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Côte d'Ivoire : quelques réflexions de Laurent Gbagbo sur les papiers, les fraudeurs et les couples mixtes

 
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MessagePosté le: Sam 31 Jan - 20:20 (2009)    Sujet du message: Côte d'Ivoire : quelques réflexions de Laurent Gbagbo sur les papiers, les fraudeurs et les couples mixtes Répondre en citant

Discours de rentrée de Laurent Gbagbo

Janvier 2009 - Combattre la corruption, réformer la justice, améliorer l’environnement des affaires... Après la guerre, les nouveaux challenges de Gbagbo présentés par lui-même

L'intégralité du discours sur http://www.abidjantv.net/?link=details_actu&id=554

Citation:

L’Afrique et la démocratie

Nous avons suivi, à côté de nous, notre cher ami Atta- Mills qui a prêté serment, fait son inauguration à Accra. Cela s’est passé dans une atmosphère douce. Il y avait beaucoup de monde, c’était la fête. C’est un des pays de l’Afrique de l’ouest qui est un pays jumeau de la Côte d’Ivoire. Le Ghana et la Côte d’Ivoire sont des pays jumeaux. Ils ont les mêmes caractéristiques humaines, physiques, économiques et je suis heureux qu’un Professeur soit arrivé au pouvoir tranquillement, par des élections. Mais je voudrais dire que les pays africains sont en train d’accéder maintenant, progressivement, à la démocratie. Atta-Mills a été élu, maintenant, démocratiquement, tranquillement. Mais avant, il y a eu six coups d’Etat au Ghana. Il y avait un bouleversement total. Au Nigeria, il y a eu huit coups d’Etat ; mais maintenant, il y a les élections. En République démocratique de Congo, les guerres et les soubresauts que nous avons, sont aussi les enfants des partis uniques que nous avons eus.

2009: objectif, élections

Mais moi, j’ai espoir. Parce que la Côte d’Ivoire a, somme toute, une crise qui est petite. Elle s’étire en longueur parce que nous discutons…

Mais elle n’a pas été aussi profonde que les crises dans les autres pays. J’ai donc un très grand espoir. Ici, la crise est surtout dans les journaux. La guerre est surtout dans les journaux. Quand, le matin, vous regardez les journaux, vous avez l’impression que la Côte d’Ivoire brûle. Les journalistes écrivent… mais nous vivons tranquillement. Le Premier ministre et moi, nous nous concertons, discutons et, aujourd’hui, nous encore nous avons discuté. Nous sommes vraiment sur la bonne voie. Quand nous n’avons pas beaucoup de moyens, nous marchons tout doucement. Et quand nous en avons, nous accélérons le processus. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’accélération.
Nous pouvons affirmer que la crise est derrière nous pour les trois quarts.

Monsieur le Nonce apostolique, je suis heureux et fier que vous ayez noté les panneaux publicitaires que j’avais faits dans le pays. Mais je pense que quand on est dans une situation comme celle là, c’est le devoir du Chef de l’Etat de rappeler à ses concitoyens, qu’on a un seul objectif : ce sont les élections. Et je ferai encore d’autres campagnes publicitaires pour rappeler aux Ivoiriens que la Constitution permet, quand on ne peut pas organiser les élections, que le Président de la République reste au pouvoir. Et je suis au pouvoir. C’est constitutionnel. Ce n’est pas à négocier, et ce n’est négocié.

Mais dans ce cas, l’esprit de la Constitution veut aussi que le seul objectif soit des élections pour nous en sortir. Nous allons le faire. Je souhaite que les conditions soient réunies. Nous ne voulons pas faire des élections dans de mauvaises conditions, et retourner dans la guerre. Beaucoup d’amis nous pressent. C’est à leur honneur de vouloir que la Côte d’Ivoire s’en sorte vite. Mais, il faut que nous évitions les erreurs commises dans des pays voisins. Nous sommes en Afrique de l’ouest. Nous sommes en Afrique et nous regardons et étudions ce qui se passe. Il y a des problèmes qui doivent être réglés.

