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Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants

 
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MessagePosté le: Mar 8 Sep - 10:02 (2009)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants Répondre en citant

Au-delà du prétexte de la loi sur l'enfant unique, Pékin tente surtout de dissuader les enfants binationaux.

Amendes jusqu'à plus de 30 000 euros afin de dissuader les couples mixtes sino-étrangers d'opter pour la nationalité chinoise concernant leurs enfants.

La loi sur l’enfant unique frappe les couples mixtes en Chine
La Croix - Tristan de BOURBON, à Pékin
6 juin 2009
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2392251&rubId=1094

Citation:


À la naissance de leur deuxième enfant en Chine, des couples mixtes, dont l’un des membres est chinois, se voient désormais imposer une amende très élevée.

Les autorités chinoises ont décidé de renforcer la politique de l'enfant unique en l'appliquant aussi aux couples mixtes  (photo AFP).

Quelques jours après la naissance de son fils, un Européen – appelons-le Michel – s’est rendu le mois dernier auprès du bureau de la sécurité publique de la municipalité de Pékin afin de lui obtenir un visa de résidence. Vivant en Chine depuis de nombreuses années, il a déjà eu un autre enfant avec sa femme chinoise, lui aussi né sur le sol chinois.

La procédure est normalement très aisée : les autorités chinoises délivrent aux enfants détenteurs d’un passeport étranger un visa de même durée que celui de leur père ou mère étranger. Pourtant, cette fois, le responsable des visas inspecte le passeport du père de famille, celui de son nouveau-né, puis lui annonce : « La procédure va être très simple, votre enfant n’a en effet pas besoin de visa pour résider en Chine puisqu’il est chinois. Allez donc l’enregistrer dans votre quartier puis revenez nous voir afin que nous établissions un passeport chinois à son nom. "

Michel est sonné, mais il n’a pas encore tout entendu. « Je vois d’ailleurs sur votre passeport que vous avez déjà eu un enfant né en Chine avec votre femme chinoise ; il est donc également chinois », lui apprend le fonctionnaire. « Vous êtes donc en contravention avec la loi chinoise sur l’enfant unique. Une fois que vous aurez enregistré vos deux enfants auprès des autorités locales, vous devrez vous acquitter de l’amende qui s’impose. »

"Taxe de compensation sociale"

À Pékin, le montant de cette « taxe de compensation sociale » est calculé selon la moyenne annuelle du salaire des habitants du quartier dans lequel sont enregistrés les parents. Comme la plupart des étrangers, Michel vit à Chaoyang, où l’amende dépasse les 200 000 yuans (20 000 €). Mais à Shanghaï, capitale économique très riche de la Chine, l’amende peut monter à trois fois l’intégralité du salaire annuel réel du couple concerné ; et pour un troisième enfant, son montant se situe entre trois et six fois le montant précédent !

Notre homme tombe des nues et se trouve désormais face à un choix difficile : s’acquitter de l’amende, qui équivaut pour lui à six mois de son salaire d’expatrié, ou bien quitter la Chine. Jusqu’à présent, les personnes confrontées à cette situation rentraient dans leur pays d’origine et demandaient un visa de résident pour leur enfant auprès de l’ambassade de Chine. « Tout le monde agissait ainsi jusqu’à présent », avoue un officiel européen désirant rester anonyme.

« Sauf que, depuis un mois, l’ambassade de Chine a changé de procédure : elle ne délivre désormais plus qu’un visa simple d’entrée valable quatre-vingt-dix jours, qui doit être transformé en visa de résident une fois en Chine. Ce que l’administration refuse désormais de faire, comme ce père s’en est aperçu. » À moins de légaliser sa situation. Autre possibilité au moment du mariage : que l’époux ou l’épouse chinoise renonce à sa nationalité chinoise, ce qui lui semble impensable et ne se produit que très, très rarement. Mais dans ce cas, les deux époux, désormais étrangers, ne tomberont pas sous la loi de l’enfant unique.

Nombre de cas encore limité

Ce type de mésaventure semble se développer depuis deux mois. Certaines communautés sont à ce jour épargnées, mais des Belges, Français, Canadiens et Américains, entre autres, ont déjà été affectés. Si le nombre de cas reste encore limité à ce jour, plusieurs dizaines de milliers de couples et d’enfants vont être concernés par la mise en application rétroactive de la loi. « Comment est-ce possible ? Cela fait dix ans que j’habite en Chine, jamais je n’ai eu vent de ce genre de chose », s’insurge Alexandre à l’énoncé de cette affaire. Les deux enfants de ce Français marié à une Pékinoise sont en effet nés sur le sol chinois. « Cela fait plaisir de se sentir bienvenu en Chine ! »

En revanche, la famille de Mickaël, un Français de 37 ans marié avec une Chinoise avec laquelle il a eu deux enfants, sera épargnée. « Je connaissais la loi. Même si on m’avait dit qu’elle n’était pas appliquée, dans le doute, nous avons opté pour des accouchements en France. Nos enfants ne tomberont donc jamais sous le coup de la loi chinoise. "

Comme l’indique un fonctionnaire d’une ambassade étrangère requérant l’anonymat, « nous prévenons toujours oralement les couples mixtes qui viennent nous voir : “Selon la loi chinoise, votre enfant est considéré comme chinois puisqu’il est né en Chine et vous devrez donc respecter les lois en vigueur dans le pays !” »

Législation très précise

À ce propos, la législation chinoise s’avère très précise. L’article 3 de la loi sur la nationalité du 10 septembre 1980 affirme que « la République populaire de Chine ne reconnaît la double nationalité pour aucun citoyen chinois ». L’article 4 précise que « toute personne née en Chine, dont les parents sont tous deux des citoyens chinois ou dont l’un des parents est citoyen chinois, doit avoir la nationalité chinoise ». Mais jusqu’à présent elle n’était pas appliquée.

