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France : La saga de l’ambitieux Eric Besson - Ministre de l’Immigration

 
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MessagePosté le: Mer 7 Oct - 15:02 (2009)    Sujet du message: France : La saga de l’ambitieux Eric Besson - Ministre de l’Immigration Répondre en citant

France : La saga de l’ambitieux Eric Besson, Ministre de l’Immigration
 

Pour celui que l’on dit premier-ministrable si Sarkozy veut jouer son flanc gauche, une pluie d’articles dans Le Parisien d’aujourd’hui.
 

Le plus intéressant, à mon sens, revient sur la période 2006-2007. « Son ralliement à Sarkozy était prémédité ». Il y avait négociations politiques dès 2006 entre Sarkozy et Besson sous l’oeil bienveillant du chef du Parti Socialiste, François Hollande, qui trouvait son compte à cette relation privilégiée.
 

Moins d’un an après les émeutes à la voiture brûlée et à l’état d’urgence de 2005, révolte qui a secoué toute la France et effrayé toute la classe politique, c’est précisément en 2006 que s’est mis en place un discret front commun gauche-droite pour négocier et mettre en œuvre des mesures de fond, désormais considérées urgentissimes, sur la question de la jeunesse franco-étrangère, sa démographie et ses unions.
 

Des divergences bien sûr subsistent mais l’essentiel était de construire par consensus des réponses « dans l’intérêt de la France » et la nécessité d’un front commun s’imposait d’autant plus que le basculement de la question à l’échelle européenne entraînait la nécessité d’une entente nationale afin de ne pas affaiblir la position française face aux autres Etats membres.
 

La question de l’immigration n’était bien sûr pas la seule à être évoquée. Europe, environnement, modèle social, crise financière et positionnement dans la mondialisation sont autant de sujets à négociations discrètes regroupant l’essentiel de l’échiquier politique national et européen.
 

Nicolas Sarkozy était Ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle. Eric Besson, l’un des bras droits de François Hollande, le chef des socialistes, faisait le lien entre les deux hommes. Eric Besson est désormais Ministre de l’Immigration.
 

 

 

Eric Besson : Son ralliement à Sarkozy était prémédité
Le Parisien - Nathalie Segaunes
7 octobre 2009
http://www.leparisien.fr/politique/son-ralliement-a-sarkozy-etait-premedite…
 

Comment quitte-t-on le Parti socialiste, dans lequel on milite depuis quinze ans et dont on est l’un des dirigeants aux côtés de François Hollande, pour rejoindre Nicolas Sarkozy, et cela en pleine campagne présidentielle ? L’événement, unique dans les annales de la vie politique française, possède sa version officielle, rédigée par Eric Besson lui-même.
 

Dans « Qui connaît Madame Royal ? » (Grasset, mars 2007), l’ancien secrétaire national chargé de l’économie explique qu’il a claqué la porte du PS le 14 février 2007 à cause d’un différend avec le premier secrétaire de l’époque, François Hollande, sur le chiffrage du programme présidentiel. Il ajoute alors que les médisances de ses camarades socialistes sur sa « vie dissolue » ont fini de le convaincre de partir.
Le reste se serait déroulé comme dans un rêve. « Nicolas Sarkozy m’appelle le lendemain de ma démission, raconte Besson. Il me dit :Bon courage, bon vent, et si un jour je peux t’être utile.»
 

« François Hollande n’ignorait rien de cette relation »
 

Ensuite, selon lui, les semaines se seraient écoulées paisiblement, loin de la politique : « J’essayais de trouver de l’argent pour racheter le FC-Nantes, raconte Besson. J’étais rangé des voitures. » Puis « Nicolas Sarkozy me rappelle quinze jours avant le premier tour. Il me dit ce qu’il a en tête, l’ouverture. Il veut qu’on se parle. » Besson rencontre le candidat Sarkozy le 21 avril, veille du premier tour. Son ralliement est scellé en deux heures de discussion.

