëlle Calvès. Le recensement détaillé américain compte 116 catégories, et encore 14 dans la version courte qui sert à la politique publique. Quant aux entreprises, elles désignent un délégué interne qui répartit les salariés dans des cases, de visu !

Au Royaume-Uni, on est passé de 14 catégories en 1991 à 29 aujourd'hui. Et l'on compte désormais trois sortes de Blancs : Britanniques, Irlandais et autres Blancs, les Gallois réclamant une catégorie pour eux. Finalement décidée après de nombreuses controverses, cette surveillance ethnique a surtout permis de constater une dégradation, selon Philip Trevor, chef du comité pour l'égalité raciale. Alors que Londres s'affiche en métropole cosmopolite, où l'on croise des médecins indiens, des chefs d'entreprise jamaïquains, le différentiel de chômage entre Pakistanais et Blancs est resté constant. Les chiffres n'y ont rien changé. En revanche, ils ont participé d'une lecture ethnique de la délinquance, d'une «racialisation» des débats. Dans ces conditions, le bilan de ce chiffrage ethnique reste contesté.

Le nouveau président américain, Barack Obama, envisage, lui, de mâtiner l'affirmative action de critères sociaux. Il est donc paradoxal de constater que, lorsque l'Amérique doute, les Français, eux, envisagent de se rallier au système anglo-saxon. Parce que notre modèle semble grippé, comme rétif à la diversité. «Il y a une demande de changement à laquelle il faut répondre», reconnaît le nouveau président du Haut Conseil à l'intégration, Patrick Gaubert. Il propose une lecture géographique : «Il suffit de demander le lieu de naissance et la nationalité des parents, et ceux de l'individu» pour évaluer les personnes originaires du Maghreb, d'Afrique noire, d'Asie, de l'outre-mer… «Cela enregistre un parcours sans obliger à choisir une appartenance», dit-il. La deuxième génération maghrébine compte déjà des «Gaulois», comme s'autoqualifiait Zaïr Kedadouche, inspecteur de l'Éducation nationale, des Marseillais, des Auvergnats, comme se désigne Fadela Amara, des Franco-Berbères, des Arabes, des métis. Autant de destins qu'une seule case résume imparfaitement.


Les études de l'Insee regorgent d'informations sur la mobilité sociale des enfants d'immigrés

«La méthode géographique bénéficie d'un avantage : elle peut être immédiatement appliquée par la statistique publique, sans modifier le cadre législatif», explique la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) dans son dernier avis. L'Insee recense déjà le lieu de naissance des parents et leur nationalité dans plusieurs enquêtes : famille, emploi, formation, qualification et profession. Ces études regorgent d'informations sur la mobilité sociale des enfants d'immigrés. Mais peu de chercheurs sont, à ce jour, autorisés à travailler sur ces bases. L'Insee envisage d'ailleurs de créer un centre sécurisé pour ouvrir l'accès à ces données. Enfin, il serait tout à fait possible, souligne-t-on à l'Insee, «d'introduire deux questions sur les parents dans le recensement, mais il faudrait en supprimer deux autres, pour maintenir constante la durée que les gens consacrent à ce questionnaire». Les entreprises, qui réclament depuis plusieurs années des instruments de mesure, pourraient adopter ce référentiel «après accord de la Cnil, dans des fichiers temporaires et anonymes». Elles peuvent également procéder à un questionnaire anonyme et volontaire, où chacun déclare une appartenance. Un dispositif souple, mais subjectif.

Plus solide, la méthode géographique a peu à peu rallié la communauté scientifique. Mais conserve des opposants, notamment parmi les lobbies communautaires. Car elle laissera la troisième génération, les enfants de Beurs, d'Africains dans l'ombre de la République. «Pour l'instant, les Maghrébins sont pris en compte à 99 % par cette méthode et les autres vagues d'immigration visibles sont encore plus récentes», précise Jean-Yves Cusset dans une note du Conseil d'analyse stratégique. «Il est d'ailleurs bon que la statistique ne se penche que sur la deuxième génération, celle qui subit les difficultés propres à la migration, qui a besoin d'une aide publique, estime le spécialiste de l'immigration Patrick Weil. Ensuite, les gens doivent trouver leur place.» Rejoindre cette société de citoyens qu'avaient rêvée les pères de la Constitution française.


Dernière édition par Admin le Ven 19 Mar - 20:50 (2010); édité 4 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Déc - 15:15 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 10 Déc - 17:16 (2008)    Sujet du message: France : La Commission Veil devrait renoncer à inscrire la Diversité dans la Constitution Répondre en citant

"Il est d'ailleurs bon que la statistique ne se penche que sur la deuxième génération, celle qui subit les difficultés propres à la migration..."

Justement, c'est la génération qui ne devrait pas rencontrer de difficulté propre à la migration, puisqu'elle n'a jamais migré !

Donc les difficultés qu'elle rencontre ne sont pas dues à la migration, mais bien à la discrimination...

Cela dit, je suis hostile aux statistiques "ethniques", car pour en tenir il faut obliger les citoyens à choisir une catégorie ethnique forcément arbitraire et à s'inscrire dans la liste correspondante, autrement dit obliger les citoyens à s'approprier un système de classification subjectif et contestable, et donc à le ratifier.

Je suis également hostile à la "discrimination positive" pour une raison supplémentaire : en football, on dit que compenser c'est mal arbitrer.

