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Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises

 
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 02:08 (2009)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

Avertissement sans frais de N. Sarkozy à B. Obama par l'intermédiaire de Newsweek :
Si vous intervenez sur mes banlieues, vous m'aurez contre vous. Nous avons mieux à faire.


Citation:


Newsweek, 5 octobre 2009 :

Ce n’est pas qu’une affaire de politique et de personnalités, mais de diplomatie. Dans les "banlieues" françaises en difficulté, nombreux sont les jeunes d’origine Arabe et Africaine qui ont remplacé les T-shirts à l’effigie du Che pour arborer le visage d’Obama.

Un récent sondage Transatlantic Trends montre qu’Obama bénéficie d’une incroyable cote de popularité de 88 % en France, alors que Sarkozy n’obtient que des scores inférieurs à 50 %.

Lors d’une réunion privée, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en France fut mis en garde par des journalistes français : si Sarkozy en venait un jour à craindre de voir le président américain le court-circuiter et s’adresser directement au peuple français sur des questions importantes, l’amitié facilement irritable de Sarkozy pourrait se muer en franche hostilité.




Citation:


Dans Newsweek : "Sarkozy et le complexe Obama"
Nouvelobs.com  - Par Christopher Dickey, Traduction de Newsweek par David Korn
2 octobre 2009
[url=http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20091002.OBS3341/dans_newsweek__sarkozy_et_le_complexe_obama.html[/url]


L'illusion d'un front uni des deux présidents n'est que la version officielle. Officieusement, Nicolas Sarkozy veut être le chef et veut agir.

La semaine dernière à Pittsburgh, le président français Nicolas Sarkozy, le président Barack Obama et le premier ministre britannique Gordon Brown ont présenté l’image d’un front uni dans leur détermination face à l’Iran. C’était la version officielle.

Tous trois ont produit des déclarations en parfait accord, dénonçant la construction par la République Islamique d’une usine nucléaire secrète. Au sein de ce bel étalage de solidarité, le langage des corps faisait passer un message contradictoire. Si Obama et Brown étaient effectivement côte à côte, Sarkozy était à l’écart, un peu comme l’homme à qui l’on a demandé d’être le témoin de mariage d’un inconnu.

Dans son for intérieur, peut être pensait-il qu’il aurait dû être la vedette du spectacle – ou du moins, Obama et lui. Le G20 auquel ils participaient est un forum dont Sarkozy a l’an dernier incité la création. Et le gouvernement de Sarkozy a été le premier à confronter l’Iran sur le sujet de ses intentions nucléaires.

Sarkozy veut être le chef : il indiquait très clairement l’an dernier ne pas vouloir abandonner la présidence de l’Europe à l’issue de son mandat de six mois. Sarkozy veut agir : il l’a montré, sur des théâtres d’opération aussi lointains que le Golfe d’Aden, où les troupes françaises furent les premières à cesser de payer les rançons exigées par les pirates somaliens et à faire usage de leurs armes. Et Sarkozy peut à bon droit se vanter du fait que, là où il a montré le chemin, Obama a suivi.

Depuis l’accession de Sarkozy à la présidence, à l’été 2007, un an et demi avant Obama, il est en avance sur les Etats-Unis sur un certain nombre de questions, parmi lesquelles les pirates somaliens, l’Iran, le G20, la prime à la casse, la taxe carbone, "l’Afghanisation" de la guerre d’Afghanistan, l’apaisement de la belligérance russe, et la recherche de la paix avec la Syrie. Son style consiste à être partout à la fois, tout le temps — la presse française l’a baptisé l’hyperprésident — et à cet égard, Obama semble également parfois marcher dans ses traces.

Mais ce n’est pas le cas. En fait, les relations entre les deux chefs d’état sont loin d’être au beau fixe, voire de fonctionner toujours de façon efficace. On se demande même parfois si Obama remarque son homologue hypercinétique. Et cela explique la fixation sur Obama qui semble s’être emparée de l’ambitieux parisien. Peu de gens, hors de France, s’attendent à voir le leader de la cinquième économie du monde donner le ton sur les grands problèmes de l’heure. Mais c’est exactement ce que Sarkozy, qu’on appelle parfois "l’Américain" chez lui, recherche parfois. Avec lui, le partenariat Paris-Washington est devenu par bien des côtés la relation bilatérale la plus dynamique au sein de l’Alliance Atlantique, et contribue à fixer les enjeux au niveau international. Comme l’ont montré leurs discours respectifs aux Nations Unies et au G20, Obama et lui sont des internationalistes résolus, possédant une vision similaire d’un nouvel ordre économique mondial, plus équitable et plus régulé. Toutefois — et là se situe une partie du problème — tous deux sont déterminés à rester en tête de toute initiative dans le domaine : Obama en tant que président des Etats-Unis, et Sarkozy du fait de son énorme ambition, et de l’ambition qu’ont les Français pour leur président.

La question qui taraude Sarkozy, c’est de savoir s’il est reconnu en tant que partenaire d’un tandem de patrouilleurs du globe — et si le duo arrivera à réaliser ses objectifs. Les personnalités très différentes des deux présidents entrent parfois en collision : Obama, souriant mais distant, traite Sarkozy comme l’un de ses nombreux "presque égaux" sur le continent européen, tandis que Sarkozy, l’homme des claques dans le dos, aime à appeler le président américain son "pote", sans que cette faveur ait jamais été suivie de retour. Lorsqu’ils sont tous deux ensemble sur l’estrade, comme en juin dernier, à l’occasion des commémorations du débarquement de Normandie, on croirait assister à une scène où Joe Pesci, l’acteur des rôles de durs à cuire râblés, tout en tics et en attitude, donne la réplique à Denzel Washington, tout en dignité et en réserve. Quand Obama a décliné de participer à la photo de famille avec Sarkozy, la colère de l’Élysée devant ce qui fut ressenti comme un affront a fait sensation dans la presse parisienne.