Visiblement, les autorités ont donc décidé d’imposer plus strictement ces deux articles. « Le gouvernement a répété, en janvier 2008, qu’il était opposé au principe de double nationalité », nous a expliqué un fonctionnaire du bureau de la sécurité publique de la municipalité de Pékin. « Il s’est en effet récemment aperçu que de nombreux Chinois qui vivent à l’étranger, surtout aux États-Unis et au Canada, possèdent deux nationalités afin de pouvoir venir aisément en Chine, car l’obtention des visas leur est moins aisée qu’auparavant. »

Lutte contre l’évasion fiscale, gain financier, effet du nationalisme ambiant, voire mesure de prévention contre la venue de possibles « traîtres-espions » vendus à des nations étrangères, telles sont les possibles raisons des responsables chinois. Ainsi que le souligne l’employé d’une ambassade occidentale, « une chose est certaine, pour qu’un couple mixte sino-étranger puisse avoir deux enfants en Chine, il lui faut désormais mettre au préalable beaucoup d’argent de côté ! » 



Dernière édition par Admin le Dim 18 Aoû - 16:44 (2013); édité 4 fois
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MessagePosté le: Mar 8 Sep - 10:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 27 Mai - 16:04 (2010)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants Répondre en citant

Les familles avec des proches en Chine se verront accorder un permis de séjour de deux ans entrées illimitées

Pékin continue de mettre au point sa réglementation concernant les familles sino-étrangères avec un assouplissement qui semble très appréciable et sur la base de la famille élargie aux ascendants et descendants ! Peu de doute que cette nouvelle réglementation constituera la base de négociation chinoise en matière de réciprocité avec l'Union Européenne dans le cadre des négociations sur l'immigration en particulier familiale. Des négociations qui ne semblent pas faciles, à croire le mutisme absolu d'Eric Besson dans son audition à l'Assemblée Nationale de mai 2010. Tous les grands émergents ont été cités sauf ... la Chine.

Concernant les circulations franco-chinoises, d'ailleurs, et selon l'Express, Pékin avait annoncé le 7 mai, soit peu après la visite de Nicolas Sarkozy, inclure les Français dans la liste des nationaux qui ne pourront plus bénéficier d'un visa express en 24 heures depuis Hong-Kong, tals que les ressortissants d'Afghanistan, Bangladesh, RD du Congo, Ghana, Iran, Irak, Nigeria, Pakistan, Somalie, Sri Lanka ...

Mais pourquoi donc l'Express a-t-il choisi de ne publier cette info que le 25 mai ? Faut-il faire oublier l'assouplissement révolutionnaire, par la Chine, des règles en matière de libre circulation familiale ?

Information, désinformation, la bataille de la mobilité internationale fait rage ...


Citation:


Les familles avec des proches en Chine se verront accorder un permis de séjour
China Org
25 mai 2010
http://french.china.org.cn/china/txt/2010-05/24/content_20107657.htm

A partir du mois prochain, les citoyens étrangers qui ont de la famille en Chine, vont pouvoir demander un permis de séjour d'une validité de deux ans maximum, a indiqué jeudi le Ministère de la Sécurité publique.

Le nombre d'entrées et de sorties du territoire chinois sera illimité selon ces nouveaux permis, ce qui « faciliterait beaucoup les voyages en Chine pour les étrangers », a annoncé un responsable du ministère au journal China Daily.

Jusqu'à présent, les étrangers qui se rendaient en Chine pour visiter leurs proches étaient obligés de demander un visa « L », valable un an maximum avec un nombre d'entrées et de sorties limité.

Mais avec l'augmentation du nombre d'étrangers qui rendent visite à leurs proches en Chine, le ministère a décidé d'accorder des permis de séjour pour faciliter leurs déplacements, a déclaré Jia, un responsable du Bureau de l'Administration d'entrée et de sortie du ministère.

Selon le nouveau règlement, les étrangers qui ont besoin de rester en Chine pendant plus de six mois, peuvent faire une demande d'un permis de séjour, valable un ou deux ans dans 5 cas suivants:

- S'il s'agit des conjoints étrangers, des parents ou des enfants de moins de 18 ans des citoyens chinois ou étrangers qui ont le statut de résident permanent en Chine.

- S'il s'agit des citoyens étrangers âgés de plus de 60 ans et de leurs conjoints, qui n'ont pas de proches à l'étranger et qui sont arrivés en Chine pour vivre avec leur famille. Les membres de leur famille en Chine doivent être des citoyens chinois ou étrangers qui ont le statut de résident permanent en Chine.

