Franco-Etrangers Index du Forum

Franco-Etrangers
Vivre en France en famille

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Site Meter
Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Franco-Etrangers Index du Forum -> couples et familles binationales -> Forums immigration/couples mixtes autres pays européens - maj 23 nov 2009
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Lun 24 Mai - 00:08 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Irlande - Urgent : La police de l'immigration (GARDA - GNIB ) procéderait actuellement à des rétentions de citoyens européens qui ne peuvent justifier d'un emploi et ne pourraient se réclamer des conditions de la directive 2004/38.

Plus d'informations suivront lorsque disponibles.

Citation:


[Edit 27 mai 2010] : Information non confirmée.

Probablement un cas individuel.

Par contre, blocage des autorisations de travail des conjoints non-européens de citoyens UE pendant les 6 mois de traitement de leur demande de titre de séjour (voir ci-après)



Irlande : Le gouvernement retire le droit de travailler pour les conjoints non-européens de citoyens européens en attente de leurs titres de séjour.
Irish Times
11 mai 2010
http://www.irishtimes.com/newspaper/ireland/2010/0511/1224270128873.html

Il semble bien que nous assistions au démarrage d'opérations de renvois de citoyens européens et de leurs familles non-européennes par l'Irlande.

De même, il semble que de nombreux mariages soient désormais contestés.

Enfin, l'Irlande a commencé depuis plus d'un mois les expulsions de parents d'enfants irlandais, en particulier lorsque nigérians.


Dernière édition par Admin le Lun 14 Juin - 15:16 (2010); édité 5 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 24 Mai - 00:08 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Lun 24 Mai - 00:59 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Europe : Expulsions coordonnées des hommes nigérians à travers toute l’Europe. Pères de famille ou conjoints d’Européens compris. Les Ambassades africaines freinent ou refusent les délivrances de laissez-passer pour les expulsés

Au Royaume-Uni, arrestations devant les églises au moment des mariages.

Le respect du droit à la vie familiale garanti par les traités internationaux est remis en question. Des pères d’enfants Irlandais expulsés. Suite au drame en Suisse de fin mars, la République du Nigeria refuse depuis le 16 avril de réadmettre ses ressortissants s’ils ne se déclarent pas volontaires au retour. Des vicaires contactés pour mariages informent la police, disant avoir constaté que les adresses fournies sont fausses.

Citation:


Synthèse multinational (15 avril)

Alors que le Nigeria fait face à des violences renouvelées dans toutes ses régions, fruit de multiples crises imbriquées, les ressortissants nigérians dont l’Europe ne veut pas sont devenus depuis début avril le terrain d’expérimentation et le symbole de la nouvelle politique de coordination européenne en matière d’expulsion sous la supervision de l’agence Frontex.

Il ne s’agit pas seulement de trafiquants de drogue déboutés de l’asile. Des pères de familles sont désormais expulsés, y compris des pères d’enfants Irlandais, laissant seuls leurs femmes et leurs enfants dont on détermine mal l’avenir. Des conjoints d’européens sont également embarqués.

A Berlin, Vienne, Londres ou Rome, des charters regroupent depuis début avril des expulsés de toute l’Europe à destination de Lagos. La France est également dedans. La Suisse suit le mouvement. L’irruption du volcan islandais n’a fait que provisoirement reporter les départs. La récente décision des autorités nigérianes, du 16 avril, de refuser désormais de réadmettre ses ressortissants s’il ne se déclarent pas par écrit volontaires au retour compliquera davantage les expulsions.

Les Etats membres à l’origine de ces renvois coordonnés se trouvent confrontés à une seconde difficulté. Les accords bilatéraux signés entre certains Etats membres, dont la France, et certains pays africains imposent à ces derniers, sous certaines conditions, de réadmettre des ressortissants d’autres nationalités ou réputés apatrides. Mais l’article 13 des accords de Cotonou semble encore continuer de bloquer la réadmission groupée sous drapeau européen d’expulsés de différentes nationalités en provenance de différents pays européens vers une destination africaine unique.

Un faible répit pour les expulsés au moment où l’autre enjeu pour les Etats membres repose sur la reconnaissance ou non de leurs obligations liées aux Traités internationaux, en particulier l’article 8 sur le droit à la vie familiale de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et sur le droit au mariage. L’un des points de l’accord de la coalition désormais au pouvoir au Royaume Uni porte sur une remise en cause de « certains points » de la Charte Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme. Il est possible, voir probable, que ce sujet ait été abordé lors de la visite du Premier Ministre britannique en France et en Allemagne la semaine dernière.

Ainsi, les tribunaux nationaux Irlandais semblent volontairement se retrancher dans le seul cadre du droit national et s’orienter vers une interprétation biaisée assimilant le droit à la vie familiale à la possibilité pour sa famille de rejoindre l’expulsé dans son pays de réadmission ou d’origine. Les nouvelles lois sur l’immigration en France, qui devraient être discutés d’ici à l’été 2010 au Parlement, prévoient la possibilité de prendre de vitesse les Tribunaux compétents en matière de liberté afin que l’expulsion soit exécutée avant même le jugement. De même, les nouvelles compétences du Défenseur des Enfants dans le cas de son absorption par le nouveau « défenseur des droits » n’incluent plus dans sa mission de prendre en compte les conventions internationales.

Alors que l’agence britannique d’immigration rapporte désormais différentes arrestations visant à empêcher des Africains et Caribéens de se marier avec des ressortissants européens, la presse irlandaise relate une politique beaucoup plus systématique d’expulsion des pères africains d’enfants nés en Irlande et de nationalité irlandaise. Des expulsions de conjoints nigérians d’Irlandaises sont également effectuées. De plus, depuis une dizaine de jours, les Irlandais sont revenus à leur ancienne formule de refuser de délivrer une autorisation de travail aux conjoints non-européens d’européens lors du dépôt de leur demande de titre de séjour. « L’étude » du dossier prend 6 mois. Les nouveaux guidelines publiés en juillet 2009 par la Commission Européenne sont désormais volontairement ambigus sur ce point. Les anciens guidelines, datant de 1999, ont été retiré du site web de l’Union Européenne.

En France, le dossier le plus symptomatique de ces évolutions apparaît celui de Patricia John, libérienne dans le sud de la France depuis 7 ans, tenant un salon de coiffure à Castres, divorcée d’un français après plus de trois ans de mariage et empêchée de se remarier avec son nouveau compagnon également français. Arrêtée le 15 avril dernier, Patricia John a été conduite au centre de rétention de Cornebarieu puis à Paris pour expulsion mais l’Ambassade du Liberia refuse de délivrer un laissez-passer consulaire, ce qui permettra de gagner du temps et de pouvoir engager les recours en justice. Une pétition a été lancée sur http://www.amoureuxauban.net]le site des amoureux au ban public/cimade[/url]. Patricia John a été finalement libérée.

Les possibilités de recours face à ces expulsions prendront du temps, alors mêmes que les personnes concernées se retrouveront fragilisées et isolées en Afrique ou ailleurs. Différents forums internet font désormais état de contestations procédurales en Europe, dont en France, sur la légitimité de la famille, européenne ou étrangère, « non dûment mandatée » pour agir en justice au nom de la personne expulsée (voir http://multinational.leforum.eu/t699-Qui-peut-former-un-recours.htm ).

Les nouvelles directives européennes prévoient à partir de 2011 la présence d’un observateur indépendant pour surveiller la légalité de ces expulsions. Il apparaît que certains Etats membres tenteront d’ici là un forcing pour se débarrasser de ceux considérés indésirables en dépit de leurs obligations internationales.

Les Etats membres apparaissent muets sur la situation d’extrême précarité et sur l’avenir des enfants privés de leur père expulsé. Derrière la volonté européenne de briser l’immigration familiale populaire, la fabrique de familles monoparentales euro-étrangères ou étrangères déclenche des engrenages qui fragilisent de plus en plus nos familles.



Etat de la situation pour avril :

TF1 et France Info l’annonçait pour la France dès le lundi 5 avril (voir multinational du 6 avril : http://multinational.leforum.eu/p1973.htm ). Pour la première fois au journal de 20 heures, des images d’une expulsion à Roissy du conjoint nigérian d’une française brisaient le tabou des expulsions de conjoints de français et désignait une première cible : les Nigérians.

La Suisse informait pour sa part le 11 avril de la création d’une task force contre les « abus du droit d’asile de la part des nigérians ». Le nouveau chef de l’Office Fédéral de l’Immigration (ODM), Alard du Bois-Reymond, lui-même marié avec une congolaise (pas d’enfants), déclarait ce même jour que « la majeure partie des demandeurs d’asile nigérians font du trafic de drogue. 99,5% n’ont pas la moindre chance d’obtenir l’asile et viennent en Suisse pour pratiquer des affaires illégales ».