Le complexe d’Obama de Sarkozy est aujourd’hui un motif de spéculation permanente dans la presse française — et pourrait se révéler un véritable problème si l’administration Obama ne fait pas plus d’effort pour le comprendre. Ce n’est pas qu’une affaire de politique et de personnalités, mais de diplomatie. Dans les "banlieues" françaises en difficulté, nombreux sont les jeunes d’origine Arabe et Africaine qui ont remplacé les T-shirts à l’effigie du Che pour arborer le visage d’Obama. Un récent sondage Transatlantic Trends montre qu’Obama bénéficie d’une incroyable cote de popularité de 88 % en France, alors que Sarkozy n’obtient que des scores inférieurs à 50 %. Lors d’une réunion privée, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en France fut mis en garde par des journalistes français : si Sarkozy en venait un jour à craindre de voir le président américain le court-circuiter et s’adresser directement au peuple français sur des questions importantes, l’amitié facilement irritable de Sarkozy pourrait se muer en franche hostilité.

La semaine dernière, le journaliste de télévision David Pujadas osait demander directement à Sarkozy s’il existait "une concurrence pour le leadership" entre lui et Obama. "Il n’y a pas de concurrence" a assuré Sarkozy, dissimulant avec peine sa contrariété. "Je connais ma place. Je dirige un grand pays. Il est président de la première puissance économique du monde". Rappelant la longue tradition, souvent oubliée, des "liens d’amitiés" qui unissent les deux pays, Sarkozy a déclaré que "nous avons tout intérêt à voir M. Obama réussir". Il prit néanmoins la peine de préciser qu’il n’hésiterait pas à croiser le fer avec Obama sur certaines questions, d’ordre commercial par exemple — rappelant ses efforts en vue de conclure avec le Brésil un lucratif contrat pour la livraison d’avions de chasse. Alors qu’Obama s’était paraît-il entretenu au téléphone avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour lui vanter les mérites du Boeing F-18, Sarkozy s’est rendu en personne à Brasília pour sceller (d’aucuns diraient chiper) un accord pour l’achat du Rafale franco-européen.

De toute évidence, le partenariat n’est pas aussi sympathique que celui qu’entretenaient le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président Ronald Reagan. Ce que regrette clairement Sarkozy. Rien d'étonnant. Le problème n’est pas idéologique : Sarkozy aussi bien qu’Obama sont des réalistes, qui sur bien des problèmes d’ordre global gravitent d’emblée vers le pragmatisme. Ils divergent peut-être sur certains points, comme sur l’opportunité du plafonnement des bonus dans le secteur financier, mais sont d’accord sur les thèmes fondamentaux, comme le besoin de mettre en place un système de régulation plus efficace du système financier international.

Les deux hommes ont fait campagne sur le thème de la rupture (un exploit pour Sarkozy, lui-même membre du gouvernement sortant). Une fois élus, tous deux ont semblé vouloir tout changer en même temps. Sarkozy a poussé à une révision radicale des politiques environnementale. Obama aussi. Sarkozy a mis en place un programme très efficace de prime à la casse pour les voitures anciennes afin de subventionner l’achat de nouvelles voitures plus vertes. Obama aussi. Sarkozy a placé le Moyen-Orient au centre de sa politique étrangère, s’ouvrant à la Syrie et se concentrant sur la menace nucléaire iranienne. Obama aussi, mais voilà : tout ça, Sarkozy l’avait fait avant même qu’Obama n’ait prêté serment.

Sarkozy, toujours un peu frimeur, est également bien plus franc sur une stratégie pouvant être perçue comme obsessionnelle. En janvier 2008, après huit mois à son poste (comme Obama aujourd’hui) et critiqué en raison du trop grand nombre de chantiers mis en route et du peu de succès obtenus, il déclarait aux journalistes : "On ne peut espérer obtenir de résultats à moins de tout changer à la fois". Sinon, on laisse les forces opposées au changement se liguer contre vous, ajoutait-il, jusqu’au blocage total. "Les Français doivent savoir ceci : j’ai une passion pour l’action et je veux agir", déclara-t-il. Obama, en contraste, n’invoque jamais le "je" – il cherche toujours la solution qui pourra être mise en pratique.

De telles différences de styles risquent d’avoir des conséquences sur la substance. En Afghanistan, par exemple. Sous Sarkozy, la France a cette année rejoint le commandement intégré de l’Otan, et répondu aux demandes de l’administration Bush d’envoi de troupes alliées supplémentaires en Afghanistan, portant à près de 3.000 hommes les effectifs du contingent français. Mais la façon dont Sarkozy remet encore et encore la question sur le tapis en public, suggère qu’il a le sentiment de ne pas avoir été suffisamment payé de retour. Aujourd’hui, Obama revient chercher auprès de ses alliés un appui supplémentaire. Il se pourrait qu’un Sarkozy en proie à l’amertume et au manque de reconnaissance soit moins enclin à jouer le jeu.

Il serait facile d’aplanir ces différends si les deux chefs d’état partageaient cet état de confiance totale que les Français appellent "complicité". Ce n’est pas le cas. Le président des Etats-Unis est un politicien formé à la dure à l’école de Chicago, mais pas assez dur pour le français. Sarkozy s’est débrouillé pour écraser, ou absorber, toute opposition (il a même fait traduire en justice son plus âpre rival dans les rangs gaullistes, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, pour une supposée campagne de diffamation organisée contre lui). L’incapacité d’Obama à faire de même et à passer en force pour réaliser son programme contre son opposition semble avoir déçu Sarkozy. Obama est "courageux" et "comprend les enjeux", déclarait Sarkozy à la presse la semaine dernière, "mais il est en avance par rapport à son pays". Au printemps dernier, Sarkozy aurait déclaré à un groupe de parlementaires lors d’un déjeuner à l’Élysée qu’Obama "n’avait jamais dirigé un ministère de sa vie", et "n’est pas toujours à la hauteur en matière de décision et d’efficacité".

Quel dommage, en conséquence, que ces deux hommes ne soient pas plus proches. Lorsque la relation fonctionne, les résultats peuvent être étonnants, car Sarkozy amène avec lui non seulement les ressources de la France, mais celles de l’Europe. La Somalie en est un bon exemple. L’hiver dernier, un certain nombre de flottes multinationales tentaient de régler la menace grandissante que des pirates agissant au large de la corne de l’Afrique font peser sur le commerce international. L’Otan se révélait impuissante, tout comme la force ad hoc réunie par les Etats-Unis à Bahrein. Les commandants des navires de guerre se montraient réticents à ouvrir le feu sur les pirates et incertains sur la marche à suivre en cas de capture. Les corsaires à Kalachnikov ne cessant de faire monter les enchères, Sarkozy s’est débrouillé pour créer avec l’Union européenne une force plus agressive et conclure avec le Kenya un accord permettant d’y transférer les pirates capturés pour qu’ils y soient traduits en justice.