- Les Chinois d'outre-mer de plus de 60 ans qui ont acheté des biens immobiliers en Chine, ainsi que leurs conjoints étrangers et leurs enfants âgés de moins de 18 ans.

- Les Chinois d'outre-mer de plus de 18 ans qui viennent en Chine pour s'occuper de leurs parents chinois, qui ont atteint l'âge de 60 ans et qui n'ont pas d'enfants en Chine.

- Les enfants étrangers de moins de 18 ans qui ont vécu en Chine et dont les parents sont des Chinois d'Outre-mer ou des citoyens chinois qui possèdent un permis de résidence permanent d'un autre pays.

Selon le nouveau règlement, la validité du permis de séjour peut également être prolongée si le document arrive à expiration.

Le texte intégral du nouveau règlement sera publié sur le site web du Ministère à l'adresse www.mps.gov.cn.

Jia a indiqué qu'actuellement les étrangers, qui font partie des cinq catégories ci-dessus ont tous besoin de demander un visa « L ».

Jusqu'à présent, les permis de séjour étaient accordés uniquement aux citoyens étrangers qui viennent étudier et travailler en Chine. Plus de 400 000 étrangers ont obtenu des permis de séjour en Chine, comme le démontrent les chiffres officiels.

Yuan Shuping, une Pékinoise qui a épousé un Allemand il y a 10 ans, a déclaré jeudi qu'elle souhaitait que ces mesures soient adoptées depuis longtemps.

«Les membres de la famille de mon mari viennent en Chine pour nous rendre visite chaque année, et chaque fois ils ont besoin de demander un visa L avec une entrée, ce qui est gênant pour eux », a-t-elle indiqué.

«Je suis très heureuse que les parents de mon mari pourront désormais demander un permis de résidence, car il a déjà obtenu un permis de résidence permanent en 2006 », a-t-elle ajouté.

«Je suis sûre qu'ils vont venir nous voir plus souvent maintenant ».



Citation:


Pékin cible Paris
L'Express
24 mai 2010
http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/pekin-cible-paris_894096.html

Les dignitaires chinois n'auront pas été longtemps sensibles aux charmes du couple Sarkozy.

Depuis le 7 mai, soit une semaine après le départ de Shanghai du couple présidentiel, la France figure parmi les pays dont les ressortissants ne peuvent obtenir un visa pour la Chine en vingt-quatre heures à Hongkong - une procédure commode utilisée par de nombreux touristes et hommes d'affaires. La liste des autres Etats concernés par cette mesure, outre la France, se passe de tout commentaire : Afghanistan, Bangladesh, RD du Congo, Ghana, Iran, Irak, Nigeria, Pakistan, Somalie, Sri Lanka.



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MessagePosté le: Ven 16 Juil - 02:26 (2010)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants Répondre en citant

Chine émigration : Trois exodes en même temps - massifs.

Paris négocie l'encadrement de la communauté chinoise en France par des commissaires politiques envoyés par Pékin


multinational
15 juillet 2010


Alors que Pékin confirme "le troisième exode", concernant cette fois les populations qualifiées, la capitale chinoise semble céder aux pressions conjuguées de l'UE et des Etats-Unis et se résoudre à un accord international sur l'émigration. Elle annonce également qu'elle "guidera" désormais ses nouveaux ressortissants s'installant à l'étranger pour le "respect des lois et règlements locaux". Une technique similaire à la négociation par Paris de l'envoi annoncé fin mai par Alger de 50 imams accompagnés de "mourchidates", ces derniers chargés d'assurer "la cohésion" des ressortissants algériens en France ainsi que de leurs familles.

45 millions de ressortissants chinois résident déjà à l'étranger. Il s'y ajoute les diasporas d'origine chinoise. Difficile toutefois d'établir un total car il semble bien, par exemple, que les 20 millions de Taiwanais et les 5 millions de Hong-Kongais soient compris dans ces 45 millions. On peut toutefois avancer que le total "d'origine chinoise" à l'étranger pourrait atteindre à terme les 100 millions.

C'est un article très intéressant du Quotidien du Peuple, qui pourrait représenter un tournant. La France et les autres pays européens n'arrivaient pas à obtenir un accord "de migration concertée" avec la Chine. L'Union Européenne s'y était également cassé les dents, contrairement à ce qu'elle avait réussi avec la Russie et ce qui a été fait avec l'Inde ou le Brésil. Il aura fallu que les Européens appellent les Etats-Unis à la rescousse pour que la situation, semble-t-il, commence à se débloquer.

Et voici donc la position chinoise, telle que publiée le 15 juillet 2010 par le Quotidien du Peuple.

Commençant par présenter le "désastre" causé à la Chine par la fuite des capitaux d'une émigration aisée de plus en plus soucieuse de sécuriser ses avoirs en les plaçant à l'étranger, Pékin annonce ensuite s'y résoudre bon gré, mal gré, car "c'est un droit de l'homme d'émigrer" et, qu'au final, tout le monde sera gagnant car Pékin attirera des compétence en retour.