L’histoire, en réalité, est un peu plus compliquée. Sarkozy et Besson se connaissent et s’apprécient depuis longtemps. Ils se rencontrent pour la première fois en 1995, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, par l’entremise de Jean-Marie Messier, futur patron de Vivendi. « Sarkozy savait déjà que Balladur allait perdre, se souvient Besson. Je découvre un homme totalement lucide sur le fait que tout le monde va se détourner de lui, qu’il va traverser un désert, mais il a une énergie colossale. Je suis bluffé par le personnage. Une sympathie mutuelle s’installe. »

Les deux hommes se recroisent ensuite souvent à l’Assemblée nationale, à partir de 1997. Besson a-t-il servi « d’agent de liaison » entre François Hollande et Nicolas Sarkozy en 2006, lorsque l’ennemi politique de l’un et de l’autre s’appelle Dominique de Villepin ? C’est ce que suggère Jean-Christophe Cambadélis dans « Parti pris » (Plon, juin 2007). « Eric Besson quitte la campagne, écrit le député socialiste.

On apprend tout à coup qu’Eric Besson est un familier de Nicolas Sarkozy. Mais aussi que François Hollande n’ignorait rien de cette relation. Il la trouvait même utile et la tolérait… »
 

« Ce n’était pas un acte désespéré »
 

Durant la campagne présidentielle de 2007, le renoncement de Lionel Jospin, dont il se voyait déjà ministre, et l’investiture de Ségolène Royal, qui a peu de chance de l’emporter, et encore moins de le prendre dans son gouvernement, ébranlent Besson. Certes, il cogne sur Sarkozy, rédigeant pour le compte de Ségolène un brûlot sur le thème : « La France est-elle prête à voter pour un néoconservateur américain à passeport français ? ». Mais en même temps, il s’interroge sur son avenir : « Il a commencé à changer d’attitude fin 2006, se souvient Stéphane Le Foll, à l’époque directeur de cabinet de François Hollande. Il disait que Royal allait perdre, qu’il voulait quitter la politique. » Pour les dirigeants du PS, le clash du 14 février est « organisé ». Besson ne lance-t-il pas au très ségoléniste Patrick Mennucci, au début de la réunion : « Reste, tu vas voir ce qui va se passer ! » Le maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Daniel Vaillant, également témoin de la scène, n’en doute pas : « Il avait déjà la proposition. »

Même son de cloche côté UMP. « La manip’ était en cours de longue date », confirme un dirigeant. Le 14 janvier, Brice Hortefeux participe à un débat télévisé face à Eric Besson. En coulisses, après l’émission, l’élu PS confie au lieutenant de Sarkozy qu’il l’a trouvé « très bon ». « Il est mûr, on a un super coup à jouer avec lui », confiera Hortefeux à un proche, après sa discussion avec Besson. L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en est convaincu lui aussi : « Quand Besson a quitté le PS, il savait que Sarko saurait dealer avec lui. Ce n’était pas un acte désespéré. » Et encore moins désintéressé.
 

 

Eric Besson, l’homme qui se rêve Premier ministre
Le Parisien - Nathalie Segaunes avec Pascale Égré et Nathalie Schuck
7 octobre 2009
http://www.leparisien.fr/politique/eric-besson-l-homme-qui-se-reve-premier-…
 

L’ancien conseiller du Parti socialiste, devenu ministre et « chouchou »de Nicolas Sarkozy, imagine désormais son avenir à Matignon.
 

Qui ne connaît pas Eric Besson ? Passé en moins de deux ans du rang d’obscur secrétaire national du PS à celui de ministre de plein exercice invité au JT de TF 1, l’homme qui ne sourit jamais est aussi, désormais, le ministre dont on parle. Pour prix de sa trahison à l’égard du PS, Nicolas Sarkozy lui avait, dans un premier temps, attribué un modeste maroquin, celui de secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques.
 

  A ce poste mineur, Besson se montre toutefois bosseur, faisant profiter au passage la majorité de sa parfaite connaissance du camp d’en face (le PS), dont il décrypte à merveille les soubresauts.
 