En avril, quand des pirates Somaliens se sont emparés du Maersk Alabama et de son équipage américain et ont pris en otage son capitaine, la marine américaine s’est inspirée du précédent français, alors solidement établi. Elle a entraîné les pirates en haute mer et leurs tireurs d’élite ont attendu une fenêtre de tir, avant de presser la détente au moment idoine, tuant les Somaliens et libérant le capitaine.

"Aujourd’hui, tout marche sur des roulettes" déclare un officiel américain qui travaille en étroite collaboration avec la France sur l’Otan et les questions associées, mais n’est pas autorisé à en parler. "Sarkozy est un activiste avec lequel on peut travailler". Ce qui suggère également que ce n’est pas quelqu’un qu’on a envie de voir travailler contre soi.



Dernière édition par Admin le Ven 11 Juin - 05:50 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 02:08 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 11:35 (2009)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

L'ambassadeur d'Obama débute son mandat par Villiers-le-Bel
Par Sophie Verney-Caillat - Rue89
20 septembre 2009
http://www.rue89.com/2009/09/20/lambassadeur-dobama-debute-son-mandat-par-v…
 

La visite du diplomate américain dans la ville des émeutes de 2007 est un signal adressé à la classe politique française.
 

L'inauguration d'une fresque murale au collège Martin Luther King de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) aurait pu n'être qu'un événement local du genre convenu et policé. Mais la présence, dans cette ville-symbole du malaise des banlieues, du représentant de Barack Obama en France en faisait déjà un petit événement diplomatique.
 

La proposition, par le directeur général de Cultures France Olivier Poivre d'Arvor de créer une année culturelle franco-américaine a achevé d'inaugurer une nouvelle ère politique entre les deux pays, après des années de glaciation sous les présidences Bush et Chirac.
 

Une telle initiative serait une première pour les Etats-Unis.
 

Lorsqu'il lance l'offre de services à « Son Excellence » l'ambassadeur Charles H. Rivkin, tout juste nommé, le représentant de Bernard Kouchner a conscience de la portée du geste :
 

« Ce serait une première pour les Etats-Unis. Il n'y a jamais eu d'année américano-russe ou américano-chinoise ou autre, alors que nous célébrons cette année le Brésil après bien d'autres pays… mais ça ne s'est jamais fait avec les Etats-Unis. »
 

Rendez-vous a été pris pour essayer de mettre à l'agenda des deux présidents le sujet, dans l'espoir d'une concrétisation en 2013.
 

Olivier Poivre d'Arvor ne cache pas les bénéfices attendus d'un projet « bilatéral » : il doit permettre de « rénover nos images réciproques, sortir des stéréotypes », et présume déjà que « converser avec le modèle culturel français devrait intéresser (la) personnalité » du président Obama.
 

La France a tout à y gagner : Obama incarne un modèle pour de très nombreux jeunes de couleur, il rend ainsi indirectement service à une classe politique française qui ne sait plus sur quel ton s'adresser à sa banlieue.
 

Dans sa volonté de développer une stratégie de « soft power » (une « puissance douce » capable d'influencer les autres acteurs sans recourir à la force), la diplomatie d'Hillary Clinton, secrétaire d'Etat, pourrait également y trouver son compte.
 

L'ambassadeur invite à « faire confiance au talent » des jeunes des cités.
 

Pour Villiers-le-Bel, qui « a acquis une notoriété internationale fin 2007 », comme le souligne ironiquement son maire Didier Vaillant (PS), recevoir ce proche d'Obama était déjà un sacré coup de pouce en vue d'améliorer son image médiatique.
 

Les propos de Charles Rivkin sur l'« énergie créatrice » de ces quartiers, les encouragements envers cette jeunesse « dans toute sa diversité » à faire « confiance à son talent » ont fait chaud au cœur à cette population trop souvent délaissée et privée de services publics.
 

Aux médias qui ont relayé en boucle les émeutes urbaines consécutives à la mort de deux jeunes, tués par une voiture de police, l'édile rappelle :
 

« Nous voulons montrer que oui il s'est passé quelque chose pendant deux jours mais il se passe aussi des choses le reste de l'année ».
 

C'est cette célébrité soudaine acquise par Villiers-le-Bel en 2007 qui a amené les équipes du Mural Art Program de Philadelphie à choisir cette ville, avec Bondy et Bagnolet (en Seine-Saint-Denis), pour y faire venir des artistes pour réaliser, avec les jeunes des quartiers, une œuvre murale géante.
 

« Reconnaître la diversité de notre propre société »
 

Ici, sur la façade d'un collège que ses élèves ont exceptionnellement eux-mêmes choisi de baptiser Martin Luther King, ils ont peint une figure géante du pasteur noir, leader du mouvement des droits civiques, mort assassiné en 1968. Le visage du pasteur est l'oeuvre des artistes américains, et les enfants ont réalisé tout le reste, ce qui en fait une vrai oeuvre participative et collective.
 

A Philadelphie, ville-creuset de la culture américaine, ce sont quelque 3 000 murs qui sont ainsi décorés, et « ils ne sont jamais tagués », paraît-il. Un vrai patrimoine, donc. Comme nous y invitait le sociologue Michel Wieviorka au lendemain de la victoire historique d'Obama :
 

« Si nous voulons donner tout son sens au résultat de l'élection américaine, nous devons agir pour reconnaître la diversité de notre propre société. »


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MessagePosté le: Dim 6 Juin - 05:09 (2010)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

Washington à la conquête des colorés français – deuxième épisode

Initialement prévue pour 2012, la date fatidique du 1er juin 2010 pour nos familles franco-étrangères est désormais atteinte. Le répressif français est opérationnel alors que l’alternatif européen ne l’est pas.

Dans une prise de position à caractère dissuasif pour l’exécutif français, Le Monde relaie les appels aux candidatures de la diversité par l’Ambassade des Etats-Unis.

