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Israel : Appel à dénoncer les mariages avec des non-juifs

 
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MessagePosté le: Jeu 10 Sep - 18:04 (2009)    Sujet du message: Israel : Appel à dénoncer les mariages avec des non-juifs Répondre en citant

Article hallucinant sur l'appel à dénonciation des couples mixtes de la diaspora par une campagne de propagande soutenue par le gouvernement israélien.


Mises en garde israéliennes contre les mariages avec des non juifs
Counterpunch, Jonathan Cook   par info palestine
jeudi 10 septembre 2009
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7256


Le gouvernement israélien a lancé à la télévision et sur Internet une campagne de propagande pressant les Israéliens de faire connaître leurs parents et amis juifs de l’étranger qui risqueraient de se marier avec des non juifs.


La jeunesse juive américaine « perdue » poussée à venir en Israël


Les annonces de la campagne, se servant de ce que les médias israéliens ont décrit comme une « tactique de peur », visent à faire cesser l’assimilation des jeunes juifs de la diaspora par le mariage mixte en les encouragent à venir en Israël.


La campagne, qui a demandé 800 000 dollars, a été décidée pour réagir à des rapports selon lesquels la moitié des juifs hors d’Israël se mariaient avec des non juifs. Elle n’est que l’une des différentes initiatives prises par l’Etat israélien et des organisations privées pour essayer d’augmenter le nombre de la population juive d’Israël.


D’après l’une de ces communications, passée sur l’un des grands supports d’informations du pays, l’assimilation est une « menace nationale stratégique », et elle met en garde : « Plus de 50% de la jeunesse de la diaspora sont absorbés et perdus pour nous. »


Pour Adam Keller, de Gush Shalom, groupement israélien pour la paix, cela fait référence tant à une crainte générale en Israël que le peuple juif disparaisse un jour par l’assimilation qu’à une inquiétude plus spécifique : s’il veut survivre, Israël doit recruter davantage de juifs pour sa «  guerre démographique » contre les Palestiniens.


La question de l’assimilation a été imposée brutalement au premier plan par une série d’enquêtes sur plusieurs années conduites par l’Institut de Planification d’une politique pour le peuple juif, cercle de réflexion établi à Jérusalem en 2002 et comprenant des officiels de haut niveau, israéliens et de la diaspora.


La recherche de l’Institut a montré qu’Israël est le seul pays au monde avec une importante population juive qui ne régresse pas en nombre. Le déclin ailleurs est attribué tant aux faibles taux de natalité qu’aux mariages mixtes qui se généralisent.


Selon l’Institut, environ la moitié des juifs d’Europe occidentale et des Etats-Unis ont été assimilés par un mariage mixte, et pour ce qui concerne ceux de l’ancienne Union soviétique, le taux monte à 80%.


Israël, dont la population juive de 5,6 millions représente 41% des juifs dans le monde, a fait barrage aux mariages entre ses juifs et les citoyens arabes en refusant de reconnaître ces mariages, à moins qu’ils n’aient lieu à l’étranger.


La campagne de propagande s’adresse en particulier aux juifs des Etats-Unis et du Canada dont les 5,7 millions de juifs de ces deux pays constituent la population juive la plus grande au monde. La plupart appartiennent au courant de la Réforme du judaïsme libéral qui, contrairement aux orthodoxes, ne s’oppose pas au mariage mixte.


Un tiers des juifs de la diaspora sont supposés avoir de la famille en Israël.


Selon les organisateurs de la campagne, plus de 200 Israéliens ont appelé sur une ligne spéciale pour donner les noms de juifs vivant à l’étranger à la suite de la première annonce télévisée parue mercredi. Ils donnaient les adresses mel et Facebook et les comptes Twitter.