Le défi de l’Immigration
 

Dès mars 2008, l’Economie numérique est rajoutée à son portefeuille. En janvier 2009, Brice Hortefeux étant nommé ministre du Travail, Besson hérite du très sensible ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Une gageure pour un homme venu de la gauche. « J’étais déjà Judas, on me demande d’être Marcel Déat », lâche Besson sur le moment et en privé… avant d’accepter. N’ignorant pas que le président lui lance là un nouveau défi. « Nicolas Sarkozy est fasciné par l’ambition de Besson, il veut voir jusqu’où il est capable d’aller », confie un ministre. Pour d’autres, Sarkozy s’identifierait à Besson : lui aussi a longtemps traîné l’image du traître, pour avoir soutenu Balladur contre Chirac à la présidentielle de 1995.
Qu’importe, aujourd’hui, Besson, également secrétaire général adjoint de l’UMP, passe pour le « chouchou » du président. Ni sa maladresse sur les tests ADN, ni l’évacuation ronflante et vaine de la « jungle » de Calais, ni son doigt d’honneur à une caméra de Canal +, n’ont entamé le soutien du président, dont il s’empresse d’exécuter la moindre volonté, comme ce « charter » franco-britannique d’Afghans, pour l’instant repoussé. « Ce type, c’est une lame », dit souvent de lui Sarkozy. Qui pourrait un jour le nommer, dit-on, à Matignon. En attendant, Besson avoue prendre « un pied fabuleux » dans sa peau de ministre.
 

 

Eric Besson : Des réseaux d’influence
Le Parisien - P. É et E. C
7 octobre 2009
http://www.leparisien.fr/politique/des-reseaux-d-influence-07-10-2009-66513…
 

 

En 1989, Eric Besson, jeune homme au physique de premier de la classe, a le culot de demander à Jean-Marie Messier de lui ouvrir son carnet d’adresses pour l’aider à créer un club de génération. Vingt ans plus tard, cette audace lui a permis de constituer un redoutable réseau d’influence.
 

- LES PATRONS. Ils sont « quarante jeunes brillants ayant des responsabilités importantes et moins de 40 ans ».
 

Sur la liste du Club des 40, on trouve Guillaume Pepy, actuel PDG de la SNCF, Jean de Courcel, directeur adjoint du cabinet Juppé, Patricia Barbizet, bras droit de François Pinault, Philippe Germond, ex-dirigeant d’Hewlett-Packard France, SFR, Alcatel, avant de prendre les rennes du PMU. En 1993, Jean-Marie Messier convie un certain Nicolas Sarkozy à un déjeuner-débat à l’hôtel Raphaël. Besson le reverra en 1995, dans le même cadre, à la veille du second tour de la présidentielle. « J’ai été bluffé par l’énergie vitale et la force de conviction du personnage, dit-il. On se tutoie depuis. »
 

- LE RÉSEAU TUNISIEN. A chacun de ses postes, Eric Besson s’active à élargir ses cercles. A l’Immigration, il organise des « dîners citoyens » avec des représentants des communautés étrangères. Le Tunisien Tarek Ben Ammar est l’invité star du premier. Producteur de cinéma, neveu de Bourguiba, l’homme est un réseau à lui seul. Il compte Silvio Berlusconi, Vincent Bolloré, ou encore le prince saoudien Al Waleed parmi ses proches. Eric Besson cultive son amitié. Il n’y a pas dix jours, il dînait encore au ministère avec celui qui fut aussi manageur de Michael Jackson.
 

- LES SPORTIFS. Fan de foot, classé au tennis, Eric Besson a profité de sa casquette de secrétaire d’Etat à la Prospective pour étoffer ses contacts dans le monde du sport : Bernard Laporte (ex-entraîneur du XV de France), Gérard Houllier (directeur technique national de football) et Jean-Michel Aulas (président de l’Olympique lyonnais), Pape Diouf (ancien président de l’Olympique de Marseille). Il est depuis quelques années partenaire de tennis de Jean-Paul Loth, ancien entraîneur de l’équipe de France.
 

- LES « EXPERTS ». Eric Besson adore organiser des colloques comme celui qui a réuni Tony Blair, Michel Rocard, Joseph Stiglitz, Pascal Lamy, Jean-Claude Trichet sur le « nouveau capitalisme », en janvier dernier. Ou celui qu’il a réuni le 14 septembre dernier sur le thème « mondialisation et migrations » avec un parterre de dirigeants internationaux (Mexique, Suède, Canada, Tunisie, Pays-Bas).


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MessagePosté le: Mer 7 Oct - 15:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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