Le choc de ces paroles était d’autant plus grand en Suisse que le 17 mars, un requérant d’asile nigérian en grève de la faim était mort à l’aéroport, « ligoté avec force » alors que l’on procédait à son expulsion ainsi que de 15 autres compatriotes. Ce décès tragique, auquel a d’ailleurs personnellement assisté le chef de l’ODM qui s’en dit profondément touché, a conduit la Suisse a annuler depuis cette date toute expulsion vers le Nigeria.

Selon la Tribune de Genève du 1er avril, la personne expulsée était présent en Suisse sous une fausse identité. Avec Amnesty International, l’association alémanique «Augen auf» de défense des droits humains propose une assistance juridique à sa famille. Celle-ci sera «significative» s'il s'avère que la mort du Nigérian est liée au comportement des autorités d'expulsion.

Lors de son interview du 18 avril à la télévision suisse, Alard du Bois-Reymond, qui a également vécu un an au Nigeria, se défend du politiquement correct, souhaite « nommer les problèmes » et se revendique d’une politique « où il faut être ferme pour pouvoir également être humanitaire » http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=749790#bcid=749790;vid=11973371, démarrer à 11 minutes 30.

Interrogée par la journaliste sur l’avenir incertain de l’accord de réadmission signé par Berne avec le Nigeria en 2003, le directeur de l’OFI répond que la collaboration est au contraire excellente et qu’il souhaite approfondir cet accord en raccourcissant la période de deux ans de traitement des dossiers d’asile « sur laquelle s’appuient les Nigerians pour pouvoir faire du bizness avant de rentrer chez eux ».

Deux jours auparavant, le 16 avril, la République Fédérale du Nigeria annonçait pour sa part refuser désormais toute réadmission de ses ressortissants qui ne se déclareraient pas par écrit volontaires au retour, estimant que "la sécurité de ses ressortissants n'est plus garantie lors de leur renvoi au pays, une fois leur demande d'asile rejetée". Dans le même temps, les passeports biométriques seront obligatoires au Nigeria à partir du 31 décembre 2010.

Le 7 avril, c’est le Luxembourg qui annonçait, après tergiversations pour « vérifications », continuer les procédures d’expulsion concernant cinq nigerians, depuis un mois au centre de rétention de Schrassig, demandant dans une lettre ouverte que leurs dossiers soient réexaminés en fonction des risques courus par leur appartenance religieuse. http://lequotidien.editpress.lu/politique-et-societe/10309.html

En Italie, ]selon casafree 51 nigerians avaient été expulsé par vol groupé européen à partir de Rome dans le cadre du programme européen « Frontex ». Seuls 25 l'avaient été directement de l'Italie. Les autres provenaient d'Allemagne (10), de Grèce (6), d'Autriche (5) et de Norvège (5).

En Autriche, mardi 20 avril, un nigerian de 23 ans se pendait au commissariat de Klagenfurt alors que ses deux co-détenus de 22 ans, également nigérians, selon la police, lançaient des chaises sur la porte puis se seraient battus avec les policiers lorsque ces derniers sont finalement entré dans la cellule pour détacher le pendu.

No-racism.net annonce un charter bi-hebdomadaire au départ de Vienne pour Lagos à partir d’avril toujours dans le cadre européen de l’agence Frontex. Le prochain est prévu pour le 22 avril si les conditions météo le permettent.

Au Royaume-Uni, un autre charter, toujours pour Lagos mais au départ de Londres, prévu le 15 avril, avait été annulé par les autorités britanniques en raison de l’éruption volcanique en Islande.

Dans le même temps, la presse britannique relate deux arrestations distinctes dans le cadre de la « prévention » de « mariages blancs » et impliquant des ressortissants européens. La première concerne une femme nigériane enceinte, arrêtée devant l’église alors qu’elle se préparait à se marier avec un ressortissant portugais. Le deuxième dossier implique deux jamaïcains, homme et femme, préparant leurs mariages respectifs avec deux ressortissants bulgares.

En Irlande, la presse se fait désormais l’écho d’expulsions significatives de pères de famille nigérians ainsi que de nigérians conjoints d’Irlandais. L’ïle verte expulse les pères mais garde les mères et les enfants. Nous sommes très loin des trafiquants de drogue. Mias nous sommes en pleine fabrique de futurs trafiquants de drogue.


Citation:


Irlande : Briser les familles en tant que politique

Breaking up families as policy
The Irish Times
3 avril 2010
http://www.irishtimes.com/newspaper/weekend/2010/0403/1224267602875.html

Durcissement prononcé du gouvernement, un nombre croissant de pères d’enfants nés en Irlande se voient refuser l’autorisation de rester sur le territoire. Cette décision de créer des familles sans pères préparent-elles des troubles ultérieurs ?

In a marked toughening of Government attitudes, an increasing number of fathers of Irish-born children are being refused leave to stay in Ireland. But is this decision to create fatherless families storing up trouble for the future?

Tai et Kenny se souviennent du jour où les hommes sont venus à la maison prendre leur père. Il était autours de 6 heures du matin quand les officiers du bureau de l’Immigration de la Police Nationale ont toqué à la porte. Les jumeaux de 5 ans ont été réveillés par l’agitation puis leur père, Kabir Alli, leur a été retiré ainsi qu’à leurs autres frères et soeurs.

TAI AND KENNY remember the day the men came to the house to take their daddy away. It was about 6am when the officers from the Garda National Immigration Bureau knocked on their door. The five-year-old twins were woken up by all the banging and then their father, Kabir Alli, was taken away from them and their brothers and sisters.

“Allez-vous le ramener?” me demandent-ils alors que je m’avance dans leur salon pour interviewer leur mère, Miriam Alli, sur l’expulsion de son mari au Nigeria le mois dernier.

“Are you going to get him back?” they ask when I walk into their living room to interview their mother, Miriam Alli, about her husband’s deportation to Nigeria last month.

Juwon, l’aîné des cinq enfants de Miriam, un fana de Manchester United, dit que son père lui manque beaucoup. « il avait l’habitude de jouer au foot avec moi tous les jours et s’impliquait dans le club local de Lusk où je joue. Je suis bon au foot », dit-il en montrant fièrement une sélection de trophées de football alignés le long du manteau de cheminée.

Juwon, the eldest of Miriam’s five children and a fanatical Manchester United supporter, says he misses his dad a lot. “He used to play football with me every day and help with the local team that I play for here in Lusk. I’m good at football,” he says, proudly showing off a selection of football trophies lined up along the length of the mantelpiece.

Kabir fait partie du nombre désormais croissant de pères d’enfants nés en Irlande qui se sont vus refusé l’autorisation de rester par le Ministre de la Justice Dermot Ahern. Les avocats en droit des étrangers déclarent que quelques 20 pères ont été expulsés jusqu’à présent, soixante cas étant en attente d’un jugement et plus de 600 dossiers au Ministres restant sans réponse.

Kabir is one of a growing number of fathers of Irish-born children who have been refused leave to remain in the country by Minister for Justice Dermot Ahern. Immigration lawyers say that about 20 fathers have been deported so far, 60 challenges against deportation are pending in the courts and 600 or more applications to the Minister remain undecided.

Dans la plupart des cas, les pères sont demandeurs d’asile, arrives dans la République quelques années après que leurs femmes s’y soient installé et dont les enfants sont nés en Irlande. Ces enfants sont des citoyens irlandais soit étant nés avant le référendum de 2004, qui a renversé le droit automatique à la citoyenneté pour les enfants nés de parents étrangers, ou bien parce que leurs mères ont résidés trois ans légalement dans la République.

In most cases the fathers are asylum seekers, who arrived in the Republic a few years after their wives settled here and had given birth to Irish-born children. These children are all Irish citizens because they were either born here before the referendum in 2004, which overturned the automatic right to citizenship for children born to foreign parents, or their mothers have lived in the Republic legally for three years.

“Tai et Kenny ont tous les deux “Red Ps”. Je ne sais pourquoi un gouvernement peut casser une famille si aimante. Pourquoi en retire-t-il le père ? » demande Miriam, qui parvient difficilement à s’occuper de 4 enfants et d’un bébé de 6 mois.

“Tai and Kenny both have ‘Red Ps’ . I don’t know why a government can split up a loving family like this. Why would they remove a father?” asks Miriam, who is finding it difficult to cope with four children and a six-month-old baby.

Le Solicitor Brian Burns, qui représente un grand nombre de client risquant l’expulsion, declare que le gouvernement a considérablement durci sa politique d’immigration depuis 18 mois. « Plus de 16 000 parents d’enfants nés en Irlande ont été autorisés à rester dans le pays peu de temps après le référendum sur la citoyenneté. Mais depuis la récession économique, de nombreux pères sont désormais refusés, de nombreux ordres d’expulsion citant la récession comme l’un des facteurs ».