Le clip de 30 secondes présente une série de photos de personnes disparues, affichées à des coins de rue, dans des passages souterrains et des cabines téléphoniques, montrant des photos de jeunes juifs avec, en dessous, le mot « Lost » (Perdu-e) en différentes langues. Une voix off dans le clip demande à ceux qui « connaissent un jeune juif vivant à l’étranger » d’appeler sur la ligne spéciale. « Ensemble, nous allons renforcer leur lien avec Israël, pour que nous ne les perdions pas. »


La campagne est appuyée par un programme soutenu par le gouvernement, Masa, qui subventionne des séjours et des stages en Israël, d’au maximum un an, afin de persuader les juifs à immigrer et à devenir des citoyens. Environ 8 000 juifs de la diaspora participent à ce programme chaque année.


Le gouvernement a essayé de développer Masa à côté d’un programme concurrent, Birthright Israel, (droit inné à Israël), qui fait venir près de 20 000 jeunes de la diaspora en Israël tous les ans, pour des voyages de 10 jours sponsorisés, pour rencontrer des soldats israéliens et visiter des sites en Israël et en Cisjordanie mis en valeur comme sites importants pour le peuple juif.


Bien que Birthright soit considéré comme utile pour donner une image positive d’Israël, des responsables craignent qu’il n’ait qu’un impact limité pour attirer ses participants, principalement d’Amérique du Nord, à venir s’installer en Israël. Beaucoup d’entre eux voient ces séjours comme des vacances gratuites.


Les différences de démarche entre les deux programmes ont été soulignées en juillet, quand le directeur de Birthright, Shlomo Lifshittz, démissionna et intégra Masa, après avoir déclaré à la presse israélienne qu’on lui avait interdit d’inciter les participants à Birthright à émigrer vers Israël et à rejeter les mariages mixtes.


En lançant la campagne, le directeur exécutif de Masa, Ayelet Shilo-Tamir, a averti que l’assimilation, dans le monde entier, mettait les juifs «  au bord d’une croissance négative ».


Selon les responsables de Masa, les jeunes juifs qui participent à leurs projets ont renforcé leur identité juive et sont plus susceptibles de devenir des militants, politiquement et socialement, en faveur de tout ce qui concerne Israël.


La campagne a très vite provoqué une vague de discussions sur les sites et blogs juifs, spécialement aux Etats-Unis, certains parlant de «  discorde » et d’insulte à l’égard des enfants juifs nés d’un mariage mixte. Un lien vers la campagne « Lost » de Masa a été retiré de la page d’accueil du site de la campagne, hier, sans doute à cause de ces réactions violentes.


Cependant, la campagne va probablement trouver un écho en Israël où un sondage en 2007 a révélé que 46% des juifs israéliens pensaient que tous les juifs devaient vivre en Israël, car c’était « la seule façon pour Israël et le peuple juif de se renforcer ».


Cette position a été reprise par les dirigeants israéliens, bien que la plupart aient pris garde de ne pas de bouleverser l’équilibre délicat des relations avec les communautés de la diaspora.


L’ancien Premier ministre Ariel Sharon avait été jugé avoir dépassé les bornes en 2004 quand, pendant son séjour en France, il avait pressé les juifs français de partir en Israël parce que la France vivait «  une propagation de l’antisémitisme le plus sauvage ».


Sharon n’avait pas mâché ses mots en disant qu’il voulait qu’un million de juifs immigrent en Israël pour endiguer une « menace démographique » venant de la croissance rapide des populations palestiniennes, tant en Israël que dans les Territoires occupés. La parité numérique entre juifs et Palestiniens vivant dans la région est attendue dans une décennie.


Ce thème a été repris pas ses successeurs, Ehud Olmert et Benjamin Netanyahu.


Il existe une crainte grandissante en Israël du fait des taux d’immigration qui ne cessent de baisser depuis la grande vague du million de juifs arrivés d’Union soviétique dans les années 90. Le nombre des intégrations en Israël pour l’année dernière - 16 500 - est le plus bas depuis les années 80. On croit également qu’il y a une tendance croissante chez les juifs aisés à quitter Israël pour aller vivre à l’étranger, bien que les chiffres ne soient pas publiés.