Trois exodes récents sont distingués : le premier au début des années 80, lors de la première phase d'ouverture et des réformes, le second à partir des années 90, suite à Tian Anmen et la reprise en main politique d'une part (ce n'est pas dit dans l'article) et au développement des opportunités d'émigration d'autre part.

Ce serait désormais le tour du 3ème exode «caractérisé non seulement par le nombre croissant des immigrants, mais surtout par les particularités spécifiques de ces derniers quant à leur haut niveau d'instruction, à leur haute qualification ainsi qu'au coût élevé de leur départ à l'étranger.

Pas un mot sur l'immigration familiale et pas un mot sur l'immigration populaire, qui continuent pourtant de constituer les grandes cohortes au départ, qu'il soit ou non légal.

Ceux-là font encore partie du premier et du deuxième exode. En fait, l'émigration "massive" dont parle désormais Pékin, cela veut dire trois exodes en même temps.

L'article continue en énonçant les causes : besoin du "sentiment" de sécurité pour les personnes et de s'extraire de l'hyperstress de l'hypercompétitivité à la chinoise, volonté de sécuriser la valeur des avoirs, d'assurer l'éducation des enfants, et enfin "l'empressement » du pays d'accueil (le Canada est cité, la France n'est pourtant pas en reste pour cette immigration "richarde" selon le mot du Quotidien du Peuple). Il s'y ajoute l'accès à une nationalité étrangère, qui ne pèse pas pour rien dans le choix du pays d'accueil.

Est ensuite présenté une stratégie de Pékin en trois points pour protéger sa diaspora :

- "Tout d'abord, c'est respecter le droit à l'immigration, qui est une importante partie composante des droits de l'homme, mais évidemment dans les conditions légales" ( On est heureux que Pékin se réclame des droits de l'homme tout en remarquant le "évidemment dans les conditions légales" . C'est toutefois un avertissement à peine voilé face aux rafles massives anti-chinoises qui se sont déroulées par exemple en Italie dans la région de Prato ces dernières semaines).

- "Ensuite, la Chine se chargera de protéger d'après la loi les droits et les intérêts légitimes de ses ressortissants nouvellement établis à l'étranger " (face aux rafles et à l'exploitation professionnelle, sur le modèle de la veille juridique dont le Maroc évoque la mise en place pour ses ressortissants en Europe ? ).

- "Enfin, c'est qu'il faut orienter dans la bonne direction, c'est-à-dire que la Chine doit guider les nouveaux ressortissants pour qu'ils respectent les lois et règlements du pays d'accueil, s'intègrent petit à petit dans la société locale et apportent leur contribution au développement économique du pays concerné".

C'est bien ce troisième point qui interpelle. "S'orienter dans la bonne direction", tout le monde le souhaite mais comment ? "S'intéger petit à petit", c'est très bien. "Apporter leur contribution au développement économique local", autrement dit payer les taxes et les charges et dépasser la simple commercialisation de produits chinois, très bien également.

Mais "guider les nouveaux ressortissants" pose problème. Pékin est purement et simplement en train de monnayer la mise sous tutelle de sa diaspora en échange "du respect des lois et des règlements". Les commissaire politiques rhabillés en assistant sociaux.

Et le pire, c'est qu'il semble bien que ce soit à la demande des Occidentaux ou du moins de certains. La France apprécie particulièrement la méthode. L'AFP annonçait le 25 mai 2010 que 50 imams algériens sont envoyés en France, accompagnés de "mourchidate" (chargés de la prédication et l'orientation) qui auront pour leur part "tâche de se rapprocher des familles algériennes vivant en France pour contribuer à la sauvegarde de leur cohésion" http://multinational.leforum.eu/p2115.htm .

Autrement dit, Paris s'accorde avec Alger ou Pékin pour envoyer des cadres tenir leurs communautés respectives, alors que se profile le temps non seulement des grands exodes mais également des grandes ségrégations.

Ecole Polytechnique pour quelques uns, commissaires politiques étrangers pour le cheptel. C'est la vision de la diversité de Nicolas Sarkozy. On ne peut pourtant d'un côté en appeler sur tous les tons à faire France tout en négociant en sous-main l'encadrement des cheptels que nous sommes par des forces étrangères.

Ce n'est pas la première fois que Paris "paillassonne" ses principes face à la Chine. Déjà, depuis la moitié des années 90, les demandes de visas d'affaires et de tourisme demandées à la France doivent transiter par le Ministère Chinois des Affaires Etrangères pour confirmation avant d'être transmis au Consulat français. C'est aujourd'hui la même chose pour les visas privés, les demandes étant collectés par le biais de sociétés privées dont rien ne dit qu'elle sont indépendantes du grand oeuil de Pékin.

Juste avant de présenter les différents programmes par lesquels Pékin entend à son tour se lancer dans la bataille de l'attractivité des cerveaux, l'article du quotidien du Peuple cite Zeng Xingcun, de l'Académie des Sciences sociales de Chine, qui "a indiqué que dans la situation de mondialisation d'aujourd'hui, le courant d'immigration revêt un caractère en même temps logique, inéluctable et rationnel".