Solicitor Brian Burns, who represents scores of clients facing the threat of deportation, says the Government has considerably toughened up its immigration policy over the last 18 months. “More than 16,000 parents of Irish-born children got leave to remain in the country shortly after the citizenship referendum. But since the economic downturn many fathers are being refused, with many deportation orders citing the recession as one of the factors,” he says.

Burns ajoute que ces demandeurs, dont les dossiers ont pu être retardés par les autorités sans qu’ils y soient pour rien, sont désormais habituellement refusés de rester. « J’ai remarqué que de nombreuses applications, qui auraient été acceptées l’année dernière ou il y a deux ans, sont désormais refusées malgré des situations presque identiques » déclare-t-il, mettant en garde sur les effets néfastes pour les familles et les enfants nés en Irlande.

Burns adds that these applicants, whose cases may have been delayed by the authorities through no fault of their own, are now routinely refused leave to remain. “I have noticed that numerous applications, which would have been granted last year or the year before, are now being refused despite almost identical facts in the cases,” he says, warning of the detrimental effects on families and Irish-born children.

Le Ministère de la Justice recense 291 expulsions en 2009, à comparer aux 161 de 2008 et 139 en 2007. Les deux-tiers des expulsés étaient nigérians. Jusqu’à présent, pour 2010, 41 personnes ont été expulsées. Mais ce nombre augmentera probablement considérablement ces prochains mois alors que 1 077 ordres d’expulsion ont été signés l’année dernière. Le Ministre a également expulsé 106 enfants entre 2007 et 2010. Dans un cas tragique de l’année dernière, une mère nigériane a été expulsé en laissant en Irlande son enfant de 4 ans à l’assistance publique.

The Department of Justice says that 291 people were deported in 2009, compared to 161 in 2008 and 139 in 2007. Two-thirds of deportees were Nigerians. So far in 2010, 41 people have been deported. But this number is likely to increase dramatically in coming months as a staggering 1,077 deportation orders were signed last year. The Minister also deported 106 children between 2007 and 2010 and, in one tragic case last year, he deported a Nigerian mother while leaving her four-year-old son in State care here.

“Ils veulent simplement nous mettre dehors » déclare Olu Ogunmade, inquiet de pouvoir être le prochain père d’un enfant né en Irlande embarqué dans un avion pour Lagos, Nigeria. « Trois de mes enfants sont nés ici et deux d’entre eux sont de nationalité irlandaise. Mais j’ai reçu récemment l’ordre du ministère de la Justice et ils peuvent m’emporter au Nigeria n’importe quand ».

“They just want us out,” says Olu Ogunmade, who fears he could be the next father of an Irish-born child bundled on to a plane to Lagos, Nigeria. “Three of my children were born here and two of them are Irish citizens. But I recently got a deportation order from the Minister for Justice and they could take me to Nigeria any day.”

Ogunmade a rejoint un groupe de 100 demandeurs d’asile, nombre d’entre eux ayant des enfants nés en Irlande, qui ont organise une marche devant le Département de la Justice et le Dáil cette semaine pour protester contre la politique d’expulsion. De nombreux manifestants mettent en garde contre les ravages que la nouvelle politique de « taper-dur » laisse présager sur les familles de citoyens irlandais.

Ogunmade joined a group of 100 asylum seekers, many of whom have Irish-born children, who marched on the Department of Justice and the Dáil this week to protest against the deportation policy. Many protesters warned about the damage the new “get-tough” policy wreaks on the families of Irish citizens.

“Les Irlandais se préparent des orages à venir” déclare Shegun, père d’un enfant de 6 ans. « Regardez ce qui est arrivé en France il y a quelques années. Ils se sont retrouvés avec des émeutes en banlieue. Cela pourrait venir en Irlande. Retirer les pères aux familles pourrait avoir un impact dévastateur sur la cellule familiale et ces enfants. Qui seront leurs modèles ? »

“The Irish are storing up trouble for themselves in the future,” says Shegun, father of a six-year-old boy. “Look at what happened in France a few years back. They had riots in the suburbs. This could happen in Ireland. Taking fathers away from families could have a devastating impact on the family unit and these children. Who will be their role models?”

L’association d’aide à l’enfance Barnados se fait l’écho de cette inquiétude, alertant sur le choc d’une telle politique sur les enfants. « Un jour, votre père est avec vous dans la famille puis une main l’attrape et le retire. Cela ne peut que placer l’enfant en insécurité. Cela pourrait conduire à des attitudes perturbatrices, des performances scolaires médiocres et cela rend tout plus difficile pour le parent qui reste » remarque le porte-parole de Barnados, Norah Gibbons. « Nous nous réclamons dans ce pays d’aimer tous les enfants à part égale. Mais lorsque vous expulsez le père d’un enfant, je pense qu’il est temps que vous vous demandiez : où est la preuve de cet engagement dans la Constitution ? ».

Children Charities Barnardos echoes these concerns, warning that the policy is hurting children. “One day your father is there with you in the family and then a hand reaches in and removes him. This is bound to make a child feel unsafe. It could lead to disruptive behaviour, poor performance at school and make it difficult for a remaining parent,” says Barnardos advocacy director Norah Gibbons. “We claim in this country to cherish all children equally. But when you are deporting the parents of children, I think it’s time you must ask: where is the evidence of this commitment in the Constitution?”

Une déclaration du Ministre de la Justice Dermot Ahern au Irish Times fait état que presque tous les parents d’enfants nés en Irlande avant le référendum ont été autorisés au séjour. Mais au final, en tant qu’Etat souverain, nous devons être capables de déterminer les règles établissant qui remplit ou non les conditions pour résider en Irlande. « Nous gérons probablement l’une des politique d’immigration les plus progressistes en Europe de l’Ouest, avec une attention particulière accordée aux demandeurs d’asile – mais notre système doit également rester robuste » ajoute-t-il.

In a statement, Minister for Justice Dermot Ahern told The Irish Times that virtually all parents of children born here before the referendum have been granted permission to stay. But, ultimately, as a sovereign state, we must be able to rule whether someone meets the criteria for residency or not, he said. “We operate probably one of the most progressive immigration laws in western Europe, with careful consideration given to asylum applicants – but our system must also be robust,” he added.

Il met au crédit du durcissement gouvernemental contre les abus en matière d’asile la chute significative de nombre de demandeurs. L’année dernière, seulement 2 689 demandes ont été reçues par l’Etat, 30% de moins qu’en 2008 et bien moins que le pic de 11 634 demandes en 2002.

He credits the Government crackdown on abuses of the asylum system for the significant drop in numbers of people claiming asylum. Last year, just 2,689 applications were received in the State, a fall of 30 per cent from 2008, and well below the peak of 11,634 applications in 2002.

La Haute Cour a confirmé la politique du ministère, rejetant une recours contre l’ordre d’expulsion de Kabir Alli dans une jurisprudence importante en décembre. Le recours était largement basé sur la protection accordée aux familles et aux enfants par la Constitution Irlandaise.

The High Court has backed the Minister’s policy, turning down a challenge to Kabir Alli’s deportation order in an important test case in December. The challenge was largely based on the protection given to families and children under the Irish Constitution.

Le Juge Maureen Clark s’est accordée au fait que l’expulsion de Kabir n’aurait pas « d’impact excessif sur les droits personnels et familiaux de sa femme et de ses enfants dans la mesure où ils ne doivent pas affronter d’obstacles insurmontables pour l’accompagner au Nigeria » ; gardant en mémoire qu’elle a pu vivre trois ans sans lui lorsqu’elle est arrivée en premier en Irlande en Juillet 2004. Le Juge Clark a également refusé d’autoriser la transmission de sa décision à la Cour Suprême, ne laissant d’autre solution à Kabir que l’option difficile d’un appel auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Judge Maureen Clark said she was satisfied that deporting Kabir would not “impact in an excessive way on the personal and family rights of his wife and children as there were no insurmountable obstacles to their going with him to Nigeria”. She also said that Miriam Alli would not be “excessively inconvenienced if her husband returned to Nigeria”, bearing in mind that she had managed to live without him for three years when she arrived here first in July 2004. Judge Clark also refused leave to appeal her decision to the Supreme Court, which leaves Kabir and his family with only the difficult option of appealing to the European Court of Human Rights.

Miriam insiste qu’elle ne ramènera pas les enfants au Nigéria pour conserver l’unité familiale. « L’éducation qu’ils reçoivent en Irlande est bien meilleure qu’au Nigéria. Mes enfants sont également intégrés à la vie en Irlande et je dois d’abord penser à eux, donc nous resterons ».

Miriam insists that she won’t take her children back to Nigeria to keep her family united. “The education they get in Ireland is much better than in Nigeria. My children are also integrated into Irish life and I have to think of them first, so we will stay,” she says.