Au passage, un tacle généralisé de Nicolas Sarkozy et de sa mise en avant du polytechnicien en icône de la diversité. « Ils ne sont pas dans une logique d’étiquette, comme nous Français, mais dans une logique d’action : qui agit ? qui innove ? qui propose ? ».

Citation:


Voir également :

Le programme de Nicolas Sarkozy "pour la diversité" : Fabriquer une élite colorée et calmer les banlieues
Le Parti socialiste proposait comme modèle le grand frère de la cité. On sait ce qu'il en est advenu. Le Parti UMP propose comme modèle le grand frère de polytechnnique. Nos familles franco-étrangères savent ce qu'il en adviendra : Supprimer le droit de vivre en famille pour les couples et familles franco-étrangers des classes populaires afin de laisser place aux familles étrangères de l'immigration qualifiée ... Plus de droits pour certains, encore moins pour les autres. La diversité selon Monsieur Sarkozy. Un modèle de méritocratie à la française qui n'est même plus républicain.
http://multinational.leforum.eu/t400-France-Le-programme-de-Nicolas-Sarkozy-pour-la-diversite-ampute-par-le-refus-de-Simone-Veil-de-renoncer-a-l-egalite.htm

Avertissement de N. Sarkozy à B. Obama par l'intermédiaire de Newsweek : Si vous intervenez sur mes banlieues, vous m'aurez contre vous. Nous avons mieux à faire – 3 octobre 2009
Dans Newsweek : "Sarkozy et le complexe Obama"
http://multinational.leforum.eu/t610-Sarkozy-le-complexe-Obama-et-les-banlieues-francaises.htm

L'ambassadeur d'Obama débute son mandat en France par Villiers-le-Bel – 20 septembre 2009
La visite du diplomate américain dans la ville des émeutes de 2007 est un signal adressé à la classe politique française.
http://multinational.leforum.eu/t610-Sarkozy-le-complexe-Obama-et-les-banlieues-francaises.htm#p1300

Les réceptions de la diversité chez l'attachée culturelle américaine à Paris et son artiste de mari tunisien
Comment rire des Noirs, des Arabes, des Juifs et des Français par le Bondy Blog
http://multinational.leforum.eu/t613-L-attachee-culturelle-americaine-a-Paris-et-son-mari-tunisien-recevaient-chez-eux-le-29-sept-des-humoristes-de-differentes-couleurs-et-origines.htm

Discriminer pour mieux régner : Enquête sans complaisance sur la "diversité" dans les partis politiques français. – 4 octobre 2009
A l’occasion des mises en garde de Sarkosy à Obama pour ne pas s’impliquer sur la ségrégation dans nos banlieues, rappel salutaire du traitement de la « diversité » par nos politiques. Paternalisme à gauche, instrumentalisation à droite. Au résultat, clientélisme des "élites" issues de la diversité, enfermés dans leur rôle de demandeurs et de consommateurs de prébendes face à des appareils politiques où la notabilité blanche défend bec et ongle ses postes et organise quelques diversités marketing pour s'en rallier les électeurs.
"Discriminer pour mieux régner : Enquête sur la diversité dans les partis politiques français", Ed. Les Editions De L'Atelier, Avril 2008.
http://multinational.leforum.eu/t611-Discriminer-pour-regner-la-fausse-diversite-en-politique-francaise.htm

La machine administrative à contester la nationalité aux jeunes français issus de l’immigration commence à tourner à plein régime – 14 octobre 2009
http://multinational.leforum.eu/t628-La-machine-administrative-a-contester-la-nationalite-aux-jeunes-francais-issus-de-l-immigration-commence-a-tourner-a-plein-regime.htm#1339




Citation:


Washington à la conquête du "9-3"
Le Monde – Luc Bronner
5 juin 2010 - 195
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/05/washington-a-la-conquete-du-9-3_1368266_3224.html#ens_id=1352228

L'inauguration d'une fresque murale géante à Villiers-le-Bel. Un déplacement à La Courneuve pour rencontrer des jeunes. Une rencontre à Bondy avec une star hollywoodienne. L'ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, multiplie depuis un an les actions en direction des banlieues sensibles. Mais ces opérations symboliques et médiatiques masquent l'ampleur du travail de réseau effectué en France ces dernières années pour identifier les élites des quartiers et des minorités ethniques.

L'ambassade américaine s'est en effet constitué un carnet d'adresses exceptionnel - aujourd'hui le plus complet, le plus pertinent, le plus actualisé sur les banlieues françaises. Au point que ni les partis politiques ou les associations, ni le monde intellectuel ou médiatique - toujours très frileux sur les questions de diversité - ne rivalisent avec le réseau de l'ambassade américaine.

Des dizaines de responsables associatifs, d'éducateurs, d'élus locaux de droite comme de gauche, d'artistes, de jeunes chercheurs ont ainsi été identifiés comme de futures élites de la société française. "C'est fascinant : chaque fois que je rencontre quelqu'un de brillant, il est déjà en contact avec l'ambassade", témoigne Ahmed El-Keiy, 43 ans, présentateur d'un talk-show sur France Ô et un des meilleurs connaisseurs des réseaux de la diversité.

Les plus prometteurs se voient proposer des séjours de deux à trois semaines aux Etats-Unis pour approfondir leurs réflexions sur leurs sujets d'intérêt (Le Monde du 6 mai). Un programme de "visiteurs internationaux" que l'ambassade destinait autrefois aux filières traditionnelles les plus élitistes. Des figures comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon ont ainsi bénéficié de ces dispositifs lorsqu'ils étaient trentenaires.

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains ont en partie réorienté leur stratégie d'influence vers les leaders musulmans des pays occidentaux. Une démarche renforcée par l'élection de Barack Obama. "Notre volonté est d'identifier les futurs leaders français, ceux qui pourront émerger, ceux qui seront amenés à prendre des responsabilités", explique Lora Berg, attachée culturelle de l'ambassade. "Les Américains misent sur un changement socio-démographique en France, complète le chercheur Vincent Geisser, 42 ans, spécialiste de l'islam, parti aux Etats-Unis fin 2009. Ils font le calcul que les élites françaises, aujourd'hui âgées et blanches, vont forcément évoluer, et identifient ceux qui, aujourd'hui en périphérie du système, pourront être demain des leaders."

