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Allemagne : L'instauration d'un salaire parental n'a pas stimulé la natalité allemande

 
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 16:50 (2009)    Sujet du message: Allemagne : L'instauration d'un salaire parental n'a pas stimulé la natalité allemande Répondre en citant

Alors que le Gouvernement français se prépare à tenter de faire passer une réforme du congé parental visant à subventionner à hauteur de 1 800 euros par mois, limité à un an, les naissances des classes moyennes (à comparer aux 170 euros par mois pour les femmes sans travail), le Monde prend discrètement position en expliquant que la droite allemande, qui avait adopté ces subventions démesurément inégalitaires, n'est pas parvenu pour autant à relancer les naissances des classes moyennes.
 

Pour les sociaux démocrates de gauche, l'important est au contraire de s'occuper des enfants déjà là. "En luttant mieux, par exemple, contre la pauvreté infantile".
 

Les enfants des familles franco-étrangères constituent 12% des naissances en France, le plus souvent d'origine populaire.
 

L'instauration d'un salaire parental n'a pas stimulé la natalité allemande
Le Monde - Marie de Vergès
7 août 2009
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/07/l-instauration-d-un-salaire…
 


Pour la pétillante ministre allemande de la famille, Ursula von der Leyen, les dernières statistiques européennes sur la démographie ont un goût bien amer. Avec une moyenne de 8,2 naissances pour 1 000 habitants en 2008, selon les données publiées lundi 3 août par Eurostat, l'Allemagne est la lanterne rouge des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne (UE). Loin derrière la France (13 pour 1 000), sans parler de l'Irlande (16,9 pour 1 000)...
 

La ministre chrétienne-démocrate (CDU) ne pourra pas invoquer le taux de fécondité. Selon les experts, le nombre moyen d'enfants par femme en 2008 - pas encore officiellement dévoilé - a très légèrement baissé outre-Rhin : 1,36 contre 1,37 en 2007. L'Allemagne stagne dans le bas de l'échelle européenne, malgré tous les efforts de Mme von der Leyen, qui a fait de la maternité son combat.
 

En vue des élections législatives du 27 septembre, la chancelière Angela Merkel (CDU) aurait pourtant bien aimé pouvoir brandir le bilan de la ministre la plus populaire de son gouvernement. Parmi les conservateurs, cette femme blonde de 50 ans fait un peu figure d'oiseau exotique. Mère de sept enfants, médecin, elle a pris à bras-le-corps le sujet de la politique familiale, longtemps voué à l'indifférence outre-Rhin. Son objectif : permettre aux jeunes femmes de mieux concilier travail et enfants.
 

Au coeur du dispositif, une mesure phare : le salaire parental, instauré en janvier 2007. Il donne aux parents d'un bébé la possibilité d'interrompre leur activité professionnelle pendant quatorze mois, tout en étant indemnisés à 67 % de leur salaire net (1 800 euros mensuels au maximum). L'Elterngeld (allocation de congé parental) s'adresse en priorité aux femmes actives et hautement qualifiées, celles qui, selon toutes les statistiques, ont le moins d'enfants.
 

Ursula von der Leyen, bien vite surnommée "super Mutti" (super maman) par la presse allemande, n'est pas encore parvenue à renverser la vapeur. Selon des chiffres parus au printemps, le programme a profité en priorité aux milieux les plus modestes : près de 47 % des bénéficiaires du salaire parental touchent le minimum de 300 euros, alors qu'à peine 7 % se situent dans la tranche maximale, entre 1 500 et 1 800 euros. Pour ces derniers, la peur de prendre trop de distance avec le marché du travail semble l'emporter sur le bénéfice d'une indemnisation financière.
 

La ministre ne se décourage pas pour autant. Elle a annoncé vouloir poursuivre cette politique au cours de la prochaine législature. Selon ses voeux, la durée de versement de l'Elterngeld devrait être multipliée par deux pour permettre aux parents de travailler à temps partiel. "Mais l'argent n'est pas un argument décisif pour inciter à avoir des enfants", affirme la sociologue Barbara Riedmüller. "En Allemagne, la panne de la natalité est d'abord un problème de culture", estime-t-elle. De fait, malgré le changement de paradigme initié par Mme von der Leyen, le vieux modèle familial allemand a la vie dure : la tradition veut que l'homme soit au travail, tandis que la femme reste à la maison pour s'occuper des enfants. Beaucoup choisissent de renoncer à la maternité, redoutant de se voir montrées du doigt si elles laissent leur progéniture à la crèche.
 

A la fois cause et conséquence de cette situation, la prise en charge des plus petits pose problème : outre-Rhin, le réseau de crèches est sous-développé. En ex-Allemagne de l'Ouest, où la pénurie est particulièrement criante, à peine 9 % des enfants de moins de 3 ans peuvent bénéficier d'une garde en dehors du foyer familial. La ministre veut marquer des points sur ce terrain-là aussi. Elle a promis un triplement du nombre de places en crèches et en garderies d'ici à 2013.
 

En attendant, l'Allemagne observe avec inquiétude le déclin de sa démographie. Selon diverses projections, la France pourrait la dépasser et devenir le pays le plus peuplé d'Europe d'ici à 2045. En 2008, la population allemande a reculé de 168 000 personnes, à 82,1 millions d'habitants.
 

 

Les sociaux-démocrates ciblent les enfants "déjà là"
 

Elle est l'un des atouts mis en avant par les sociaux-démocrates pour les élections législatives du 27 septembre : Manuela Schwesig, jeune femme de 35 ans et ministre des affaires sociales du Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, vient d'entrer dans l'équipe de campagne du candidat du SPD, le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui en ferait bien sa ministre de la famille.

Dépeinte comme "l'anti-Ursula von der Leyen", cette Allemande de l'Est, mariée et mère d'un petit garçon, préconise de cesser d'examiner à la loupe les statistiques de la natalité pour davantage s'occuper des enfants "qui sont déjà là". En luttant mieux, par exemple, contre la pauvreté infantile. -


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MessagePosté le: Ven 7 Aoû - 16:50 (2009)    Sujet du message: Publicité

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