Mais elle s’inquiète de l’impact de l’expulsion et de ses répercussions futures sur ses enfants. « Ils ont beaucoup pleuré depuis que Kabir a été pris, et ils s’énervent beaucoup » dit-elle, avant de demander aux jumeaux ce qu’ils pensent de l’Irlande désormais.

But she worries about the impact that the deportation has had and will have in the future on her children. “The children have cried a lot since Kabir was taken away, and they get angry a lot,” she says, before asking the twins what they think of Ireland now.

J’aime l’Irlande et mon école mais mon père me manque” déclare Tai, qui a parlé au téléphone avec son père seulement troiss fois depuis l’expulsion. « Je veux qu’il revienne ».

“I like Ireland and my school, but I miss my daddy,” says Tai, who has spoken to her father on the phone only three times since he was deported. “I want him back.”


« Pourquoi les citoyens irlandais ne peuvent-ils choisir avec qui se marier ? » Des couples divisés par l’expulsion.

'Why can't an Irish citizen choose who to marry?' Couples divided by deportation

Ce n’est pas seulement les pères étrangers d’enfants nés en Irlande qui se font expulser. Ces derniers mois, le Gouvernement a également commencé l’expulsion de conjoints d’Irlandaises.

s not just the fathers of Irish-born children who face deportation. In recent months the Government has also begun deporting the husbands of Irish wives.

Il y a trois semaines, Henry Olabode a été empaqueté dans un charter à destination de Lagos depuis l’aéroport de Dublin. Il avait demandé l’asile à son arrivée en Irlande en 2007, déclarant que sa vie était en danger en raison de ses activités militantes contre les prises d’otage dans la région du Delta au Nigeria.

Three weeks ago Henry Olabode was bundled on to a charter jet at Dublin airport, bound for Lagos. He applied for asylum when he arrived in Ireland in 2007, claiming his life was in danger due to his campaigning against hostage-taking in the Niger Delta region in Nigeria.

En attendant le traitement de sa demande d’asile, il a rencontré Gillian, qui réside à Athlone avec ses deux enfants d’une précédente relation. Ils se sont mariés peu avant le rejet de sa demande d’asile et ont vécu ensemble pour près d’un an.

While waiting for his asylum claim to be processed, he met Gillian, who lives in Athlone with her two children from a previous relationship. They married shortly before his claim was rejected and lived together for almost a year.

“Je l’ai rencontré alors que je sortais pour un verre avec des amis et a a tilté tout de suite” précise Gillian. « Ils l’ont pris sans même nous interroger ni poser de questions sur notre mariage. Je suis dévastée et je vais me battre pour le ramener dans ce pays. Ce n’est pas juste. Pourquoi les citoyens irlandais ne peuvent-ils choisir avec qui se marier ? « .

“I met him when I was out for a few drinks with friends, and we clicked right away,” says Gillian. “They took him away from me without interviewing us or asking any questions about our marriage. I’m heartbroken and will fight to get him back into the country. This is unfair. Why can’t an Irish citizen choose who to marry?”

Depuis une liaison téléphonique crachotante depuis Lagos, Olabode décrit son expulsion. « Je m’apprêtais à monter dans ma voiture lorsque deux hommes sont venu vers moi et m’ont demandé ma pièce d’identité. J’ai été amené à la prison de Cloverhill pour sept jours, ma femme m’y rendait quotidiennement visite jusqu’à ce qu’ils m’expulsent. Je suis très nerveux ici à Lagos. J’étais le secrétaire de la jeunesse nigériane contre les prises d’otages et si ces militants découvrent que je suis de retour, je pourrais être en danger. Je suis persuadé de revoir Gillian à nouveau mais je ne sais ni où ni quand. Notre amour nous réunira ».

Over a crackly telephone line from Lagos, Olabode describes his deportation. “I was about to get into my car when two fellas came over to me and asked if I had an ID,” he says. “I was taken to Cloverhill prison for seven days, where my wife visited me every day until they deported me. I’m very nervous here in Lagos. I was secretary of the Nigerian youth against hostage-taking and if these militants find out I’m back I may be in danger. I have 100 per cent belief that I will see Gillian again, but I don’t know when or how. Our love will bring us together.”

Olabode est interrompu par une nouvelle coupure de ligne, soulignant la précarité de la situation dans laquelle il a été renvoyé.

Olabode is cut short as the line breaks down again, underlining the precariousness of the situation he’s been sent back to.

D’autres couples, dans une situation similaire, sont réputés contester les ordres d’expulsion.

Other couples in similar positions are understood to be contesting deportation orders.



Citation:


Royaume-Uni : Arrestations de suspects dans des raids anti-mariages blancs
Suspects arrested in sham marriage raids
Agence Britannique de l’Immigration UKBA
29 mars 2010-04-22
http://www.ukba.homeoffice.gov.uk/sitecontent/newsarticles/2010/255022/suspects-arrested-sham-marriages

Trois ressortissants étrangers ont été arrêtés aujourd’hui pour une implication présumée dans des mariages blancs.

Three foreign nationals have today been arrested for their suspected involvement in sham marriages.

Les officiers de l’immigration et de la police ont procédé à ces arrestations à Bristol et à Bath ce matin, durant des raids à deux adresses privées.

Immigration and police officers made the arrests in Bristol and Bath this morning during raids at two private addresses.

Ces arrestations sont la conséquence d’une enquête suite à des allégations qu’un homme et une femme jamaïcains se sont mariés à deux Bulgares pour tenter de rester illégalement au Royaume-Uni.

This follows an investigation into allegations that a Jamaican man and woman married two Bulgarians in an attempt to stay in the UK illegally.

L’homme bulgare, agé de 57 ans, et la femme, âgée de 33 ans, ont été arrêtés aujourd’hui et sont suspectés d’être en relation intime, vivant ensemble à Bath.

The Bulgarian man, aged 57 and the woman aged 33, were arrested today and are suspected to be in a relationship, living together in Bath.

Le Jamaïcain, âgé de 35 ans, était également détenu ce matin à sa résidence de Bristol alors que la femme jamaïcaine est toujours recherchée pour enquête.

The Jamaican man aged 35 was also detained early this morning at his home in Bristol, while the Jamaican woman is still wanted as part of our investigation.

En tant que citoyens de l’Union Européenne, les Bulgares sont autorisés à vivre au Royaume-Uni. Des permission similaires sont accordées à tous les ressortissants non-européens engagés dans un mariage sincère avec un citoyen européen.

As citizens of the European Union, Bulgarians are entitled to live in the UK. Similar permission is granted to anyone from outside Europe involved in a genuine marriage to a European Union national.

Toutefois, les individus impliqués dans des mariages frauduleux peuvent être inculpés pour tentative frauduleuse de vivre au Royaume-Uni ou pour aide à l’immigration illégale, pour lesquels la sentance maximum est de 14 ans de prison.

However, individuals involved in a bogus marriage can be prosecuted for obtaining permission to live in the UK by deception or for aiding illegal immigration, for which the maximum sentence is 14 years in prison.

L’officier en charge de l’opération à l’Agence Britannique des frontières, Zaira Munsif, a déclaré :
The UK Border Agency officer in charge of the operation, Zaira Munsif, said:

“Nous prenons les allégations de mariage frauduleux de façon extrêmement sérieuse. Quiconque passe par le bias d’un faux mariage pour tenter de rester au Royaume-Uni illégalement, ou bien pour de l’argent, peut se retrouver en prison pour des années ou bien être expulsé ».

'We take allegations of marriage abuse extremely seriously. Anyone who goes through the charade of a fake wedding in attempt to stay in the UK illegally, or to make money can face years in jail and deportation from the country.”.

Les suspects de cette enquête sont liés aux mariages à l’église à Bristol.

The suspects in this investigation are being linked to church weddings in Bristol.



Citation:


UK : Une sans-papier enceinte arrêtée dans le hall de l’église alors que le Vicaire aide à casser les faux mariages.

Pregnant illegal immigrant arrested as she goes down the aisle as vicar helps bust sham marriage
Northhampton Chronicle – Rob Middleton
15 April 2010
http://www.northamptonchron.co.uk/news/Pregnant-illegal-immigrant-arrested-as.6228644.jp

Une fiancée enceinte a été arrêtée alors qu’elle s’approchait de l’autel, dénoncée par le Vicaire préoccupé des risques d’un faux mariage, a appris un Tribunal.

A pregnant bride was arrested approaching the altar after the vicar voiced concerns it was a sham marriage, a court heard.

La sans-papier Joy Emman, 30 ans, était à quelques moments de marier son fiancé portugais lorsque la police et les officiers de l’immigration ont fait irruption.

Illegal immigrant Joy Emman, aged 30, was moments away for marrying her Portuguese groom when police and immigration officers swooped.