Loin des fantasmes sur la toute-puissance américaine, le travail de repérage est effectué par une employée française de l'ambassade, Randiane Peccoud, 53 ans, chargée de la société civile ; une méthode simple mais efficace, un travail de veille, la participation à des dizaines de rencontres et le bouche-à-oreille pour savoir qui fait quoi et qui est intéressant.

"C'est simple, Randiane connaît tout le monde", s'émerveille Bruno Laforestrie, directeur de la radio Générations 88.2. "Le Who's Who de la diversité en France, c'est elle qui le tient", glisse Fayçal Douhane, membre du bureau national du PS, parti aux Etats-Unis il y a deux ans. "Ils ne cherchent pas des leaders médiatiques, mais des gens qui agissent, qui sont acteurs, qui produisent quelque chose", relève El-Yamine Soum, 31 ans, sociologue, impliqué dans le réseau de l'ambassade. "Je n'ai jamais vu un réseau pareil", témoigne Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy, invité aux Etats-Unis après les émeutes de l'automne 2005.

Le décalage entre l'activisme américain et la frilosité française est perçu douloureusement. Comme un indice supplémentaire du désintérêt de la société française. "L'ambassade avance sur un territoire vierge qu'aucune institution ne cherche à travailler", note Antoine Menuisier, rédacteur en chef du "Bondy Blog". "Nous sommes identifiés par un autre pays comme un leader potentiel, alors que nous ne sommes pas reconnus ici", ajoute Rokhaya Diallo, 32 ans, présidente des Indivisibles, de retour des Etats-Unis. "Aux Etats-Unis, on nous considère comme un espoir, comme un acteur potentiel de la France de demain", se réjouit Reda Didi, 34 ans, consultant en ressources humaines, président de Graines de France, un groupe de réflexion sur les quartiers.

Même analyse de la part de Majid El-Jarroudi, jeune patron de 33 ans, invité aux Etats-Unis pour un sommet économique : "Ce qui est troublant, c'est qu'on a plus d'écho auprès du gouvernement américain que vis-à-vis des institutions françaises." L'autre surprise vient du pragmatisme absolu dans les stratégies de détection.

"Leur force, c'est qu'ils mettent tout le monde sur le même pied. Ils ne sont pas dans une logique d'étiquette, comme nous Français, mais dans une logique d'action : qui agit ? Qui propose ? Qui innove ? Et pas : Quel est ton diplôme ? Où tu as fait tes études ? Qui est ton père ?", résume l'humoriste Yassine Belattar, un des piliers des réseaux de la diversité en France.



Citation:


Les militants français formés à la méthode Obama
Le Monde
5 juin 2010
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/05/les-militants-francais-formes-a-la-methode-obama_1368267_3224.html

Au micro, Parag V. Mehta, 33 ans, consultant en communication, un des responsables de la communication du Parti démocrate pendant la présidentielle de 2008, décrit les règles d'airain d'une bonne campagne. La stratégie, l'organisation, la recherche de fonds, la communication...

"On a fait des tests d'efficacité, explique le consultant d'origine indienne. Envoyer des tracts, des prospectus ? Oui, mais il faut 389 lettres en moyenne pour gagner une voix. Les appels téléphoniques ? Il faut 460 appels pour gagner une voix. Or, il faut seulement ouvrir 14 portes pour obtenir une voix supplémentaire."

La "proximité", martèle l'ancien conseiller d'Obama dans la campagne présidentielle. Face à lui, la cinquantaine de jeunes militants prend consciencieusement des notes. Membres du PS, de l'UMP, élus indépendants ou leaders des quartiers et de la diversité, ils suivent une session de formation organisée conjointement par l'ambassade des Etats-Unis et la French American Foundation, vendredi 4 et samedi 5 juin. Deux journées pour apprendre "comment constituer sa base ?"

Pour la troisième fois depuis la victoire d'Obama, l'ambassade organise une formation électorale en visant prioritairement les leaders des minorités. L'ancien leader démocrate Howard Dean était ainsi venu à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, en novembre 2009, pour expliquer les méthodes du Parti démocrate.

De leur côté, des jeunes militants français sont partis à Chicago en mars pour observer comment les Américains font émerger des leaders locaux. "Des réseaux sont en train de travailler pour promouvoir la diversité en politique. Il est très important de vous connaître entre vous, parce que vous avez des intérêts en commun", explique l'attachée culturelle de l'ambassade, Laura Berg, à l'assemblée.

Pour cette formation, l'ambassade a pioché dans les réseaux traditionnels. Ceux du PS, de l'UMP et des Verts - représentés par des jeunes élus locaux, souvent simples conseillers municipaux ou adjoints au maire.

Mais elle a laissé une place aussi importante à des structures atypiques, ignorées par les institutions françaises. D'abord des représentants du mouvement Emergence, un réseau informel qui a présenté une liste indépendante, portée par des leaders des quartiers, aux dernières élections régionales (Le Monde du 17 février). Ensuite, un cercle de réflexion, dénommé Graines de France, qui tente d'organiser les débats sur les quartiers et la diversité. Au micro, son président, Reda Didi, qui revient de Chicago, résume la leçon de son voyage d'étude : "Le pouvoir, il ne se demande pas, il se prend."



Citation:


Programme Young Leaders
French-American Foundation
http://www.french-american.org/publications/young-leaders.html]http://www.french-american.org/publications/young-leaders.html

Le programme Young Leaders est l'un des programmes phares de la French-American Foundation. Il a été créé en 1981 dans le but de donner un nouveau souffle aux relations transatlantiques, et est à présent dans sa vingt-septième année. Le processus de sélection Young Leaders est très compétitif et attire chaque année davantage de candidatures. L'objectif de cette sélection prestigieuse est de créer et d'entretenir un réseau informel d'hommes et de femmes appelés à occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays. Les Young Leaders sont invités chaque année au symposium annuel. Cet événement est l'occasion d'échanges riches entre les différentes promotions de ce programme.