Paris vient d'inviter Wu Bangguo, le Président de l'Assemblée Nationale Chinoise, n°2 du bureau permanent du Politburo, représentant les intérêts de la dénommée "faction de Shanghai", bastion de l'ancien Président de la République et axée autours de l'hypercapitalisme exportateur, des grandes fortunes et de la botte militaire. Un communisme des élites proche du militaro-facisme pour les uns, amorce d'une mouvance libérale pour d'autres. Champion des opposants à l'actuel Président Hu Jintao, Wu Bangguo est fortement suspecté de ne pas être étranger aux émeutes du Xinjiang de l'année dernière, afin de mettre en difficulté le gouvernement.

Wu Bangguo et la faction de Shanghai sont désormais les interlocuteurs préférés de Paris, sans qu'on puisse déterminer réellement si la France a été marginalisée par Hu Jintao et mise sur le prochain cheval en Chine (alternance 2012 ?) ou bien si, en coordination masquée avec la direction de Pékin mais également avec l'Union Européenne, il s'agit d'amener la faction la plus dictatoriale chinoise à assouplir ses positions à travers une collaboration parlementaire entre autre avec Paris en vue de renforcer par touches la transition chinoise vers une "démocratie" parlementaire.

Pour l'heure, Wu Bangguo, devenu grand ami de la France et dont se moque depuis quelques mois la presse officielle chinoise en le présentant comme un aspirant-empeureur désormais déchu et tout juste bon à demander l'asile politique à Paris, continue à se réclamer inlassablement de la supériorité de la dictature communiste, s'oppose quand il le peut aux offensives de démocratisation menées par le Premier ministre Wen Jiabao et conserve une vision assez particulières des devoirs du peuple chinois telle qu'inscrite sur le site de l'Assemblée Nationale chinoise :

Deux devoirs : "Vivre et travailler".

Tout est dit, il me semble.

Citation:


Fuite massive des richesses chinoises à l'étranger due à l'immigration
Le quotidien du peuple
15 juillet 2010 - 330
http://french.peopledaily.com.cn/Horizon/7067615.html


Le « Quotidien de la Jeunesse chinoise » rapporte qu'au cours de la décennie écoulée, un nombre croissant de cerveaux, d'élites intellectuelles, de grosses fortunes et d'hommes d'affaires riches s'expatrient pour aller s'établir dans des pays occidentaux développés de l'Europe de l'Amérique du Nord ou bien en Australie en tant qu'étudiants ou bien qu'en tant qu'immigrants investisseurs ou immigrants qualifiés. Ce phénomène-là est appelé en Chine le « troisième exode » depuis la réforme et l'ouverture sur l'extérieur en fin des années 70 du siècle dernier.

L'Académie des Sciences sociales de Chine a publié en 2007 un rapport intitulé « La politique et la sécurité du Monde », dans lequel il est dit que la Chine est devenue le plus grand pays du monde pourvoyeur d'immigrants. Le 16 juin dernier, le Conseil des Affaires d'Etat a annoncé que le nombre total des ressortissants chinois résidant à l'étranger dépasse 45 millions, un chiffre absolu qui place indéniablement la Chine à la tête du monde quant à cela.

Comparaison faite avec les deux premiers exodes respectivement au commencement de la réforme et de l'ouverture et en début des années 90 du vingtième siècle, ce « troisième exode » est caractérisé non seulement par le nombre croissant des immigrants, mais surtout par les particularités spécifiques de ces derniers quant à leur haut niveau d'instruction, à leur haute qualification ainsi qu'au coût élevé de leur départ à l'étranger.

Des spécialistes en la matière indiquent qu'en ce qui concerne le statut des immigrants, la plupart d'entre eux ne sont plus des intellectuels ou bien des ouvriers hautement qualifiés, mais des richards qui emmènent avec eux les grosses fortunes qu'ils ont amassés dans leur pays d'origine, puis après qu'ils ont réussi à se faire naturaliser en obtenant la nationalité étrangère, ils laissent leur progéniture dans le pays concerné et reviennent en Chine qu'ils considèrent comme le lieu de prédilection leur permettant de continuer à faire fortune.

Dernièrement, www.sina.com a procédé à une enquête en ligne qui a visé quelque 11.345 internautes et les résultats montrent que parmi ces derniers, 50,4% pensent que l'exode des richards chinois a pour objectif de « transférer leur fortune à l'étranger pour pouvoir frauder le fisc en mettant à couvert leur richesse ». 74,5% déclarent que l'exode de richards chinois aggrave sérieusement la fuite à l'étranger des richesses du pays et seulement 6,7% croient que le problème n'est pas tellement grave et ne compromet pas la situation intérieure du pays.

Malgré cela, parmi les personnes qui ont fait l'objet de l'enquête, 75,2% affirment que si les conditions économiques et financières leur permettent, ils choisiront également l'immigration.

