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Sénégal - Mariages mixtes : entre amour et calculs

 
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MessagePosté le: Mer 27 Mai - 14:54 (2009)    Sujet du message: Sénégal - Mariages mixtes : entre amour et calculs Répondre en citant

Sénégal - Mariages mixtes : entre amour et calculs 

Chrono.com
Samba Sy
http://24sn.com/MARIAGES-MIXTES-Entre-amour-et-calculs-opportunistes_a1266.…
 

 

Les mariages mixtes sont de plus en plus répandus au Sénégal. Un phénomène qui s’explique par un besoin surtout chez les filles de s’en sortir par n’importe quels moyens. Toutefois, ces unions révèlent des inconvénients qui peuvent être préjudiciable du moment que ces mariages sont souvent scellés sans l’autorisation de leurs parents
 

 Est ce une conséquence de la crise économique ou alors un effet de mode ?. La question est d’autant plus pertinente que de plus en plus, on assiste à des mariages mixtes au Sénégal. Nafi 19 ans, à peine sortie de l’adolescence a dû faire face à toute sa famille pour que celle-ci accepte son mariage avec Alain un Suédois de 25 ans. L’amour ne connaît ni la race, ni la religion, ni l’âge disait la maxime. Nafi a bien assimilé cette phrase car son mariage avec son mari n’a pas été facile. «J’ai dû m’opposer à toute ma famille car, personne n’était d’accord pour cette union ni mon père ni ma mère en premier lieu. Ils ont tout fait pour que je cesse de voir Alain mais, on a tenu bon». Son mari assis à ses côtés lui tenant les mains, regarde avec tendresse sa femme comme pour se rappeler le chemin de croix qu’il a dû emprunter pour finalement pouvoir se marier avec Nafi.
 

Pour Alain suédois de mère française, les choses n’ont pas été faciles. «Je venais de débarquer pour la première fois dans ce magnifique pays où j’ai véritablement découvert le sens de l’humanisme avec des valeurs aux antipodes de tout ce que je concevais et qu’on m’avait inculqué comme valeurs morales. Ma rencontre avec Nafi à Saly a été un véritable coup de foudre. Je ne savais pas ce qui m’arrivait mais, j’étais sûr d’avoir trouver la femme de ma vie dés le premier regard de Nafi». Leur union n’a pas été facile car, avec l’opposition des deux familles, il fallait être fort pour s’en sortir.
 

C’est huit mois plus tard que tout s’est arrangé. Nafi raconte que son père a finalement accepté qu’elle se marie avec son «toubab» à une seule condition : que ce dernier se convertisse à l’Islam. «Il a sauté au plafond quand je lui ai annoncé la nouvelle. Aujourd’hui, Alain est un véritable pratiquant et moi-même qui n’étais pas si régulière avec mes prières, je commence à être plus assidu».
 

Mais, cette fin heureuse pour Nafi n’est pas celle d’Absa qui s’est mariée avec Stéphane malgré l’interdiction de son père. «Au début je me disais qu’avec le temps, mon père finirait par me pardonner et me comprendre mais, il m’a carrément renié comme si je n’étais plus sa fille Avec Steph tout allait bien au début et il m’avait même promis de m’emmener en France avec lui mais que de désillusions». En effet, pendant neuf mois, Absa a vécu une véritable histoire d’amour avec un mari qui était toujours à ses petits soins, qui répondait à tous ses caprices. Mais, comme toute belle histoire à une fin, c’est au cours d’une soirée en boîte que les choses ont commencée à se dégrader. «Au cours de cette soirée Steph a rencontré une ancienne copine avec qui il était en France. À la fin de la soirée, je l’ai cherché partout, mais il avait disparu. C’est le lendemain qu’il débarque dans notre appartement avec sa copine pour me lancer à la figure qu’elle allait habiter avec nous. Le pire, c’est qu’il m’a présenté comme étant sa femme de chambre et moi dépassée par les événements, je ne savais quelle attitude prendre car je me sentais prise au piége».
 