Citation:


Publications création de dynamiques sociales
French-American Foundation
http://www.french-american.org/publications/creationdedynamiquessociales.html

Rapports des conférences

La journée de débat et les visites de terrain organisées les 30 et 31 mars 2006 répondent à la volonté de la French-American Foundation- France de contribuer à ce nouveau débat. La perspective comparative France-Etats-Unis a ainsi permis d’éclairer le débat français en présentant des mécanismes introduits outre-Atlantique il y a près de 50 ans et dont l’application en France est aujourd’hui envisagée par certains leaders politiques et groupes d’influence, malgré certaines limites que nous soulignerons dans cette étude.

•« L’égalité des chances et la promotion de la diversité au sein de l’éducation et de l’emploi en France et aux Etats-Unis » Synthèse de la Journée Débat du 30 mars 2006 et de la Journée Terrain du 31 mars 2006



On remarquera que la French-American Foundation est désormais discrète sur son affichage "création de dynamiques sociales" pour ces toutes dernières années.


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MessagePosté le: Ven 11 Juin - 05:30 (2010)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

Eric Besson et les Etats-Unis s’accordent pour une coopération opérationnelle dans le domaine de l’intégration !

Information discrète et intéressante, glissé dans le compte rendu, sur le site du ministère de l’immigration, de la rencontre du G6 à Varese, Italie, le 28 mai 2010.

Tout d’abord, et d’un point de vue général, à étudier l’appel d’Eric Besson pour une « task-force euro-américaine » pour la lutte contre l’immigration clandestine et ses filières, on se prend à penser qu’il s’agit aussi, entre autres, de monnayer le partage des données européennes des passagers aériens, longtemps motif de dissensions, contre l’appui américain pour obtenir de la Chine un accord avec l’UE sur l’immigration.

Cahin-caha, Bruxelles parvient à de tels accords avec la Russie, l’Inde et les émergents mais se casse toujours les dents face à la Chine.

Nicolas Sarkozy, pour la seconde fois (la première en 2008), avait été envoyé sur les roses dans ce domaine lors de son séjour à Shanghai pour l’inauguration de l’exposition universelle. Eric Besson espère un coup de main américain puisque l’UE n’y suffit pas. Il n'y a pas que l'Afghanistan dans la vie.

Mais voici maintenant la petite information discrète, glissée en toute fin du communiqué :

Citation:


Eric BESSON et David HEYMAN, ministre délégué pour la sécurité intérieure des Etats-Unis, sont également convenus d’engager de nouvelles coopérations opérationnelles contre le trafic d’êtres humains et dans le domaine de l’intégration.



Une coopération opérationnelle dans le domaine de l’intégration !

Washington semble désormais non seulement disposer des moyens de demander des gages mais également de vérifier leur mise en oeuvre.

Comme un parfum de mise sous tutelle.

Réunion des ministres de l'Immigration au G6 de Varese
Ministère de l'Immigration - Communiqué de presse
31 mai 2010 - 206
http://www.immigration.gouv.fr/IMG/pdf/CPreunionG631052010.pdf

Communiqué de presse Besson G6 varese mai 2010


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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 20:22 (2010)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

France-Etats Unis : Petits procédés entre amis sur les discriminations à la française devant l'ONU

Il ne s'agit pas de se faire complice du bonnet blanc-blanc bonnet mais à partir de la mascarade de la prestation française de ce jour, 12 aout 2010, devant le Comité pour l'élimination des discriminations de l'Onu, où le représentant français n'a pas hésité à prononcer de sévères contre-vérités sans être jamais contredit, on comprend mieux la discrète et récente collaboration entre la France et les Etats-Unis en matière d'intégration (voir ci-dessus).

Pierre-Richard Prosper, juriste, rapporteur pour l'ONU du dossier de la France 2010, est américain. Selon sa biographie publiée par l'Onu ( http://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/docs/MembersCVs/Pierre-RichardPro… ), il est actuellement conseiller légal des dirigeants des "Fortune 500", c'est à dire les plus grandes multinationale américaines dans le commerce international et aux Etats-Unis. Il était, sous Georges Bush, ambassadeur extraordinaire pour les crimes de guerre, dont on connaît la réticences américaine à accepter de se placer sous une juridiction internationale.

Et surtout, toujours sur sa biographie sur le site de l'ONU :

Citation:


- Directeur de la "Centrale Intelligence", du Conseil de la Maison Blanche.

- L'un des négociateurs en chef de la War on Terror post-septembre 2001.

- Responsable des négociations diplomatiques "avec plus de 60 pays" concernant la guerre contre le terrorisme.



Nous sommes au coeur de l'anti-terrorisme américain.

Dans ses interventions de ce jour devant l'ONU, on trouve un décalque rejoignant les priorités de la France : les remarques de la France sont "rassurantes", la priorité est de promouvoir l'ascension sociale de l'immigration qualifiée, il faut introduire plus de diversité "dans les milieux influents", la mise en place de statistiques ethniques est nécessaire, il est besoin d'une centralisation des décisions "pour ne pas perdre de temps".

Quelques extraits (voir http://multinational.leforum.eu/p2375.htm pour le compte-rendu détaillé) :

Citation:



- M. PIERRE-RICHARD PROSPER, rapporteur du Comité pour l’examen du rapport de la France, a salué la volonté de coopération de la France avec le Comité, ainsi que le caractère impressionnant du rapport présenté. Les remarques de la France sont rassurantes, d’un point de vue juridique et technique.

- D’une certaine façon, ce qui manque en France, c’est une réelle volonté politique, un effort, pour élever les plus qualifiés et leur permettre de concrétiser leurs rêves, a estimé le rapporteur. Beaucoup d’immigrés s’intègrent certes bien dans la société française ; mais le sentiment persiste qu’il y a très peu de diversité dans les « milieux influents », a constaté M. Prosper.

- À l’avenir, a-t-il ajouté, il serait utile de mener un débat technique sur la nature même des problèmes. Les statistiques doivent permettre d’identifier les groupes qui souffrent le plus.

- la France devrait savoir à quel niveau prendre les décisions pour résoudre les problèmes. Lorsque l’on rentre dans les considérations bureaucratiques, les choses prennent du temps, alors que des décisions pourraient être prises et des mesures prises dès maintenant.




Bref, rien d'autre que le convenu pour éviter d'aborder les vrais sujets qui fâchent.

Par contre, une avancée toutefois :

- Par ailleurs, il convient de se réjouir du plan national de lutte contre le racisme dont la France vient d’annoncer la préparation, a-t-il conclu.