Mr Keller, de Gush Shalom, dit que peu de juifs aux Etats-Unis ou en Europe, principales cibles de la campagne, viennent en Israël par nécessités matérielles. «  Ils viennent pour des motifs idéologiques, et beaucoup d’entre eux sont des nationalistes de droite qui peuvent être attirés par la colonisation en Cisjordanie. »


Le gouvernement israélien et diverses organisations subventionnent l’immigration des juifs de la diaspora vers Israël.


L’an dernier, l’Agence juive a donné la responsabilité d’installer les nouveaux immigrés à Nefesh B’Nefesh, une organisation privée qui fait la promotion d’une douzaine de colonies de Cisjordanie sur son site web, notamment des communautés jusqu’au-boutiste telles que Kedumim, près de Naplouse, et Efrat, près de Bethléhem.


« La semaine dernière, la télévision israélienne a montré un groupe d’immigrants arrivant en Israël pour se rendre à Efrat, » dit Mr Keller. « On les a montrés accueillis à l’aéroport par une grande foule d’Israéliens applaudissant et agitant des drapeaux en soutien. »


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MessagePosté le: Jeu 10 Sep - 18:04 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 8 Juin - 13:16 (2010)    Sujet du message: Israel : Appel à dénoncer les mariages avec des non-juifs Répondre en citant

Les Egyptiens mariés à des Israéliennes seront déchus de leur nationalité
AFP/Jonathan Nackstrand Par RFI
6 juin 2010 - 198
http://www.rfi.fr/afrique/20100605-egyptiens-maries-israeliennes-seront-dechus-leur-nationalite

Citation:


Des milliers d'Egyptiens se marient en Israël

La Haute cour administrative du Caire a confirmé samedi 5 juin 2010 un jugement du tribunal administratif privant de la nationalité égyptienne tout citoyen ayant épousé une Israélienne. Il ne faut pas permettre la naissance d'une génération « qui ne soit pas loyale à l'Egypte et au monde arabe » a fait valoir l'avocat qui a porté plainte en justice. Une décision qui arrive à un moment où jamais Israël n’a été aussi impopulaire.

C’est en janvier 2009 que l’avocat islamiste Nabil al-Wahch a intenté son action devant le tribunal administratif. Il réclamait la généralisation de l’application d’un décret du ministère de l’intérieur privant des Egyptiens ayant épousé des Israéliennes de leur nationalité. Al-Wahch se basait dans sa demande sur l’article 2 de la Constitution stipulant que la charia islamique est « la source principale des lois » et, selon lui, sur le « danger que représente l’entité sioniste pour la sécurité nationale » égyptienne.

On estime à cinq mille le nombre d’Egyptiens ayant épousé des Israéliennes. Il s’agit dans la quasi-totalité des cas d’Egyptiens qui ont émigré en Israël pour y trouver du travail et qui se sont mariés avec des arabes musulmanes israéliennes pour obtenir un permis de séjour ou pour fonder tout simplement une famille.

Ces Egyptiens, lors du verdict du tribunal administratif avaient menacé d’entamer une grève de la faim et de poursuivre l’Egypte devant les instances internationales des droits de l’homme.
Rappelons que l’Egypte a signé un traité de paix avec Israël depuis 1979 mais que les relations entre les deux pays ont toujours été tendues.



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MessagePosté le: Mar 13 Juil - 03:25 (2010)    Sujet du message: Israel : Appel à dénoncer les mariages avec des non-juifs Répondre en citant

La loi reconnaît désormais le mariage civil en Israël
Blog Terre d'Israël
19 mars 2010
http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=18959

... pour les gens affirmant ne pas avoir de religion. Elle a été conçue pour les couples dont au moins un membre est non reconnu comme juif selon la halakha (loi juive).