Evidemment, les raisons du choix de l'immigration sont diverses et différentes compte tenu du statut et de la qualité des gens appartenant à différentes couches sociales, qu'ils préfèrent s'établir à l'étranger ou bien de rester en Chine, c'est seulement leur choix personnel et on a rien à dire ni à intervenir. Cependant, une telle ampleur de fuite à l'étranger de la richesse, de l'intelligence, de l'élite et du cerveau est vraiment un désastre qui constitue en fait un signal qu'on ne doit ni négliger ni sous-estimer, surtout pour notre société qui en souffrira.

Quelles sont en fait les raisons qui poussent à ce troisième exode ?

Premièrement, c'est un besoin du sentiment de la sécurité. Un étudiant venu de Taïwan, qui a séjourné quelques jours dans la partie continentale chinoise, a fait part franchement de ce qu'il ressent en s'exclamant : « La partie continentale est vraiment excitante ! » et il a ajouté que dans une telle société indéterminée qui se développe à un rythme rapide accéléré, toute le monde ressent une violente conscience compétitive et chacun est rempli d'un sentiment d'inquiétude et d'anxiété. Quant aux gens possédant ou bien la richesse ou bien l'intelligence, ils pensent que les pays développés pourront peut-être mieux satisfaire leur attente de la vie, c'est-à-dire la stabilité et la tranquillité.

Deuxièmement, c'est le besoin de la préservation de la valeur des fonds. Face à la pression et aux anticipations inflationnistes qui constituent pour eux une sérieuse épreuve, un grand nombre de nouveaux riches ressentent certainement une grande attente et une plus violente inquiétude quant à la préservation et à la revalorisation de leurs biens capitaux, tandis que dans la société chinoise d'aujourd'hui, le déchaînement de la spéculation ainsi que le rétrécissement sans cesse des moyens et des possibilités d'investissement peuvent également provoquer un « effet de refoulement » vers l'extérieur des avoirs et des biens.

Troisièmement, c'est pour l'éducation de la progéniture. Nombreux sont les immigrés qui déclarent que la chose la plus importante pour eux c'est l'éducation de leurs enfants pour qu'ils puissent être sains de corps et d'esprit. Alors qu'en Chine, il y a trop de problèmes, tels que la pollution, les soins médicaux ou bien l'éducation, qui ne peuvent être ni réglés ni améliorés dans un laps de temps relativement court. On a effectué pour cela un calcul : les frais nécessaires d'étude secondaire et d'étude supérieure pour un enfant et en y ajoutant les autres frais pour le choix des meilleurs écoles et pour les cours supplémentaires suffisent justement pour compenser le coût de l'immigration.

Quatrièmement, c'est l'« empressement » du pays d'accueil. Après l'éclatement de la crise financière et économique internationale, un grand nombre de pays développés, en vue de leur croissance économique respective, ont assoupli leur politique d'immigration en faveur des immigrants investisseurs, ce qui a attiré pas mal de richards de la partie continentale de la Chine qui se sont rendus pour y investir et pour y s'établir.

Le journal « Southern Weekly » a cité des données statistiques établies par le Bureau d'immigration du Canada qui indiquent qu'en 2009, le pays a fixé le nombre total de 2.055 personnes pour les immigrants investisseurs venus des autres pays du monde, alors que le nombre prescrit pour ceux venus de la partie continentale de la Chine se chiffre à un millier environ, soit presque la moitié. Calculé sur la base du coût de départ d'investissement fixé à 400.000 dollars canadiens, pour la seule année 2009, même si l'on tient compte seulement de ce « critère seuil », le montant des fonds et des biens capitaux écoulés de la Chine vers le Canada se chiffre au moins à 2,35 milliards de yuans RMB (monnaie chinoise), ce qui équivaut aux fonds nécessaires à la construction du Pavillon chinois à l'Exposition universelle de Shanghai.

Alors, sous quel angle de vue doit-on considérer la présente fuite à l'étranger de l'élite, de l'intelligence et de la richesse de la Chine ?

Xu Youshen, Directeur Adjoint du Bureau chargé des Affaires des Chinois d'outre-mer du Conseil des Affaires d'Etat, a fait le 16 juin dernier une déclaration au sujet du problème d'immigration en insistant sur les trois points suivants : « Tout d'abord, c'est respecter le droit à l'immigration, qui est une importante partie composante des droits de l'homme, mais évidemment dans les conditions légales ; ensuite, la Chine se chargera de protéger d'après la loi les droits et les intérêts légitimes de ses ressortissants nouvellement établis à l'étranger ; enfin, c'est qu'il faut orienter dans la bonne direction, c'est-à-dire que la Chine doit guider les nouveaux ressortissants pour qu'ils respectent les lois et règlements du pays d'accueil, s'intègrent petit à petit dans la société locale et apportent leur contribution au développement économique du pays concerné. »

Des commentateurs ont indiqué que cela prouve que les autorités chinoises se montrent très ouvertes à l'endroit de l'immigration à l'étranger et possèdent une bonne vision internationale très large quant à cela. Quant à Zeng Xingcun, un savant de l'Académie des Sciences sociales de Chine, il a indiqué que dans la situation de mondialisation d'aujourd'hui, le courant d'immigration revêt un caractère en même temps logique, inéluctable et rationnel. Avant les exodes à l'étranger qui se sont produits dans la partie continentale chinoise, la même chose a eu lieu à Taïwan. De même, à Singapour, en Corée du Sud et même dans certains pays développés, il est apparu également la fuite d'élites et de cerveaux. Puis, à travers la « circulation de l'intelligence et de la compétence », ce la a été bénéfique pour tout le monde.