Absa a vécu un véritable calvaire pour avoir coupé tous ses liens avec sa famille et de s’être prise au piége de Steph en sachant qu’il lui réglait toutes ses dépenses, mais, en retour, elle ne devait rien dire et se comporter comme la femme de chambre. «Pendant un instant j’ai pensé retourner à la maison, mais j’avais tellement honte». Un sentiment qui est souvent éprouvé par les filles qui, pour avoir désobéi à leurs pères, refusent de retourner dans la maison familiale. Mais Absa peut s’estimer heureuse car, elle est toujours au Sénégal dans son pays et peut toujours compter sur des amis qui pourront toujours jouer les bons offices pour renouer avec sa famille. Après quatre mois de calvaire, Absa a finalement rejoint le domicile familial après avoir vécu l’enfer auprès d’un homme qui lui avait promis monts et merveilles.
 

Mamy, elle, a eu la malchance de rejoindre son mari en France. Elle n’avait jamais pensé que Bruno était de ces personnes qui pouvaient présenter plusieurs visages. Doux et attentionné a Dakar, Bruno est devenu en France violent et autoritaire. «C’est à l’aéroport qu’il m’a confisqué mon passeport et mes papiers ? Il m’a traité comme jamais je n’avais pensé qu’un homme puisse traiter une femme. Dans son pays, j’ai souffert le martyre et toutes les humiliations. Je n’avais ni le droit de sortir ni celui d’utiliser le téléphone et je faisais toutes les tâches ménagères à la maison. J’étais en fait son esclave. C’est avec l’aide d’un compatriote, que j’ai pu finalement m’échapper et rentrer définitivement dans mon pays.
 

Quant à Amina, son mariage avec Grégoire était calculé à l’avance. «Je savais ce que je voulais et où je mettais les pieds. Il était éperdument amoureux de moi et je savais comment faire pour lui soutirer le maximum de sous sans aucun risque. Il m’a acheté une maison et une voiture et quand j’ai sécurisé tous mes biens, j’ai demandé le divorce que j’ai obtenu et maintenant je suis libre». À ce jeu dangereux, les conséquences peuvent être terribles. En effet, soit on tombe sur le jackpot ou alors, on se casse les dents mais les enjeux valent souvent la peine pour certaines. Quoi qu’il en soit, les mariages mixtes sont de plus en plus répandus dans la société sénégalaise. Si certains se marient par amour, d’autres en revanche avancent l’argument financier pour se sortir de cette crise économique très tenace au détriment des valeurs morales et religieuses reçues.
 


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MessagePosté le: Mer 27 Mai - 14:54 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 19 Avr - 01:10 (2010)    Sujet du message: Sénégal - Mariages mixtes : entre amour et calculs Répondre en citant

Sénégambia : L'amour à tout prix
L'Hebdo.ch - DELPHINE BARRAIS
14 avril 2010
http://www.hebdo.ch/lamour_a_tout_prix_44760_.html

GAMBIE. Aussitôt en congé, des milliers d’Européennes filent dans ce pays pour profiter de la vie aux bras d’amants sculptés comme des dieux. Depuis quelques années, ce minuscule pays d’Afrique est devenu une destination phare pour le tourisme sexuel «au féminin». Rencontre sous le soleil avec Carmen, Malinda et Brigitte.

Les yeux rivés sur les déhanchements d’un jeune Gambien, Malinda finit par céder à la tentation. Elle se lève, s’élance sur la piste de danse et s’approche au plus près du danseur. L’Européenne, une Hollandaise de 49 ans, s’unit pour une nuit à un Gambien de 23 ans. La scène se joue dans un club de Sénégambia, un quartier d’à peine quelques kilomètres carrés aux portes de la capitale gambienne Banjul. Elle est banale et ne déclenchera aucun regard réprobateur des clients attablés. Au contraire, elle suscitera des envies aussitôt assouvies. «Je reviens ici depuis cinq ans, explique Malinda. La première fois j’étais avec des amies pour me changer les idées après un divorce difficile. J’ai fait la rencontre d’un young fresh boy et suis revenue seule pour le voir. Nous sommes restés deux ans ensemble avant que je ne le quitte pour un plus jeune et plus fort que lui. Mais mon nouvel amant est aussi jaloux que le précédent et je suis à la recherche d’un autre homme», ajoutet- elle sans tabou ni scrupule.