Citation:


Une petite révolution s’est opérée, doucement, en Israël en matière du statut personnel.

La Knesset a adopté cette semaine une loi reconnaissant le mariage civil en Israël pour les gens affirmant ne pas avoir de religion. Elle a été conçue aux couples dont au moins un membre est non reconnu comme juif selon la halakha (loi juive).

Ce texte, adopté en troisième lecture par 56 voix contre 4, a été présenté par le député David Rotem, du parti de droite nationaliste Israël Beiteinou dirigé par le chef de la diplomatie Avigdor Liebermann.

M. Rotem a évoqué « un jour historique » après l’adoption de son projet de loi car, pour la première fois depuis la création d’Israël en 1948, la notion de mariage civil en Israël apparaît dans un texte légal, même s’il ne concerne que les agnostiques ou athées, une frange marginale de la société. Hormis ce cas de figure, seul le mariage religieux est reconnu en Israël.

Toutefois, le mariage civil, lorsqu’il est célébré à l’étranger, est transcrit à l’état civil par le ministère de l’Intérieur.

« Cela permettra à 60.000 Israéliens qui se disent agnostiques de pouvoir convoler en justes noces. C’est un grand pas pour la société israélienne », a estimé mardi M. Lieberman à la radio publique.

Les élus des partis Shass et Judaïsme unifié de la Torah, qui sont membres de la coalition au pouvoir, étaient absents lors du vote. Les députés de Kadima, le principal parti d’opposition, ont en revanche approuvé la nouvelle loi.

Le sujet du mariage civil en Israël était aussi un des grands sujets de débats entre les partis religieux et Israël Beiteinou d’Avigdor Liebermann dans le cadre des pourparlers de coalition en mars de l’année dernière. Durant la dernière campagne électorale en février 2009, M. Liebermann, d’origine moldave, s’était engagé à permettre à quelque 300.000 immigrants de l’ex-URSS, non considérés comme juifs et arrivés en Israël au titre de la Loi du retour, de pouvoir se marier civilement en Israël.

Les activistes de la communauté russophone, souvent confrontée à ce problème, estiment que le projet de Rotem apporterait une solution à environ 10 % des couples. Cette loi a été adoptée par fort appui russophone.

L’ancien grand rabbin d’Israël et actuel grand rabbin de Tel-Aviv, Israël Meyer Lau est un farouche opposant au sujet du mariage civil. En mars 2009, lors du congrès du centre rabbinique européen à Paris, Lau a évoqué le sujet en déclarant que « les mariages mixtes (entre Juifs et non Juifs) étaient une terrible catastrophe qui touchait Israël ».

Selon lui, ce qui est plus terrible encore, c’est que quelqu’un essaie d’ouvrir les portes à ce phénomène à l’intérieur même d’Israël. «Nous n’avons pas besoin de cette importation ! On veut faire entrer le pluralisme, le libéralisme, la réforme ? Il y a assez de pays qui prétendent à cela. Il y a 192 pays démocratiques mais il n’y a qu’un seul pays juif. » a t-il déclaré.

Le grand Rabbin d’Israël, Yona Metzger, a, quant à lui, rappelé l’année dernière que les deux rabbins qui peuvent trancher sur le sujet, le rabbin Yossef Shalom Elisha et le Rabbin Ovadia Yossef, n’ont toujours pas pris leur décision sur un compromis possible qui permettrait aux Juifs de se marier avec des non Juifs.

Metzger avait souligné plut tard qu’il : « sera inconcevable de permettre au sein de l’Etat d’Israël les mariages mixtes comme le veut Liebermann ».

Certains rabbins orthodoxes étaient favorables au mariage civil en Israël. Isaac Lifshitz, rabbin, docteur en philosophie à Jérusalem, estime que “La Torah laisse l’homme libre de choisir le régime qui lui plaît.”

L’ancien grand rabbin sépharade Bakshi-Doron souhaitait la séparation de la religion et de l’Etat. Il estimait aussi que le mariage civil devait être permis en Israël.