Identification et fraude


La Commission électorale indépendante fait un travail que je trouve important, remarquable. Nous sommes aujourd’hui, nous Ivoiriens, au stade de l’identification. Beaucoup se plaignent qu’il y a des fraudes. Nous voyons aussi qu’il y a des fraudes. On ne pouvait pas faire une telle opération sans fraudes. Mais les experts sont rassurants : nous avons les moyens techniques de dépister ces fraudes. Et je dis à ceux qui veulent frauder, à ceux qui ne sont pas Ivoiriens, que s’ils veulent avoir la nationalité ivoirienne, qu’ils viennent me voir. Je vais leur signer le décret de naturalisation. Je n’ai jamais refusé un seul décret de naturalisation à qui que ce soit. J’ai signé tous les décrets que j’ai trouvés à mon arrivée, et qui n’étaient pas signés. Bien évidemment, j’en ai signé de nombreux autres. On peut faire la comparaison du rythme annuel de signature de décrets entre les trois Chefs d’Etat qui m’ont précédé et moi.

Il faut que les gens choisissent la voie de la légalité. Parce que tous ceux qui sont en train de se faire inscrire frauduleusement seront découverts. Et qu’ils ne s’estiment pas victimes d’exclusion. En France, je ne cherche pas à voter. Je ne suis pas Français. Au Burkina Faso, je ne cherche pas à voter. Je ne suis pas Burkinabé. Au Mali, je ne cherche pas à voter. Parce que je ne suis pas Malien. Quand je suis en Guinée, je ne cherche pas à voter. Je ne suis pas Guinéen. Le monde est ainsi organisé. En attendant qu’on mette en place la confédération de l’Afrique de l’Ouest que j’appelle de tous mes vœux, j’ai déjà supprimé les cartes de séjour. Ce qui rend plus agréable la vie de tous nos compatriotes qui ne sont pas Ivoiriens. Ce qui rend moins douloureux la vie de nos compatriotes africains qui ne sont pas Ivoiriens. De grâce, qu’ils ne nous mélangent pas les pédales. Qu’ils nous laissent tranquillement sortir de crise et remettre la Côte d’Ivoire à leur disposition. Parce que quand la Côte d’Ivoire est debout, elle est à la disposition de toute l’Afrique de l’ouest, et de toute l’Afrique. Il ne faut donc pas que des petits problèmes personnels viennent nous embrouiller.

Chers frères Ivoiriens, ne vous alarmez pas outre mesure. Nous allons enlever de la liste, tous ceux qui n’ont pas le droit d’y être. Cela est évident. L’identification de tous les cas de fraude a été déjà enclenchée. Le président de la Cei a mon soutien. Qu’il continue de travailler et d’avancer. Et quand il jugera que nous pouvons aller aux élections, il me soumettra un document que je signerai. Et je continuerai de faire campagne pour rappeler aux Ivoiriens que le seul objectif dans un cadre constitutionnel comme celui-ci, ce sont les élections.

Élections et intégration


Il y a des gens qui font des commentaires un peu méchants sur les élections. Auront-elles lieu ? N’auront-elles pas lieu ? En Côte d’Ivoire, comme dans la plupart des pays africains, nous avons besoin des élections. Il y a beaucoup de raisons, mais je vais vous en donner une seule : nous sommes un pays avec plusieurs peuples qui ont leurs coutumes. Même si l’intégration entre peuples est de plus en plus poussées.

Un de mes amis a fait une étude très intéressante sur les mariages mixtes. Ses conclusions confirment mes propos : en 1913, il y avait à peu près 0, 25% de mariages mixtes. En 1975, il y a 35% de mariages mixtes. Les écoles, les universités, les internats permettent aux personnes différentes de se rencontrer de plus en plus. Nous devenons un même peuple. Et les enfants qui sont nés aujourd’hui à Abidjan, n’ont pas les mêmes villages que les nôtres. Quand je dis à mes enfants de m’accompagner au village, ils disent : «on va dans le village de papa». Leur village à eux, c’est la Riviera. Ils sont nés là, ils y ont grandi, etc.

Je veux dire que nous avons besoin des élections pour désigner nos chefs. Parce que chaque peuple a sa manière de désigner les chefs. Au lieu de nous battre, ayons des élections démocratiques. Elles uniformisent tout et mettent tout le monde au même niveau.

C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Nonce apostolique, nous avons besoin, ici, des élections. Il se raconte qu’en Afrique, le multipartisme peut entraîner la guerre civile; susciter la naissance de partis ethniques, tribaux. Face à de tels discours, je cite toujours le cas de l’Inde. En Inde, les tribus sont plus nombreuses qu’en Afrique. Les langues, plus nombreuses. Ils ont plusieurs religions. Mais, depuis l’indépendance en 1947, ils sont l’un des pays les plus démocratiques du monde. Nous avançons et nous allons aller aux élections. Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de nous accompagner, de nous regarder avec amitié.


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MessagePosté le: Sam 31 Jan - 20:20 (2009)    Sujet du message: Publicité

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