A Sénégambia, la drague rythme le quotidien. Matin et après-midi des jeunes gens d’une vingtaine d’années exhibent leurs corps sculptés sous le regard gourmand de femmes de trente ans leurs aînées. Seuls ou en groupe, ils s’entraînent sur les plages qui prennent des airs de stade olympique. A la nuit tombée, ces garçons de plages qui «chassent» les touristes en villégiature, les «bumsters», filent dans les salles de gym. Plus intimes et donc propices à un éventuel rapprochement, ils y retrouvent les Européennes arrivées sur les lieux grâce au bouche à oreille.

Plus tard enfin, pendant la nuit, ils se jettent sur les pistes de danse, y rivalisant de prouesses rythmées pour attirer le regard. «Nous n’avons rien à faire, si ce n’est de choisir, s’enthousiasme Brigitte, une Belge de 45 ans. Depuis 2006, je passe quelques semaines par an à Banjul pour mon travail. Et à chaque séjour je profite, je sors, je danse et je tombe dans les bras d’un homme lorsque j’en ai envie.» Au hasard des rencontres, les Européennes laisse leur numéro de chambre. Puis, à l’heure convenue sont rejointes par les bumsters sous l’oeil complaisant des hôteliers.

Se tirer d’affaire. En réalité, les hommes n’obtiennent pas directement d’argent en échange de leur service. Mais ils sont copieusement nourris le temps d’une relation qui peut durer de quelques semaines de vacances à plusieurs années, lorsque les Européennes prennent goût à l’aventure ou tombent amoureuses. Dans ce cas, ils peuvent alors se voir offrir un scooter, un appartement, une maison, voire une petite affaire. C’est le cas d’Ebrima, 25 ans, à qui la maîtresse amsterdamoise de 49 ans, pourtant peu fortunée, a acheté un centre internet. «Je suis avec les Blanches pour l’argent, admet Boubacar, un bumster de 27 ans en quête d’une relation sérieuse depuis cinq ans. Ici, il n’y a pas de boulot et nous ne pouvons rien espérer d’autre. Je veux épouser une Blanche pour me tirer d’affaire et aider la famille.»

En échange de faveurs sexuelles, les jeunes hommes visent le White ticket to Babylon. «Ils rêvent d’ascension sociale exprimée par l’axiome des “quatre V: villa, voiture, visa, virement”, constate Christine Salomon. Anthropologue à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), elle a récemment mené une étude au Sénégal voisin, touché à moindre échelle par le même phénomène. «Grâce à cette forme de prostitution, les hommes se conforment aux normes de la masculinité au sein de la société: payer une dot, se marier, travailler pour nourrir la famille», note Christine Salomon. L’Européenne est tolérée comme coépouse car, plus âgée, elle n’est pas perçue comme une rivale dangereuse du point de vue de la séduction ou de la procréation.

Vendeurs de charme.

«A Sénégambia ce type de tourisme existe depuis toujours, indique le patron de l’une des discothèques du quartier, mais j’ai l’impression qu’il a pris une certaine ampleur depuis que les pays alentour sont entrés en guerre.» Ces dernières années, les migrants ont afflué du Sierra Leone et de Guinée, renforçant l’offre des jeunes hommes et femmes prêts à tout pour s’en sortir. «Pour moi, il y a deux aspects à prendre en compte: les paresseux qui visent l’argent facile avec les vieilles tubaabs [mot d’origine wolof qui désigne un Européen]. Ceux-là rêvent de rejoindre l’Europe. Et puis il y a les naïfs qui tombent aux mains des Européens.» En effet, si l’école reste relativement accessible jusqu’au brevet, les plus pauvres ont ensuite du mal à poursuivre leur scolarité. Les plus motivés exercent des petits boulots auprès des touristes: de vendeur de fruits à… vendeur de charmes.

En Gambie, 70% des touristes auraient pour principale intention le sexe. Et parmi ces consommateurs de charme, les femmes ne sont pas en reste. «Bien qu’encore marginal, le tourisme sexuel féminin augmente dans certaines régions, comme en Gambie, au Sénégal, en République dominicaine et en Jamaïque où les femmes représenteraient jusqu’à 20% des touristes sexuelles, contre 5 à 6% dans le reste du monde», avance la sociologue Mélanie Claude dans son ouvrage Prostitution et traite des êtres humains, enjeux nationaux et internationaux paru en 2009.