Il parait donc que la démocratie qui a finalement tranché ce débat délicat en Israël. Le mariage civil fera désormais parti du paysage israélien au bénéfice des gens qui affirment ne pas avoir de religion. Cette loi reconnaît le mariage des agnostiques et des athées.

Si en effet plusieurs rabbins s’opposent au mariage civil, ce n’est pas seulement par respect de la halakha [loi juive] mais pour préserver le judaïsme et le peuple juif. Ils veulent que l’Etat juif se comporte comme tel. Il était possible de le comprendre, mais il faut aussi savoir que le prix à payer était trop élevé. Le nombre de couples israéliens qui choisissent d’aller se marier à Chypre est trop important pour être indéfiniment ignoré.

En plus la situation actuelle était en effet problématique avant l’adoption de cette loi, et pas seulement dans le cas des mariages mixtes : il arrive fréquemment que deux personnes se marient conformément à la loi juive, mais ne divorcent pas selon les règles, ce qui engendre des problèmes. Or s’ils ne s’étaient pas mariés conformément à la halakha [loi juive], la séparation ne serait pas aussi problématique. La loi juive sied aux personnes qui sont désireuses de la suivre.

Les problèmes de fond donc ne se règlent pas par la loi mais par l’éducation. L’actuel Ministre de l’Education, Guideon Saar, prépare une liste de textes juifs importants qui devront être étudiés par les étudiants israéliens. C’est à notre sens une mesure positive, permettant d’instruire les Israéliens de textes largement méconnus appartenant à l’héritage juif.

Guideon Saar a annoncé aussi sa volonté de faire de l’hébreu une matière centrale en 2010. Des cours d’expression orale seront donnés dans les écoles primaires et les collèges. Les programmes d’amélioration de la lecture au collège seront également renforcés. Les élèves du secteur arabe suivront un projet similaire dans leur langue.

Ftouh Souhail, Tunis

NOTE / Le 25.02.10 la proposition de loi du député Kadima Meïr Chetrit autorisant le mariage civil en Israël a été rejetée par 58 vois contre 22, lors de sa lecture préliminaire. Un tiers des députés Kadima étaient absents lors du vote par appel nominal. Il a été conçu pour contrer Israël Beiteinou, qui avait promis dans sa plate-forme électorale de soumettre un projet de loi autorisant l’union civile dans l’année suivant son entrée en fonction. Ce délai expirait le 31 mars 2010.

Rappelant enfin les vacances parlementaires ont débuté depuis ce mercredi 17 MARS 2010 pour la Knesset. Les députés israéliens reviendront dans 5 semaines dans l’hémicycle.



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MessagePosté le: Mer 4 Aoû - 04:28 (2010)    Sujet du message: Israel : Appel à dénoncer les mariages avec des non-juifs Répondre en citant

Israel s'apprête à une expulsion massive d'enfants de sans-papiers

«Les enfants ne doivent pas devenir un moyen d'obtenir un visa de séjour pour les parents», souligne Zvi Hauser, secrétaire général du gouvernement.

Shevah Weiss, rescapé des camps de la mort nazi, ancien président du Parlement, a exprimé sa «honte» et a appelé le président Shimon Pérès à «mettre tout son poids moral dans la balance» pour empêcher ces expulsions.


Citation:


Israël expulse 400 enfants d'immigrés illégaux
Le Figaro -Marc Henry
3 août 2010 - 276
http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/02/01003-20100802ARTFIG00497-israel-expulse-400-enfants-d-immigres-illegaux.php

La décision du gouvernement déclenche une vague d'indignation. L'État hébreu compte 200.000 travailleurs clandestins.