Il est extraordinaire de constater que la presse française, pas plus que la dépêche AFP dont nos médias s'inspirent, ne mentionnent ce "plan national de lutte contre le racisme".

La raison en est peut-être dans cet autre extrait des compte-rendu de ce jour :

Citation:



"[le représentant se félicite que] depuis hier, la délégation française ait donné l’assurance de la mise en chantier de ce plan. Le représentant a en revanche déploré que le Comité interministériel de lutte contre le racisme, qui existe depuis plusieurs années, ne soit toujours pas à l’heure actuelle l’outil de pilotage si nécessaire qu’il devrait être".




En bref, la France et les USA ont formé aujourd'hui un couple mixte assez remarquable pour un théâtre qui a pour nom ONU.


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MessagePosté le: Mer 25 Aoû - 11:19 (2010)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

4 nouveaux agents US dans le 93.

Sélection américaine à partir des aéroports français des passagers autorisés ou non à se rendre aux Etats-Unis. Anti-terrorisme mais également fraude documentaire selon le communiqué officiel.

"Leur avis n’a nul besoin d’être motivé".

"Paris reste évasif sur le sort qui sera réservé aux passagers refusés"


Avec les 4 américains à Paris dès septembre, on en sait un peu plus sur le nouveau volet "immigration" des accords franco-américains. Le relais parisien de l'anti-terrorisme américain constitue le bureau le plus important d'Europe selon certains.

Le silence semble rester de mise sur le volet "intégration" de la coopération franco-américaine en France.


Citation:


SÉCURITÉ.
Quatre agents américains s’installent à Roissy
Le Parisien
25 août 2010
http://www.leparisien.fr/societe/quatre-agents-americains-s-installent-a-roissy-25-08-2010-1042056.php

A partir de samedi, des policiers américains seront en poste à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Ils pourront examiner les listes de voyageurs à destination des Etats-Unis et signaler les passagers suspects.

Le filet semblait déjà bien serré, mais les Etats-Unis et la France ont décidé d’y ajouter une maille. La semaine dernière, Eric Besson, le ministre de l’Immigration, s’est rendu à Washington pour signer un nouvel accord destiné à autoriser les Américains à renforcer le contrôle de leurs frontières.

Avec Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, il a officialisé le déploiement permanent de quatre officiers de police américains dans l’aéroport de Roissy. Ces agents fédéraux entameront leur mission samedi prochain. Il s’agit, selon le ministère de l’Immigration français, de « renforcer la coopération transatlantique en matière de sûreté du transport aérien, de lutte contre les filières d’immigration clandestine et de traite des êtres humains ». Concrètement, ces policiers américains sur le sol français vérifieront les listes de passagers et émettront le cas échéant des signalements sur des passagers à risques qui souhaitent embarquer vers les Etats-Unis au regard des « listes noires » dont ils disposent (voir ci-dessous). Il appartiendra ensuite aux compagnies aériennes de trancher sur ces cas litigieux. Cet accord prévoit également la possibilité pour des agents français de s’installer sur le sol américain, même si rien de tel n’est envisagé pour l’instant.

Signé dans une relative indifférence et sans polémique, cet accord n’est pas une première mondiale. Neuf aéroports, dans sept pays, hébergent déjà des agents américains. C’est le cas à Londres, à Francfort, à Amsterdam ou à Madrid. Le système vise à limiter l’entrée sur le sol américain d’immigrés clandestins détenteurs de faux papiers, mais il entre aussi dans la lutte plus générale contre le terrorisme. Les autorités américaines ne cachent pas leur volonté d’être plus réactives encore dans ce domaine. L’installation d’agents dans des aéroports étrangers a encore été renforcée depuis la tentative d’attentat dans un vol reliant Amsterdam à Detroit en décembre 2009 où un passager avait pu embarquer avec des sous-vêtements piégés. Reste désormais à savoir si ce nouveau filtre sera efficace et s’il aura un impact sur les conditions de vol des passagers déjà soumis à de nombreux contrôles et vérifications lorsqu’ils embarquent vers les Etats-Unis.

Un maillon de contrôle supplémentaire




Citation:


Leurs mission
Le Parisien - Pascale ÉGRÉ
25 août 2010
http://www.leparisien.fr/societe/leurs-principales-missions-25-08-2010-1042055.php

L’accord signé jeudi dernier entre Eric Besson, ministre de l’Immigration, et Janet Napolitano, ministre de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, prévoit le déploiement, dès samedi, de quatre officiers de liaison américains à Roissy. Cet « arrangement administratif », signé entre ministres, était en négociation depuis deux ans.

« Nous étions l’un des rares pays européens disposant d’une très importante plate-forme aéroportuaire internationale à ne pas avoir conclu ce type d’accord », souligne l’entourage du ministre de l’Immigration.

1 Des agents formés spécialement

Les quatre fédéraux, qui parlent couramment français, sont issus du Customs and Border Protection (CBP), (bureau de la protection des frontières et des douanes). Cette agence du département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, qui siège à Washington, compte plus de 40000 officiers et patrouilleurs aux frontières. Elle a vu ses moyens renforcés ces dernières années dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine. Cadres de l’accord, des immigration advisory programs (IAP) (« programmes consultatifs sur l’immigration ») ont été conclus avec sept autres pays dans le monde, sur neuf aéroports.

2 Identifier les voyageurs à risques

Ils seront basés à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et contrôleront tous les vols à destination des Etats-Unis. L’objectif est, selon le département américain de la Sécurité intérieure, « d’identifier les voyageurs à hauts risques ». « En pratique, il s’agira surtout de problèmes d’immigration irrégulière liés à des questions de visas, de faux documents ou de faux passeports », estime-t-on au ministère de l’Immigration. Côté français, deux principaux objectifs sont mis en avant : « Accroître les moyens de détection de la fraude documentaire » et permettre « l’identification des personnes recherchées aux Etats-Unis ou faisant l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire américain ».