Le couple pas-si-heureux a été arrêté pour suspicion de faux marriage qui aurait permis à la fiancée nigériane d’obtenir le droit de travailler et d’assistance dans l’Union Européenne.

The not-so-happy couple were arrested on suspicion of undertaking a sham marriage which would have granted the Nigerian-born bride the right to work and claim benefits in the European Union.

Ce mariage à venir a été brutalement interrompu lorsque les mariés et le témoin ont été arrêtés alors qu'ils arrivaient à la cérémonie à Saint Andrews, Tous les Saints et The Arc Church in Church way, Great Billing, le 7 juillet dernier.

The would-be wedding was brought to an abrupt halt when the bride, groom and best man were arrested as they arrived for the ceremony at St Andrews, All Saints and The Arc Church in Church Way, Great Billing on July 7 last year.

Le procureur Grant Keyes a déclaré qu'Emman était enceinte de 6 mois lorsqu'elle a contacté le Révérend Stephen Palmer afin d'obtenir une licence de mariage. Après que les futurs conjoints aient fourni leurs passeports comme preuve d'identité, la licence a été accordée et une date de mariage décidée.

Grant Keyes, prosecuting, said Emman was six months pregnant when she approached the Reverend Stephen Palmer in order to secure a marriage licence. After the bride and groom provided passports as proof of identity, it was granted and the marriage date set.

Mais le révérant est allé vérifier l'adresse fournie par Emman à Bellinge, Northampton.

Yet the reverend became concerned and visited an address provided by Emman in Bellinge, Northampton.

Mr. Keyes a déclaré que l'occupant lui a indiqué qu'Emman ne vivait pas à cette adresse. Il lui a été déclaré qu'il ne savait pas pourquoi cette adresse lui avait été indiquée et une rencontre y a été organisée plus tard dans la journée".

Mr Keyes said he was told by the occupant that Emman did not live at the address. He said: "The defendant told him that she did not know why he had been told that and arranged to meet him at the address later that day."

Le Révérant Palmer a contacté la police suite à ses soupçons et le mariage a été gelé avant de commencer.

Rev Palmer contacted police about his concerns and the wedding was halted before it began.

Emman, de Dagenham, Essex, a fournis un faux passeport de même que son fiancé portuguais, Roberto Tavares, 23 ans, qui a depuis disparu.

Emman, of Dagenham, Essex, had provided a forged passport as had the Portuguese groom, Roberto Tavares, aged 23, who has since disappeared.

La Cour a pris connaissance de l'incapacité des deux époux à parler les langues de leur futur conjoint et qu'ils communiquaient par signes (langue des signes ?).

The court heard how the bride and groom could not speak each other's languages and communicated by sign language.

Emman, qui a donné naissance à son second enfant il y a deux mois, a admis avoir payé 400 livres pour le faux passeport et a été emprisonnée pour 8 mois. Une accusation de conspiration pour faciliter le contournement des lois sur l'immigration par mariage frauduleux a été levée.

Emman, who gave birth to her second child two months ago, admitted paying £400 for a forged passport and was jailed for eight months. A charge of conspiracy to facilitate a breach of immigration law by a sham marriage was dropped.

Selon le Juge Richard Bray : " Il doit y avoir une peine de prison pour une fraude de ce genre. C'est au Ministère de l'Intérieur de décider concernant une expulsion".

Judge Richard Bray said: "There has to be a custodial sentence for a fraud of this kind. What the Home Office do with you as far as deportation is concerned is a matter for them."

Joe Spicer, entendant modérer, a déclaré que Emman, une coiffeuse qui est arrivée en 2002 au Royaume Uni, croyait que son mariage était légitime.

Joe Spicer, mitigating, said Emman, a hairdresser who arrived in the UK in 2002, had believed the marriage was legitimate.

Vicaire : "Je suis triste de constater l'instrumentalisation du mariage pour s'affranchir des règles de l'immigration".

Vicar: "I'm saddened at using marriage to avoid the rules of immigration"

Le Vicaire a qui il a été demandé de marier une migrante irrégulière enceinte à son faux mari a déclaré qu'il a été alerté par une tentative antérieure de mariage dans des circonstances similaires.

The vicar who was asked to marry a pregnant illegal immigrant to her bogus husband said he had been alerted by an earlier 'wedding' attempt in similar circumstances.

Le Révérant Stephen Palmer a décidé de faire ses propres contrôle à l'adresse qui lui a été communiquée par Joy Emman pour s'y entendre dire qu'elle n'était pas connue à Lasham Court, Bellinge.

The Reverend Stephen Palmer decided to make his own checks on the address Joy Emman had given, only to be told that she was not known at Lasham Court, Bellinge.

Au même moment, l'officier d'état civil a commencé à contrôler les informations de son passeport.

And at the same time, the registrar began checking their passport details.

Le matin prévu pour la cérémonie, la police et des officier de l'agence des frontières ont déclaré au Révérant Palmer que le couple allait être arrêté.

On the morning of what was meant to be their wedding, police and officers from the UK Border Agency told Rev Palmer the couple were to be arrested.

Selon le Révérant Palmer, "ce n'est pas la première fois que cela arrive. Nous avons eu un certain nombre de demandes de renseignement pour des mariages, souvent entre des ressortissants nigérians et des porteurs de passeports européens. Ce n'est donc pas le premier à pénétrer dans mon bureau et cela a soulevé un certain nombre de questions sur les motifs ultérieurs."

Rev Palmer said: "This is not the first time this has happened. We have had a number of enquiries about weddings between often Nigerian nationals and European passport holders, so it was not the first one to cross my desk, and it raised a number of questions about ulterior motives.

"Nous avons eu une situation où nous savions que l'adresse était fausse car c'était un accueil de personnes âgées, ils n'avaient donc pas fait leurs révisions.

"We had a previous situation where we knew we have been given the wrong address because it was sheltered accommodation for the elderly, so they had obviously not done their homework."

Une fois que les informations falsifiées des passeports ont été découvertes, la police a soulevé "de sérieuses préoccupation sur la légitimité" du mariage et déclaré au vicaire que cela se passerait à leur arrivée à l'église.

Once the forged details of the passports had been discovered, the police voiced their "severe concerns over the legitimacy" of the marriage and told the vicar what would happen once they arrived at church.

Les Officiers ont arrêté le couple au moment où ils arrivaient à l'église pensant rapidement devenir mari et femme.

Officers arrested the couple as they arrived at church expecting to soon be man and wife.

Mr. Palmer a ajouté qu'il était triste de ce dossier et a remarqué "qu'ils ont été interceptés par la police à l'extérieur de l'église, je n'ai donc joué aucun rôle supplémentaire. Je pense que cela porte au coeur de la signification du mariage et c'est le plus difficile dans un tel dossier, au-delà des lois sur l'immigration".

Mr Palmer added he was saddened by the case, and said: "They were intercepted by the police outside of the church so I played no further part in that. I think it does strike at the heart of marriage and that's the hardest thing about a case like this, apart from the immigration laws.

"C'est cela qui m'a très attristé - abuser du mariage pour s'affranchir des règles de l'immigration et obtenir un droit de résidence".

"I was very saddened by it – to use marriage as a convenient way to get out of the rules of immigration and get the right to residency.



Citation:


Castres. Le Libéria ne veut plus Patricia
La dépêche du midi
22 avril 2010
http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/22/821322-Le-Liberia-ne-veut-plus-Patricia.html

Voilà une semaine que des policiers sont venus chercher Patricia John, coiffeuse à Castres, pour l'emmener via le centre de rétention de Cornebarrieu. Une semaine que ses proches se démènent contre une menace d'expulsion à l'encontre de cette femme originaire du Libéria.

Depuis jeudi dernier, la mobilisation s'est amplifiée, à grand renfort de signatures et de rassemblements devant la sous-préfecture. Une fois encore, élus locaux et régionaux, représentants associatifs et partis politiques se sont retrouvés hier soir à la suite d'une information alarmante : ce mercredi, à 5 heures, Patricia John a été transportée en… avion via Paris !

Elle a été conduite à l'ambassade du Libéria en vue de l'obtention d'un visa pour son expulsion. A 18 heures, alors que le sous-préfet Jacques Troncy recevait une délégation d'élus, la détenue et son escorte étaient bloqués dans un aéroport de Paris…

A 18 h 15, de la voix de Jeanne Jimenez, conseillère régionale, l'assistance apprenait enfin une nouvelle qui permet de garder espoir : « Le Libéria ne reconnaît pas Patricia comme une de ses ressortissantes et le visa a été refusé. On peut donc penser qu'elle est considérée comme apatride. Nous avons demandé sa libération immédiate, nous espérons qu'une solution humaine sera trouvée très vite. »

Une levée de cette expulsion est souhaitée par tous, dont les 7 élus de Castres à Gauche vraiment, qui demandent par ailleurs « expressément au maire Pascal Bugis de sortir de son silence, qui devient insupportable.