« Dans l'époque de la mondialisation, les notions « gain de l'intelligence », « circulation de la compétence », « force souple » ont remplacé petit à petit « fuite de l'intelligence et de la compétence », a fait remarquer Yan Jinjin qui est aspirant au doctorat au Centre des études sur l'Asie de l'Université de Hong Kong. Il a poursuivi en disant que du point de vu actuel, pour des pays d'Asie, dont Singapour et l'Inde, il n'y a pas eu de graves conséquences dues à l'immigration en masse de personnes compétentes et talentueuses. Car, en dehors du caractère de recyclage dont revêt la circulation de l'intelligence et de la compétence, ce qui est plus important encore, c'est que ces pays-là ont tous adoptés des mesures justes et efficaces susceptibles d'attirer les personnes compétentes et talentueuses ou bien inciter et d'encourager le retour au pays d'élites et de cerveaux.

Pour ce qui est de cela, le gouvernement chinois a mené beaucoup de travail fructueux dans ce sens et a lancé successivement ces dernières années une série de mesures politiques préférentiels en vue d'accroître le nombre des « haigui » (jeunes chinois qui ont fait leurs études supérieures à l'étranger et qui sont de retour au pays pour faire valoir leur compétence). En 2008, le gouvernement chinois a commencé à appliquer le « Programme d'introduction de l'étranger de personnes compétentes et talentueuses de haut niveau », dans lequel il est prévu que d'ici cinq à dix ans, il faut faire des efforts pour attirer et introduire de l'étranger en Chine un contingent de scientifiques et de savants stratégiques pilotes qui seront capables de réaliser des percées technologiques en matière de high-tech, de développer les secteurs industriels de technologies sophistiquées et de pousser en avant les nouveaux domaines scientifiques. A cet effet, ils seront affectés aux principaux projets d'innovation de l'Etat, à des disciplines et à des laboratoires d'importance primordiale, à de grandes entreprises relevant directement de l'Etat, à des institutions financières commerciales publiques, ainsi qu'à des parcs de création et d'innovation axés sur l'exploitation industrielle de nouvelles technologies de pointe.

Quant au « Programme d'Etat (2010 – 2020) à long et moyen terme du projet de développement des personnes compétentes et talentueuses », qui vient d'être publié en juin dernier, il prescrit qu'en 2020, la Chine doit figurer parmi les plus grands et les plus puissants pays du monde quant au développement de la compétence et de l'intelligence.

Zhang Xuezhong, membre du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a dit : « La Chine continue à connaître une croissance vigoureuse et elle se prépare à accueillir l'arrivée du nouveau tour du retour des personnes talentueuses qui ont achevé leurs études supérieures à l'étranger qui rentrent au pays pour créer leur propre entreprise et pour contribuer par leurs efforts au développement de la Chine. Une grande scène est en train de se former. Elle est tellement immense qu'elle permettra à tous les étudiants chinois revenus de l'étranger de faire valoir capacité et de déployer tous leurs talents pour accomplir des actions d'éclat et pour réaliser de grands exploits remarquables. »

En dehors de l'attirance et du soutien politique, les tâches des plus urgentes qui n'admettent aucun retard sont les suivantes : faire de la Chine un pays où il sera réellement facile et agréable d'y vivre ; construire une société vraiment harmonieuse ; améliorer sensiblement les conditions de l'éducation, de la sécurité, de l'environnement et de la protection des biens et des propriétés ; et accroître dans de fortes proportions la force compétitive de la Chine dans le monde.



Dernière édition par Admin le Jeu 22 Juil - 11:25 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 22 Juil - 10:27 (2010)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants Répondre en citant

Discriminer ceux qui réussissent

Aux Etats-Unis, la communauté d'influence bascule depuis plus de 10 ans vers les asiatiques d'outre-mer.

Les lois de 1960 portant l'accent sur l'immigration qualifiée ont conduit de fait à favoriser l'immigration d'origine asiatique.

Leurs secondes générations sont conformes au modèle idéal que tout pays déclare attendre de ses familles immigrées : viser le plus haut niveau possible d'éducation.

Aujourd'hui, certaines dents grincent. Ces asiatiques d'outre-mer réussissent trop bien. Leur influence/affluence serait devenue trop dominante.

Michel Colomès semble en conclure qu'une discrimination est justifiée.

Qualifiée ou non-qualifiée, réussissant trop bien ou pas assez, l'immigration et ses familles offre toujours l'occasion d'en conclure à une discrimination nécessaire.

Désormais que le cadre d'immigration entre la Chine et l'Europe semble acté, la presse occidentale sera bientôt pleine de ces histoires.