3 Informer les compagnies sur des passagers suspects

Pour exemple, 44 vols sont prévus au départ de Roissy pour différentes villes américaines le 2 septembre. Deux heures avant le décollage d’un avion, les officiers américains auront accès aux listes des passagers en réservation ou déjà enregistrés dans le cas de vols en transit. Ils confronteront ces données à leurs propres « listes noires » de passagers suspects et ce jusqu’à une demi-heure avant le décollage. En cas de détection d’un « suspect », les agents émettront un avis intitulé no board recommandation (« recommandation de non-embarquement ») aux compagnies aériennes. « Ils n’ont pas d’autorité pour arrêter, détenir ou empêcher ces passagers d’embarquer », soulignait Janet Napolitano en janvier dernier devant le Sénat américain. Charge aux compagnies aériennes d’embarquer ou non le suspect. Mais tout le monde s’accorde à penser que celles-ci suivront les recommandations des agents américains, même s’il est précisé que leur avis n’a nul besoin d’être motivé.

4 Communiquer avec la PAF

Il a été exigé que le motif de tout avis négatif des agents américains soit connu de la Direction centrale de la police de l’air et des frontières (DCPAF). Mais le ministère de l’Immigration reste évasif sur le sort de ces passagers refusés à l’embarquement. Il appartiendra à la PAF d’engager toutes les procédures et d’informer la justice pour lancer d’éventuelles enquêtes pénales contre les voyageurs suspectés par les Américains.



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MessagePosté le: Jeu 26 Aoû - 02:37 (2010)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises Répondre en citant

CIA via Wikileaks - 25 aout 2010 : Que se passerait-il si le reste du monde considérait les Etats-Unis comme un exportateur de terrorisme ?

Le gouvernement américain minimise la portée du nouveau document classifié secret de la CIA, daté de février 2010
et diffusé ce 25 août 2010 par Wikileaks. Que contient-il ?


Citation:


Citation:


Contrairement au point de vue général, l'exportation américaine de terrorisme ou de terroristes
n'est pas un phénomène récent, pas plus qu'il n'a seulement concerné l'Islamisme radical ou des
personnes d'origine moyen-orientale, africaine ou d'Asie du Sud.

Cette dynamique dément la croyance américaine que notre société multiculturelle qui est libre, ouverte
et intégrée diminue l'attraction pour le radicalisme et le terrorisme auprès des citoyens américains.



Citation:


Si les Etats-Unis étaient vus comme un exportateur de terrorisme, les partenaires étrangers pourrait être
moins ouverts à coopérer avec les Etats-Unis dans des activités extrajudiciaires,
incluant la détention, le transfert et l'interrogatoire de suspects dans des pays tiers.

En tant que victime récente d'un terrorisme de haute portée généré à partir de l'étranger, le Gouvernement
US a disposé d'un levier significatif pour faire pression sur les régimes étrangers pour qu'ils acquiessent à des
demandes d'extradition de présummés terroristes depuis leur territoire.

Toutefois, si les Etats-Unis étaient perçus comme un "exportateur de terrorisme", les gouvernements étrangers
pourraient demander un arrangement réciproque qui impacterait la souveraineté américaine.



Citation:


La perception étrangère des Etats-Unis en tant qu'"exportateur de terrorisme" soulève également
des questions légales difficiles pour les Etats-Unis, ses alliés étrangers et les Institutions Internationales.

A cette date, les Etats-Unis ne sont pas partie prenante de la Cour de Justice Internationale et ont
poursuivi à la place des Accords Bilatéraux d'Immunité (BIAs) avec d'autres pays pour s'assurer de
l'immunité pour les ressortissants américains d'éventuelles poursuites de la CJI.

Le Etats-Unis ont menacé de supprimer l'aide économique et de retirer leur assistance militaire
aux pays qui ne s'engageraient pas dans ces BIAs.






Citation:


Soumettre un document à wikileaks :

https://sunshinepress.org/

Knowledge is suppressed because of its power to
change and only new knowledge brings meaningful change.



Cia red cell : US exporter of terrorism
http://file.wikileaks.org/file/us-cia-redcell-exporter-of-terrorism-2010.pdf


Us CIA Redcell Exporter of Terrorism 2010

Voir également :

Citation:


Julian Assange sous la menace à tout moment d'une traque européenne pour violences faite aux femmes.
Rarement la protection des victimes de violence n'aura été aussi instrumentalisée par les services secrets des Etats membres inaugurant leur nouvelle coordination européenne.
multinational - 22 août 2010
http://multinational.leforum.eu/p2401.htm

Deux plaintes avait été déposées, l'une a été retirée. Il en reste une et rien n'empêche une seconde à nouveau d'apparaître.

Deux plaintes sont suffisantes pour qualifier ces violences d'habituelles et lancer une procédure d'interpellation européenne.

Pas d'extradition vers les Etats-Unis mais une assignation à domicile quelque part en Europe avec bracelet électronique.

Tel est le sens de la menace européenne face à Julian Assange s'il se refusait à coopérer.

C'est d'Europe et non pas des Etats-Unis que semble venir cette semonce.

Petits arrangements entre alliés.



Citation:


Voir également :

multinational - 25 août 2010
4 nouveaux agents US dans le 93 à partir de septembre
http://multinational.leforum.eu/p2404.htm

Voilà pour le volet "immigration" de la visite de Besson à Washington. Les 4 agents seront basés à Roissy et leur mission annoncée
est de sélectionner les refusés parmi les passagers en partance vers les Etats-Unis.

Paris reste évasif sur le sort qui sera fait de ces "refusés".

Rien n'est dit non plus sur d'éventuelles décisions concernant le volet "intégration" de la mission de Besson aux Etats-Unis.

Cette coopération "opérationnelle" franco-américaine dans le domaine de l'intégration était pourtant discrètement annoncée dans le contexte
d'un communiqué de presse du ministère de l'immigration en date du 31 mai 2010 ( [url]http://multinational.leforum.eu/p2189.htm(/url] ).

Le rapporteur à l'ONU sur la France concernant la lutte contre le racisme et la discrimination est américain, ancien Directeur de la "Centrale Intelligence", du Conseil de la Maison Blanche, l'un des négociateurs en chef de la War on Terror post-septembre 2001 et ancien responsable des négociations diplomatiques "avec plus de 60 pays" concernant la guerre contre le terrorisme.

L'ONU rend ses conclusion sur la France le 27 août.



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:02 (2017)    Sujet du message: Sarkozy, le complexe Obama et les banlieues françaises

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