Il est temps avant qu'il ne soit trop tard, au nom des principes humanistes, de défendre quelqu'un qui vit et participer à la vie de la cité. »

Castres. Libérée hier, Patricia John se confie
La Dépêche
5 avril 2010
http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/06/830074-Castres-Liberee-hier-Patricia-John-se-confie.html

[i]Placée en centre de rétention le 15 avril et menacée d'expulsion, la Castraise d'adoption Patricia John a été libérée hier. Elle a immédiatement rejoint son salon de coiffure rue d'Empare.

Placée en garde à vue au commissariat de Castres le 14 avril pour séjour irrégulier (défaut de papiers), Patricia John, originaire du Libéria, avait été transférée en rétention à Cornebarrieu près de Toulouse dès le lendemain (voir nos précédentes éditions). Depuis pesait sur elle une épée de Damoclés : l'expulsion. La coiffeuse de la rue d'Empare a été libérée hier pour la plus grande joie de ses amis et de son comité de soutien présents. Nous l'avons rencontrée de retour dans son salon. Elle se confie.

Quand avez-vous appris votre libération ?

Ce matin. Des hauts parleurs font le tour du centre de rétention. Mon nom a été annoncé au micro. Je me suis présentée et on m'a avertie que je partais. Je suis restée en rétention 23 jours, durant lesquels j'ai pris l'avion deux fois pour Paris. Une première fois pour être conduite à l'ambassade du Liberia et la seconde fois pour l'ambassade du Nigeria. Ni l'un ni l'autre de ces pays, dont le mien, n'a voulu de moi…

Comment vit-on cette détention ?

C'est dur forcément. Au départ on m'a demandé de me rendre au commissariat avec mes papiers pour régulariser ma situation. Je me suis retrouvée en rétention. Même si les conditions dans ce centre neuf ne sont pas inhumaines, on est privé de liberté et on n'est pas chez soi. On se retrouve à deux par chambre ; nous sommes fouillés avant et après les repas et avant le coucher. Il n'y a rien à faire. Il y a bien une table de ping-pong, mais pas de raquettes. Heureusement, j'ai pu prendre connaissance du soutien dont je faisais l'objet : un policier m'amenait la Dépêche du Midi en cachette. Cela m'a beaucoup aidé !

Parlez-nous un peu de votre histoire ?

Je suis née le 24 avril 1981 au Libéria. Je suis arrivée à Castres en 2003. J'ai fui mon pays car il était en guerre. Mon père venait de mourir et ma mère, elle, a pu fuir au Nigeria ; je n'ai eu de ses nouvelles qu'en 2004. Pour ma part, j'ai un Bac pro coiffeuse et esthétique, mais j'ai d'abord travaillé comme femme de ménage dans une maison de retraite et même comme maçon avant de pouvoir m'installer rue d'Empare. J'ai toujours travaillé.

Et maintenant ?

Pour l'instant, je reste apatride. Voilà deux ans et demi que je vis avec Régis Alary ; avant mon incarcération nous avions commencé à préparer notre mariage. On va voir …J'espère devenir madame Alary. Pour l'instant, je vais me reposer un peu.

---------------------------


Elle doit prouver son identité

La préfecture du Tarn a précisé que «la mesure de placement en centre de rétention administrative de Patricia John, ressortissante étrangère en situation irrégulière» avait pris fin parce que «le consul du Libéria a indiqué qu'elle n'était pas de nationalité libérienne, pays dont elle se déclarait ressortissante. L'intéressée avait fourni des documents attestant de sa nationalité qui n'ont pas été reconnus par le pays concerné. De même les autorités consulaires du Nigéria n'ont pas reconnu Madame Patricia John comme leur ressortissante. La mesure de reconduite dans son pays d'origine n'a donc pu être réalisée. Il appartient désormais à Madame Patricia John de faire la preuve de son identité et de sa nationalité.»



[quote]

Nigeria: Les autorités locales n'acceptent plus le retour forcé de leurs requérants
camer.be
16 avril 2010
http://www.camer.be/index1.php?art=9744&rub=11:1

Citation:


Après la mort d'un demandeur d'asile en voie d'expulsion le mois dernier à Kloten en Suisse, le Nigeria a décidé de n'accueillir ses ressortissants que s'ils sont volontaires au retour. L'information a été diffusée en primeur ce jour par la radio Voice of Nigeria (VON) et reprise par plusieurs médias nationaux et occidentaux.Selon cette source,la république fédérale du Nigeria estime en effet que "la sécurité de ses ressortissants n'est plus garantie lors de leur renvoi au pays, une fois leur demande d'asile rejetée".

Selon Lagos,les requérants nigérians déboutés de leur procédure d'asile à l'étranger doivent s'engager par écrit qu'ils sont volontaires au retour pour que leur pays les accepte.
Selon les dernières informations parvenues ce jour à la rédaction de Camer.be, l’Office fédéral des migrations (ODM) a suspendu les vols de rapatriement vers Lagos. Les expulsions ne reprendront que lorsque la cause du décès du Nigérian mort le 17 mars sera connue.

Par ailleurs, l'Observatoire suisse du droit d’asile et des étrangers, Solidarité sans frontières, Société pour les peuples menacés, Nigerian Dispora Organisation, toutes des organisations de droit suisse appellent à une manifestation de deuil le samedi 17 avril 2010 de 18 h 00 à 19 h 00 à la Heiliggeistkirche à Berne en Suisse en la méoire du Nigérian Joseph Ndukaku Chiakwa décédé le 17 mars dernier en Suisse lors d’expulsions forcées hors du territoire suisse.

Selon ces organisations sus citées, dans leur communiqué parvenu à notre rédaction, "La manifestation bernoise invite à la fois au deuil et à la protestation politique contre la violence croissante qui se manifeste dans les procédures concernant l’asile. Joseph Ndukaku Chiakwa, requérant d’asile de 29 ans, est mort le 17 mars 2010 dans un hangar de l’aéroport de Kloten, mains et pieds ligotés, la tête entièrement enveloppée d’un filet d’apiculteur. Il avait fui sa patrie, le Nigeria, et sollicité la protection de la Suisse, qui a rejeté sa demande d’asile. Il refusait d’être renvoyé de force là où il ne pouvait pas vivre.

La mort de Joseph Ndukaku Chiakwa été précédée, le 1er mai 2001, à deux heures du matin, par le décès de Samson Chukwu. Ce jeune homme de 27 ans, également nigérian, est mort dans une cellule d’expulsion du Canton du Valais lorsque deux policiers l’ont ligoté pour le transporter et procéder à son expulsion forcée. Le 3 mars 1999 mourait étouffé, dans de grandes souffrances, lors d’une deuxième tentative d’expulsion forcée, le Palestinien Khaled Abuzarifa, 27 ans, pieds et mains liés, la bouche maintenue fermée par une bande collante.

Elles estiment pour leur part que les mesures d’expulsion forcée du territoire suisse "sont inhumaines". Au moment où nous mettions sous presse, plusieurs organisations des ressortissants Camerounais et certains ressortissants Ghanéens du canton de Genève se sont joints à la cause.

Nous y reviendrons



Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Mar 8 Juin - 12:25 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

UK : La campagne contre les Eglises célébrant des euromariages avec des clandestins s’intensifie

La campagne de dissuasion contre les Eglises et leurs vicaires qui célébreraient des mariages de clandestins s’intensifie au Royaumpe-Uni.

Les Vicaires sont non seulement ouvertement appelés à dénoncer les candidats au mariage (voir posts précédents) mais certains d’entre eux sont désormais inculpés et bientôt jugés sans que l’on puisse connaître leurs motivations réelles.

Ainsi du Vicaire Alex Brown de la ville côtière de St Leonard on Sea, qui aurait célébré 180 euro-mariages en deux ans.

Mais nulle part n’est fait mention de sa motivation. Appât du gain ou tentative de protéger des immigrants clandestins de plus en plus traqués ?

Le message des autorités britanniques n’en est pas moins limpide. Elles appellent les Vicaires du Royaume, sous menaces de représailles à peine voilées, à dénoncer les candidats au mariage lorsque l’un des futurs conjoints est clandestin.


Citation:


Le Jury a prêté serment pour le jugement des faux mariages
Jury sworn in for 'sham marriage' trial
Peterborought today
8 juin 2010 - 49
http://www.peterboroughtoday.co.uk/news/national-news/jury_sworn_in_for_sham_marriage_trial_1_648087

Un Jury a prêter serment pour juger un Vicaire de l’East Sussex accusé de célébrer des mariages blancs impliquant des immigrés en situation irrégulière.
A jury has been sworn in ahead of the trial of an East Sussex vicar accused of conducting sham marriages involving illegal immigrants.