Désir de fuite. Les Européennes rencontrées à Sénégambia expliquent leur démarche en évoquant une jeunesse retrouvée et un besoin de fuir la solitude ressentie sur le Vieux Continent. «Imaginez une femme d’un certain âge, veuve ou divorcée, dont les enfants sont déjà partis, qui ne s’éclate pas dans son boulot ou qui s’ennuie à la retraite... Elle arrive ici et se trouve au centre des attentions, loin de toute contrainte sociale. Ne peut-elle donc pas jouir de sa liberté?» s’interroge Carmen, une Berlinoise de 51 ans. «Il est vrai qu’on ne peut pas en vouloir aux femmes de venir prendre du plaisir, concède Junior Sam, un jeune chanteur de 25 ans, mais aux Gambiens de choisir la facilité.» Tous les soirs, il joue au Chosaan, un restaurant de Sénégambia. Il est aux premières loges pour observer la valse des amants. «Je suis vraiment déçu que certains se laissent influencer par l’argent au point de ne plus se respecter. Mes chansons leur rappellent qu’il y a d’autres moyens de s’en sortir et, surtout, qu’ils doivent penser à se protéger en utilisant des préservatifs.» Car, même si la prévalence de la maladie reste une des plus faibles d’Afrique – entre 1,9 et 2,4% – le risque guette. Pour ceux qui veulent rejoindre l’Europe rêvée, tous les moyens sont bons pour satisfaire sa ou ses partenaire(s) et la tentation est grande de ne plus se protéger.

Retombées financières. Malgré les remarques de quelques militants, le tourisme sexuel est largement encouragé par les acteurs principaux de l’échange. Vu la manne financière, l’Etat lui-même ferme les yeux. «Je paie de nombreuses taxes à la Gambian Tourism Authority, qui n’hésite pas à œuvrer en notre faveur, ajoute le patron de la discothèque à Sénégambia. Pour preuve, il y a quelques semaines, les policiers sont venus ici pour contrôler et arrêter les prostitué(e)s et bumsters. Pour nous qui vivons du tourisme, cela présageait un véritable manque à gagner. Nous sommes allés nous plaindre et avons été entendus.» De fait, les ouvriers du sexe ont réinvesti les lieux de drague. Outre les métiers du tourisme, les marabouts, consultés par les bumsters pour envoûter les tubaabs, se frottent les mains. «Nous avons un pic de fréquentation à la saison touristique, dévoile l’un d’entre eux. Mais surtout, se sont les familles et petites amies des travailleurs du sexe qui bénéficient directement de l’argent des “amoureuses”.» «Même si aujourd’hui, il fréquente des tubaabs, je sais que Ndiaye me reviendra tôt ou tard», assure Codou, une jeune Gambienne de 22 ans. «Il ne veut pas partir pour l’Europe et travaille pour améliorer notre quotidien.»

Les risques du jeu. Vraies histoires d’amour ou simples histoires d’argent? Si certaines femmes comme Brigitte «savent que ce n’est qu’un échange de bons procédés», d’autres comme Carmen envisagent leur relation sur le long terme, parlent d’amour et d’union. D’ailleurs les mariages mixtes fleurissent. Il arrive pourtant que les rêves s’effondrent. Des Européennes mariées à des Gambiens finissent par découvrir la supercherie, réclamant divorce et retour des investissements. A l’inverse, certains Gambiens chercheront toute leur vie la tubaab qui les emmènera au-delà des frontières. D’autres encore finissent au service de leurs «sauveuses», privés de tout ou partie de leur liberté. «Parti il y a deux ans en Grande-Bretagne aux bras d’une épouse excessive, mon frère ne donne jamais de nouvelles, raconte Ahmed, 23 ans. Sa femme lui a confisqué ses papiers, il est bloqué en Europe.» Contraints, ou parfois volontairement, certains en oublient leurs premières amours qui, lasses, s’éloignent. Au Sénégal, dans la ville de Toubacouta à quelques kilomètres de la frontière gambienne, les hommes s’envolent souvent pour d’autres cieux. Fatou y a rencontré Malang en 2001. Il est artiste et se produit avec son groupe Alalaké dans les hôtels du village. A peine une année plus tard, Malang rencontre une Allemande de 43 ans qui devient son épouse. Revenant au village une fois par an, Malang continue à voir et entretenir Fatou, mais après neuf années de frustration, la jeune Sénégalaise s’apprête à mettre un terme à sa relation.