«Je veux rester en Israël.» Cette supplique répétée dans un hébreu sans accent par des dizaines de petits enfants d'origine asiatique ou africaine aux grands yeux apeurés hante la conscience de nombreux Israéliens. La décision prise par le gouvernement d'expulser 400 enfants d'immigrés en situation illégale tout en autorisant 800 autres à rester dans le pays a déclenché une vague d'indignation.

Benyamin Nétanyahou estime pourtant avoir fait preuve du maximum d'humanité. «Notre première considération est humanitaire, mais nous ne voulons pas encourager des centaines de travailleurs à affluer dans notre pays», a expliqué le premier ministre. Il faisait allusion à l'infiltration par la frontière égyptienne de milliers d'Africains, originaires d'Érythrée et du Soudan. Leur nombre pourrait atteindre 15.000 cette année, le double par rapport à 2009. Au total, quelque 200.000 travailleurs illégaux séjourneraient en Israël contre 90.000 légaux. Ils viennent des Philippines, de Thaïlande, de Chine, de Russie, de Turquie ou de Roumanie. Et servent de main-d'œuvre bon marché dans l'agriculture, le bâtiment, les services aux personnes âgées, à la place des Palestiniens, pour la plupart interdits de séjour par crainte des attentats.

«Les enfants ne doivent pas devenir un moyen d'obtenir un visa de séjour pour les parents», souligne Zvi Hauser, secrétaire général du gouvernement. Selon lui, il n'y a aucune raison de «dramatiser, ou d'agir uniquement en fonction d'élans de compassion (…) Les pays européens ont pris des mesures beaucoup plus dures contre les illégaux». Ce proche de Benyamin Nétanyahou souligne que des critères «impartiaux» ont été utilisés pour choisir les 800 enfants d'immigrants, qui pourront rester en Israël malgré l'expiration du permis de travail ou du visa de touriste de leurs parents. Les enfants de plus de 5 ans nés en Israël parlant l'hébreu, scolarisés, sont ainsi autorisés «exceptionnellement» à demeurer en Israël avec leurs parents. Détail important : ce dispositif ne concerne pas ceux qui se sont infiltrés et n'ont jamais eu un statut légal.

Le «geste» consenti par le gouvernement est toutefois loin de faire l'unanimité. Au sein du cabinet, 10 ministres sur 23 ont voté contre les expulsions d'enfants. «Nous ne pouvons pas faire payer à ces innocents les erreurs de notre politique d'immigration, ce n'est pas digne d'un État juif», s'indigne Yossi Peled, ministre sans portefeuille du Likoud, le parti de Benyamin Nétanyahou. «Ce n'est plus l'État que j'ai connu, qui expulse des enfants», s'est exclamé Benyamin Ben-Eliezer, ministre travailliste du Commerce et de l'Industrie.

Des personnalités de la société civile se sont mobilisées. Shevah Weiss, rescapé des camps de la mort nazi, ancien président du Parlement, a exprimé sa «honte» et a appelé le président Shimon Pérès à «mettre tout son poids moral dans la balance» pour empêcher ces expulsions. Péhéra Hodorof, président de la branche israélienne de l'Unicef, a estimé que les autorités ne pouvaient pas se permettre de «violer ainsi la convention internationale des droits de l'enfant» qu'Israël a signée.


Endiguer l'immigration clandestine

Certains commentateurs ont eu la dent encore plus dure, tout en étant partisans d'une politique plus efficace pour endiguer l'immigration clandestine. «Sommes-nous devenus fous ? Nous allons être présentés dans les médias étrangers comme des rapaces, cruels, des sans-cœur avec des images d'enfants en pleurs, et des parents effrayés au milieu de policiers», prévoit Eytan Haber dans le quotidien Yédiot Aharonot. Ben Caspit, du quotidien Maariv, souligne pour sa part que le gouvernement ferait mieux de trouver une solution pour empêcher l'infiltration en masse d'Afrique plutôt que de s'acharner «sur quelques centaines d'enfants qui parlent hébreu, rêvent en hébreu et qui voudront une fois grands servir dans l'armée».



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