Le Révérend Alex Brown, 61 ans, a été arrêté à son domicile de Blomfield Road, St Leonards-on-Sea, en juin, à la suite d’une enquête conjointe de l’agence d’immigration britannique et de la police du Sussex.
The Rev Alex Brown, 61, was arrested at his home in Blomfield Road, St Leonards-on-Sea, in June last year following a joint investigation between the UK Border Agency and Sussex Police.

Plus de 180 mariages, principalement entre des non-Européens et des Européens, auraient été célébrés à l’église de Brown dans la ville côtière sur une période de deux ans.
More than 180 marriages, mainly between non-EU nationals and EU nationals, were allegedly carried out at Brown's church in the seaside town over a two-year period.

Il est accusé de conspiration pour faciliter l’immigration illégale ainsi que deux autres co-accusés.
He faces a charge of conspiring to facilitate illegal immigration along with two other defendants.

Le Révérend Michael Adelasoye, 50 ans, de Saint Matthews Drive, St Leonards-on-Sea, ainsi que le ressortissant ukrainien Vladymyr Buchak, 33 ans, d’Anglesa Terrace, St Leonards-on-Sea, sont également accusé de conspiration pour facilitation d’immigration illégale.
The Rev Michael Adelasoye, 50, of St Matthews Drive, St Leonards-on-Sea, and Ukrainian national Vladymyr Buchak, 33, of Anglesea Terrace, St Leonards-on-Sea, also each face a charge of conspiring to facilitate illegal immigration.

Après avoir reçu les serments du jury de 7 hommes et 5 femmes à la Cour de Lewes Crown, le Juge Richard Hayward les a renvoyé à domicile jusqu’à 10h30 mercredi, quand l’audience s’ouvrira.
After swearing in the seven-man, five-woman jury at Lewes Crown Court, Judge Richard Hayward sent them home until 10.30am on Wednesday when the trial will be opened.

Buchak a été gardé en detention alors que Brown et Adelasoye ont bénéficient d’une liberté sous caution. Le jugement est prévu durer jusqu’à 6 semaines.
Buchak was remanded in custody while Brown and Adelasoye were given extended bail. The case is now expected to last up to six weeks.



Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Lun 14 Juin - 15:15 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Le Nigeria réclame des quotas d'immigration de travail à la Suisse en échange de la réadmission de ses ressortissants en situation irrégulière

Les quotas existent pour l'Italie et l'Espagne.

La Suisse annonce étudier un accompagnement médical systématique des expulsés. Le Nigéria pourrait mandater des "accompagnants" pour vérifier les conditions d'expulsion.

Sur le fond, la Suisse souhaite convaincre les autorités nigériannes d'empêcher leurs ressortissants de quitter leur propre pays.


Citation:


Nigéria : La bombe à retardement
Le Temps.ch
14 juin 2010 - 53
http://m.letemps.ch/Page/Uuid/ca450b26-772a-11df-b66a-49c3504c021e/Nigeria_la_bombe_%C3%A0_retardement

Cinquante mille francs: c’est la somme qu’a reçue, à titre de «geste humanitaire», la famille du Nigérian de 29 ans mort le 17 mars 2010 à l’aéroport de Kloten lors de son rapatriement forcé, confirme au Temps une source sûre. L’enquête, toujours en cours, devra notamment établir pourquoi une information essentielle – depuis quand l’homme faisait-il grève de la faim? – n’a pas été transmise du canton à la police de l’aéroport.

Pour le reste, les tensions les plus vives entre la Suisse et le Nigeria se sont calmées depuis la visite de l’ambassadeur Pierre Helg à Abuja, mi-mai, et depuis que le directeur de l’Office fédéral des migrations (ODM) Alard du Bois-Reymond a fait amende honorable devant l’ambassadeur nigérian Martin Uhomoibhi, fin avril. Quinze jours avant, le chef de l’ODM avait affirmé dans la NZZ am Sonntag que la plupart des Nigérians viennent en Suisse «non comme réfugiés, mais pour y exercer des activités illégales».

Quitte à heurter la fierté de ces derniers, les faits lui donnent raison. L’an dernier, près de 600 d’entre eux ont été condamnés en Suisse pour infraction à la loi sur les stupéfiants – chiffre qui représente un tiers des demandes d’asile nigérianes en 2009. C’est un fait aussi que 99% de ces 1786 demandes – six fois plus nombreuses qu’en 2007 – ne répondent pas aux critères de l’asile.

Au fait, pourquoi cette soudaine explosion? Mystère. Certes, la Suisse est riche, elle a mieux résisté à la crise que d’autres pays, et abrite la deuxième plus grande diaspora nigériane d’Europe. Certains relèvent aussi que l’afflux de Nigérians a coïncidé avec la crise libyenne. Et la Libye, pays de transit, contrôle dans une certaine mesure les vannes de l’immigration – mais ce n’est qu’une hypothèse.

Ce qui est sûr, c’est que les propos décapants d’Alard du Bois-Reymond, survenus peu après la mort du requérant débouté, ont mis Berne dans une position de faiblesse vis-à-vis d’Abuja. Tant que les circonstances du décès ne sont pas éclaircies, la Suisse a suspendu ses vols de retour spéciaux vers le Nigeria (ils reprennent ces jours vers les autres pays). Et la situation devient difficile pour les cantons.

Deux chiffres résument le problème. A la fin du mois de mai, la Suisse comptait 887 Nigérians déboutés, en attente de retour. Mais il n’existe que 320 places dans l’ensemble des centres de détention administrative du pays. «Nous refusons quotidiennement des gens», dit Jean-Michel Claude, directeur de celui de Frambois à Genève. Des juges libèrent régulièrement des immigrants nigérians en situation de séjour illégale, comme le Vaudois Nicolas Perrinjaquet: «Du moment qu’il y a une impossibilité matérielle, juridique ou technique, d’effectuer le renvoi, il n’y a pas lieu de maintenir ces personnes en détention», dit-il. Un recours a été déposé contre cette interprétation de la loi, mais plusieurs interlocuteurs du Temps approuvent l’attitude du juge.

Le directeur de l’ODM précise que deux tiers des Nigérians refoulés peuvent l’être vers d’autres pays de l’espace Schengen où ils ont déposé une première demande d’asile, mais le faire n’est pas simple en pratique. Et sans retours forcés, «la motivation pour les retours volontaires diminue fortement», dit Urs von Arb, chef de la division retour à l’ODM et responsable de la «task force» Nigeria créée en avril. Bref, une petite bombe à retardement.

Les retours volontaires (lire ci-dessous), c’est justement une des mesures que veut encourager la Suisse à travers le «partenariat migratoire» dont la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a lancé la négociation lors d’une visite à Abuja en avril 2009. Dans cette affaire, Berne est en position de demandeur face aux Nigérians, qui répondent en substance: «Nous avons déjà conclu un accord de réadmission en 2003, que voulez-vous de plus?»

Bonne question, admet-on dans les couloirs du DFAE et de l’ODM. Ce que veut la Suisse, sans oser le dire tout haut, c’est tarir le flux de migrants nigérians – devenir plus dissuasive.

Le gouvernement nigérian est prêt à renforcer sa coopération en matière de visas, de contrôles et de rapatriement. Mais il veut quelque chose en échange et l’a fait savoir par lettre il y a quelques semaines, a appris Le Temps: un quota de migration légale («employment quota allocation», selon ses termes) du même genre qu’il a obtenu en Italie ou en Espagne. En d’autres termes, quelques centaines de permis de travail.

Politiquement, la demande est explosive, au moment où le Conseil fédéral cherche à vendre son contre-projet à l’initiative de l’UDC sur le renvoi des criminels étrangers. «Il est clair que nous ne pouvons pas donner ces quotas, nous n’avons pas les bases légales pour cela», dit Urs von Arb à l’ODM. Mais à ce stade, la Suisse n’a pas grand-chose d’autre à proposer. Or «si on veut résoudre un problème, il faut un budget», résume un diplomate.

Officiellement, il n’y a aucun lien entre le décès du jeune Nigérian ou les propos maladroits du chef de l’ODM d’une part, et la négociation du partenariat migratoire d’autre part. «Nous ne mettons pas de conditions à la reprise des vols spéciaux, nous voulons savoir ce qui s’est passé et comment améliorer les procédures», assure un représentant de l’ambassade du Nigeria à Berne. Une autre source est plus sceptique: «Même quand la justice zurichoise aura rendu son rapport sur la mort du requérant renvoyé, rien ne dit qu’Abuja acceptera la reprise des vols».