Citation:


IMMIGRATION
L'Amérique, nouvelle conquête de l'Ouest des Chinois
Chroniques Le Point - Michel Colomès
21 juillet 2010 - 361
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/michel-colomes/l-amerique-nouvelle-conquete-de-l-ouest-des-chinois-21-07-2010-1217238_55.php

Même à Princeton, ville universitaire réputée pour son ouverture sur le monde, cela a créé un choc : cette année, les classes d'allemand du lycée ont fermé. Définitivement. À leur place, des cours de mandarin sont programmés en première ou seconde langue pour les lycéens préparant leur diplôme de fin d'études secondaires, l'équivalent du bac. Si les étudiants américains "wasp" (white anglo-saxon protestant), autrement dit les blancs descendants des pères fondateurs de l'Amérique, vont désormais privilégier l'étude du chinois à celle d'une des principales langues européennes des affaires, c'est évidemment parce que le business se fait désormais avec Singapour ou Shanghai, plus qu'avec Francfort, Paris ou même Londres.

Mais c'est aussi un reflet de l'afflux spectaculaire de Chinois, notamment issus de la deuxième génération, dans les universités ou les postes à responsabilité. C'était déjà le cas sur la côte ouest, où des villes comme Seattle ou la canadienne Vancouver ont une proportion d'Asiatiques dans leur population qui dépasse largement, et depuis longtemps, celle des Noirs. Et la vague gagne maintenant la côte est. "Par l'excellence de leurs résultats universitaires, les qualités d'initiative, d'innovation, d'assiduité qu'ils manifestent, les Asiatiques sont en train de devenir dans le tissu conjonctif américain ce qu'était la communauté juive dans les années 1930 à 1950", juge une universitaire américaine qui enseigne justement à Princeton. Et la similitude est telle qu'ils ont une influence grandissante, même dans le domaine musical. Il faut s'y faire : les Leonard Bernstein d'aujourd'hui ont les yeux bridés.

Un apport qui pourrait commencer à poser des problèmes

Cette conquête de l'Ouest revue et corrigée à la sauce chinoise a une origine : une loi de 1965 révisant les conditions d'immigration très restrictives appliquées depuis 1924. Mais, au milieu des années 1960, les sénateurs et représentants pensaient que les critères retenus par leur nouveau texte (qualification professionnelle ou universitaire et présence d'un contact aux États-Unis) faciliteraient une immigration venant d'Europe de l'Est. En fait, ce sont des Asiatiques qui ont afflué : Japonais, Vietnamiens, Coréens et maintenant Chinois.

Certes, les États-Unis ont vu d'autres vagues d'immigration avant celle-là, et leur force, qui vient aussi de ce qu'ils sont un pays-continent, est précisément de savoir absorber ces nouveaux venus dans le melting-pot américain. Mais tout de même, cet apport, dont la deuxième génération vise d'abord l'élite, pourrait commencer à poser des problèmes : il semble que, sans le reconnaître officiellement, les universités américaines qui appliquent depuis 1978 le système de "l'affirmative action" pour faire place aux étudiants issus des minorités ont retourné ces règles à l'égard des trop nombreux dossiers de candidature d'étudiants asiatiques. Appelons un chat un chat. En bon français, on appelle cela faire de la discrimination.



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MessagePosté le: Jeu 22 Juil - 12:44 (2010)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants Répondre en citant

Soutenir ceux qui ne réussissent pas : les sdf taïwanais en Chine continentale


Les Tailiu sont des taïwanais qui ont immigré en Chine Populaire mais y ont tout perdu et sont devenus sdf.

Peu d'information sur leur nombre mais, selon l'article, chaque province/région chinoise a ouvert un refuge spécialisé, ce qui laisse supposer que le problème est sérieux.

Tous les Chinois ne réussissent pas.

Citation:


Chine-Taiwan : La SEF se préoccupe du sort des tailiu
TaiwanInfo.gov
22 juillet 2010
http://taiwaninfo.nat.gov.tw/ct.asp?xItem=111750&ctNode=467&mp=4

Dans le cadre d’une prochaine visite sur le continent, une délégation de la Fondation des échanges entre les deux rives (SEF) se penchera sur les problèmes rencontrés là-bas par ceux que l’on a baptisés ici les tailiu – ces Taiwanais partis investir ou travailler en Chine mais qui, pour une raison ou une autre, ont tout perdu et se retrouvent aujourd’hui à la rue, sans ressources.

On a encore peu d’informations sur le nombre de ces vagabonds taiwanais auxquels des refuges sont ouverts dans chaque province ou région chinoise. La délégation de la SEF en visitera un à Fuzhou, dans le Fujian, pour mieux comprendre la situation et chercher le meilleur moyen de leur apporter de l’aide.

Dirigée par Wu Mei-hung, en charge à la SEF des questions juridiques, la mission sera composée de fonctionnaires des ministères de la Justice et des Affaires continentales, du Yuan judiciaire, de l’agence nationale de l’Immigration et du bureau des Investigations.

La délégation rencontrera par ailleurs des représentants de la Justice chinoise à Pékin et dans le Fujian dans le cadre de la coopération contre le crime organisé. Taipei et Pékin ont signé un accord d’assistance judiciaire en 2009.



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:24 (2016)    Sujet du message: Chine : Pékin dissuade les couples mixtes de conserver la nationalité chinoise pour leurs enfants

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