(l'arbitre qui ne siffle pas les fautes d'une équipe pour faire oublier qu'il ne siffle pas non plus celles de l'autre "compense")

On ne répare pas une injustice en en commettant une nouvelle supposée de sens opposé. La justice consiste à indemniser les victimes de la discrimination, pas à faire de nouvelles victimes innocentes du côté où il n'y en avait pas encore.

Raison pour laquelle le concept de discrimination positive (mauvaise traduction de l'américain "affirmative action") me semble aussi douteux que celui de racisme à l'envers, comme s'il existait un racisme à l'endroit...


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MessagePosté le: Mer 10 Déc - 17:33 (2008)    Sujet du message: France : La Commission Veil devrait renoncer à inscrire la Diversité dans la Constitution Répondre en citant

En passant,

Au Tibet, et particulièrement dans son Est, intégré aux provinces chinoises limitrophes, les paysans chinois Han se font enregistrer comme Tibétains ou Hui musulmans afin de bénéficier des avantages accordés aux "minorités nationales", en particulier concernant la tolérance aux enfants "en surnombre". Du coup, toutes les stats sur le nombre réel de Tibétains sont considérablement augmentées et il devient impossible de mesurer la progression réelle de la colonisation chinoise.


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MessagePosté le: Jeu 11 Déc - 18:11 (2008)    Sujet du message: France : La Commission Veil devrait renoncer à inscrire la Diversité dans la Constitution Répondre en citant

Le probable non de Simone Veil aux statistiques ethniques
Libération – 10 décembre 2008
 

Le rapport du comité de réflexion sur le préambule de la Constitution, présidé par Simone Veil, n’a pas encore été rendu public, mais il suscite déjà des réactions. Ce mercredi 10 décembre, le Conseil  représentatif des institutions noires de France (Cran) s’est dit «très inquiet des conclusions annoncées du comité Veil».
 

Le 8 janvier, Nicolas Sarkozy avait demandé à l’ancienne ministre de la Santé de réfléchir à une éventuelle modification du préambule de la Constitution afin, notamment, d’«assurer le respect de la diversité» et de «rendre possible de véritables politiques d’intégration». Etait posée, en filigrane, la question de la discrimination positive et de la mesure de la diversité. Les statistiques ethniques sont censées permettre de mieux mesurer les discriminations subies par certains groupes en raison de leur origine ou de leur appartenance raciale, ethnique ou culturelle.
 

En pleine ébullition hexagonale sur le meilleur moyen de faire naître un Barack Obama français, les conclusions de la mission Veil sont attendues. Sauf que, justement, le comité de réflexion sur le préambule de la Constitution qu'elle préside, devrait se prononcer contre les statistiques ethniques et  contre la discrimination positive. Selon un membre de l’équipe Veil citée par le Figaro du 10 décembre, le rapport devrait souligner «l’inutilité des statistiques ethniques, qui ne sont pas scientifiques et présentent des dangers pour l’unité nationale».
 

La crainte des opposants à cette méthode est justement que les minorités puissent se compter et, fortes de leur nombre, se transformer en groupe de pression, d’où un risque de communautarisation de la société. Selon eux, les chercheurs disposent de suffisamment d’éléments tels le lieu de naissance des parents et leur nationalité, ainsi que ceux de la personne concernée, pour mener leurs études. Ceux qui défendent les statistiques ethniques rappellent que le lieu de naissance n’est plus pertinent, certains immigrés d’origine maghrébine ou asiatique en étant aujourd’hui à la troisième génération née en France, et que certains Africains et Chinois portent des prénoms parfaitement «gaulois». Bref, qu’avec ces outils par ailleurs assez peu scientifiques, il est impossible de savoir si un noir prénommé Marcel et dont les ancêtres sont nés en France, connaît une trajectoire professionnelle moins performante que ses compatriotes blancs à cause de la couleur de sa peau.
 

Selon d’autres informations, le rapport Veil se prononcerait également contre la discrimination positive.
 

Ce mercredi, le Cran, qui a fait de la mesure de la diversité son cheval de bataille, s’est donc fâché, affirmant que «seules les statistiques de la diversité - anonymes, facultatives, auto déclaratives et sans constitution de fichier - et l’action positive permettront aujourd’hui de progresser, dans notre pays, vers ces valeurs d’égalité et de fraternité».
 

Reste que les prises de position du comité Veil ne sont pas une surprise. En octobre, le sociologue Michel Wieviorka a rendu à la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, un rapport sur la diversité dans l’enseignement. Simone Veil avait été auditionnée, et s’était déclarée notamment contre l’introduction du mot diversité dans la Constitution. Après avoir entendu les principaux acteurs du débat, Michel Wieviorka avait conclu, au contraire, que les statistiques ethniques peuvent être utiles pour mesurer les discriminations, et donc, y remédier mais uniquement dans le cadre «d'enquêtes précises, limitées, et avec un objectif précis et une claire idée de ce qu’elles peuvent apporter dans la lutte contre les discriminations».
 

Le rapport Veil devrait être remis à Nicolas Sarkozy dans les prochains jours. Qu’en fera le chef de l’Etat? Pendant la campagne présidentielle, le chef de l’Etat s’était dit pour la mesure de la diversité. Et la discrimination positive. Depuis son élection, il a lancé plusieurs ballons d'essai, mais n'est pas passé à l'acte.


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