Cependant, désillusions et peines de cœur ne viendront pas à bout du tourisme sexuel. Les aspirations sont plus vives que jamais de part et d’autre du monde. A Sénégambia, Boubacar attend plein d’espoir le retour de l’un de ses amis, marié en Europe. «Il rentre au pays avec sa femme et des amies de sa femme à qui il a déjà montré ma photo! J’ai hâte de les rencontrer.» Avec les migrations et les nouveaux moyens de communication, le phénomène a trouvé de prometteuses voies de développement.

LE TOURISME SEXUEL AU FÉMININ PREND DE L’AMPLEUR DANS LE MONDE

Jusqu’à 20%. Si on estime que les femmes ne représentent globalement que de 5% à 6% de l’ensemble des touristes sexuels, ce taux s’élèverait jusqu’à 20% dans certains pays comme la Thaïlande, le Sénégal, la Gambie et la République dominicaine. D’après les estimations d’agences de voyages, chaque année près de 600 000 Européennes, Américaines et Canadiennes iraient aux Caraïbes à la recherche d’aventures sexuelles. A La Barbade, ce type de tourisme est appelé le «syndrome de la secrétaire canadienne» tellement la clientèle des jeunes hommes prostitués est majoritairement constituée de Canadiennes. En Egypte, près de 400 «vieilles peaux blanches», selon la terminologie locale, seraient ainsi mariées à de jeunes Egyptiens. Ces unions ont des conséquences importantes sur le milieu social, le gain immédiat incitant les jeunes à ne plus vouloir travailler, ni à se marier avec des filles locales. L’argent prend le pouvoir, les autorités tout comme les familles ferment les yeux.

44 milliards de dollars. Le tourisme sexuel défini comme «la consommation d’une activité sexuelle tarifée au cours d’un voyage à l’étranger» est depuis ses débuts un commerce organisé. Les premiers lieux exploités pour le tourisme de prostitution ont été les anciennes bases de «repos» pour les soldats. D’abord utilisées par les militaires japonais dans les années 30 et durant la Seconde Guerre mondiale, puis par l’armée américaine lors de la Guerre du Vietnam, ces «maisons de réconfort» étaient des lieux de «repos» où en réalité des milliers de soldats profitaient à moindre coût du corps des femmes et des fillettes asiatiques. Aujourd’hui, en Asie du Sud-Est, entre 70% et 80% des touristes masculins en provenance du Japon, des Etats-Unis, d’Australie et d’Europe occidentale visitent cette région d’abord pour des rapports sexuels tarifés. Une étude publiée par l’Organisation internationale du travail (OIT) en 1998, estime que les revenus du tourisme de prostitution en Thaïlande se situent entre 33 et 44 milliards de dollars américains par année. A la même époque, les revenus du tourisme de prostitution en Indonésie étaient estimés à entre 1,2 et 3,3 milliards de dollars par année.

Points chauds. Berceaux du tourisme de prostitution, la Thaïlande, les Philippines, la Corée du Sud et le Vietnam ne sont désormais plus les seuls lieux prisés. Le Cambodge, l’Indonésie et la Chine en Asie mais aussi certaines villes nord-africaines comme Le Caire, Casablanca et Marrakech viennent grossir le rang des destinations privilégiées. Les touristes sexuels parcourent également le Sénégal, la Gambie, la Zambie, la Tunisie, Madagascar… Alors que les «ouvriers du sexe» (appelés beach boys et sanky pankies en République dominicaine, bumsters en Gambie, topp tubabs au Sénégal, malboro men en Jordanie ou bien encore gringa hunters en Equateur) vivent dans des pays en développement, les touristes en quête de nouvelles sensations sexuelles proviennent quant à eux des pays industrialisés, majoritairement l’Australie, les Etats-Unis, l’Italie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Japon, les Pays-Bas et le Canada, ainsi que la Corée du Sud, Singapour et Taiwan.

D’après l’ouvrage Prostitution et traite des êtres humains, enjeux nationaux et internationaux. Editions l’Interligne, 2009.


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