Mi-juillet, Alard du Bois-Reymond s’envolera pour la capitale du Nigeria. Il y présentera les mesures déjà prises par la Suisse – accompagnement médical systématique sur les vols spéciaux, meilleur flux d’information cantons-aéroports – et proposera peut-être que des fonctionnaires nigérians viennent en Suisse pour préparer et suivre eux aussi ces vols (où l’on compterait alors jusqu’à cinq ou six accompagnants par requérant débouté).

Le problème de fond, lui, n’est pas tranché: au moment où médias et politiciens célèbrent la «fierté retrouvée» de l’Afrique autour du Mondial, la Suisse est-elle prête à négocier une immigration légale de ce continent?



Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Lun 14 Juin - 20:37 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Paris – Gare du Nord : Le temps des rafles

Arrivées de UK, Belgique, Hollande, Allemagne. Interconnexion métro parisien / trains de banlieue.

Au cours des quatre premiers mois de l'année, "147 opérations de bouclage et de sécurisation ont été menées", selon M. Hortefeux.


Citation:


Hortefeux veut que la sécurisation de la gare du Nord soit "un exemple"
AFP
14 juin 2010
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gpm2MFH8GznUeLrihYBQIl46ZTvA

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux veut faire de la sécurisation de la Gare du Nord de Paris "un exemple" de sécurisation, a-t-il annoncé lundi en assistant à une opération de police en ce sens dans la première gare d'Europe.

"Je veux faire de la sécurisation de la gare du Nord un exemple", a lancé le ministre devant la presse après avoir assisté sur place à une des nombreuses opérations de police qui sont effectuées dans "la première gare d'Europe et la troisième du monde", a-t-il relevé.

2.200 de ces opérations été réalisées en 2009, a précisé le préfet de police Michel Gaudin, dans cette gare où transitent "180 millions de voyageurs chaque année", a-t-il indiqué.

Au cours des quatre premiers mois de l'année, "147 opérations de bouclage et de sécurisation ont été menées", selon M. Hortefeux, tandis que dans le même temps, "les patrouilles dans la gare ont (abouti) à 963 interpellations", a-t-il ajouté.

La délinquance "a baissé de près de 20%" gare du Nord depuis le début de l'année et "593 faits (de délinquance) ont été constatés entre le 1er janvier et le 31 mai, contre 710" au cours de la même période de 2009, s'est félicité le ministre qui, pour autant, ne veut "pas se reposer sur ces premiers lauriers".

En outre, la gare du Nord est équipée de 350 caméras et leur nombre doit passer à 504 d'ici la fin de 2010.

"Les personnes honnêtes doivent être rassurées et les délinquants doivent être inquiétés", a résumé le ministre à l'issue de sa visite.




Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Jeu 1 Juil - 22:30 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Nimes. Conjoint de Français et père de trois enfants en instance d'expulsion vers le Maroc

Citation:


Nimes : Le désarroi de Touria et de ses trois enfants
Le Midi Libre
30 juin 2010 - 68
http://www.midilibre.com/articles/2010/06/30/NIMES-Le-desarroi-de-Touria-et-de-ses-trois-enfants-1289659.php5

CONTEXTE : Son mari, Mustapha Nioul, est sous la menace d'une expulsion vers le Maroc

Digne et discrète , mais abattue, Touria Nioul n'espère plus qu'un renversement de situation de dernière minute. « Trois mois et dix jours », exactement, que ses enfants n'ont pas vu leur papa, Mustapha, sous la menace d'une expulsion. « Il va peut-être partir aujourd'hui ou demain, de Sète, en bateau », lâche Touria, cette jeune Française en plein désarroi, maman d'un bébé de 16 mois et de deux enfants âgés de 7 et 5 ans.

Touria et Mustapha sont mariés depuis 2004 et habitent dans un appartement de Valdegour. Mustapha, sans-papiers et sous le coup d'une interdiction de territoire de dix ans sur le point d'être levée, était revenu vivre auprès de sa femme et de ses enfants. Il savait son choix risqué mais ne pouvait vivre séparé de ses proches. À Nîmes, il avait réussi à

s'intégrer. « C'est un homme charmant, actif dans la vie du quartier », témoigne Kristine Charmasson, enseignante à Paul-Marcelin, l'une des écoles du quartier.
Mais, récemment, Mustapha Nioual a été contrôlé par les policiers et, depuis, la famille vit un enfer. « Mustapha a été incarcéré au centre de rétention, mais depuis tout s'enchaîne si vite et je ne sais que faire », tente d'expliquer Touria, désemparée.

Soutenue par ses parents, Touria est également aidée par l'école Paul-Marcelin, où sont scolarisés les deux aînés. « Nous ne jugeons pas le fond du dossier, reprend Kristine Charmasson. Mustapha n'aurait sans doute pas dû revenir avant la fin de sa peine, mais il est aujourd'hui papa de trois enfants, bien intégré dans le quartier. Nous ne pouvons pas laisser détruire une famille sans rien dire, ni réagir. C'est l'aspect humain du dossier qui nous touche. » Dans cette école, une pétition a circulé, tandis que la Cimade de Sète s'est également démenée pour tenter de faire annuler l'expulsion vers le Maroc.

A. B.



Revenir en haut
Admin


Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2008
Messages: 1 580

MessagePosté le: Lun 12 Juil - 07:40 (2010)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne Répondre en citant

Suède : Mariages comme souricières.

Les mariages expulsés des Mairies vers des annexes depuis avril 2010 pour permettre des arrestations discrètes lors des cérémonies


Citation:


- Les cérémonies de mariage sont désormais délocalisées dans des annexes des Mairies pour les étrangers en situation irrégulière.

- Obligation pour les Mairies de tenir un registre des futurs mariés en situation irrégulière et de le transmettre à la police deux fois par mois.

- Malmö : Arrestations "toutes les deux ou trois semaines. Parfois, il peut y avoir plusieurs arrestations le même jour”.

- Volonté d'étendre cette transmission préalable à la police des registres pour les mariages religieux.





Un article très important du journal suédois Sydsvenskan, du 8 juillet 2010, détaillant les conséquences de la délocalisation, depuis avril 2010, des cérémonies de mariage dans des annexes des Mairies transformées en discrètes souricières par une police des frontières soumise à des quotas d’expulsion.

Obligations pour les Officiers d’état-civil de tenir un registre des futurs mariages des étrangers en situation irrégulière et obligation de transmettre copie de ce registre deux fois par mois à la police.

L’Eglise entre en semi-résistance, maquillant ses propres registres des mariages religieux pour neutraliser l’obligation de les transmettre à la police.

Des pratiques policières qui pourraient être refusées par les Tribunaux : l’obligation de publicité des mariages la rendrait déloyale au même titre que les arrestations sur convocation en Préfecture. Le caractère quasi-systématique des interpellations lors des cérémonies pourrait s’apparenter à des pratiques disproportionnées et déraisonnables selon les services d’immigration suédois.

Proche du Danemark, Malmo constitue la seconde ville de Suède. Longtemps ouvrière, elle représente le symbole du modèle multiculturel suédois. Elle est également plus tristement célèbre pour héberger une très importante communauté de couples mixtes Danois-PaysTiers qui ne sont pas autorisés à vivre en famille au Danemark.


Citation:


Malmö – La Police s’abat sur les mariages
Sydsvenskan.se
8 juillet 2010 - 83
http://www.sydsvenskan.se/malmo/article1169298/Polisen-slar-till-vid-vigslar.html

http://translate.google.com – suèdois – anglais/français - y placer le lien ci-dessus.

La Police des Frontières a mis au point un système pour interpeller les immigrants en situation irrégulière au moment de leur mariage civil. La Police collecte plusieurs fois par mois la liste de ceux qui doivent se marier. Le Conseil Suèdois de l’Immigration comme les Eglises sont critiques sur ces méthodes de la police
Border police have put in systems to catch illegal immigrants in civil weddings. Flera gånger i månaden begär den ut listor över vilka som ska gifta sig. Several times a month on calls out lists of who should marry. Både Migrationsverket och Svenska kyrkan ställer sig kritiska till polisens sätt att arbeta. Both the Swedish Migration Board and the church is critical of the police way of working.

Quelques jours avant Noël, la police a effectué un raid lors d’un mariage à la Mairie. Un jeune couple était censé se promettre l’amour éternel mais la cérémonie a été brutalement interrompue.
Några dagar före jul stormar polisen ett pågående bröllop i Stadshuset. A few days before Christmas, police stormed a wedding in progress at City Hall. Ett ungt par ska lova varandra evig kärlek, men ceremonin blir avbruten. A young couple must promise each other eternal love, but the ceremony is interrupted.

Quatre policiers en civil sont arrivés pour interpeller le future marié dont la demande d’asile avait été refusée. Mais l’homme et quelques uns des invités ne se sont pas laissé faire. La police a du utiliser des aérosols de poivre pour imposer l’arrestation.
Fyra civilklädda poliser har kommit för att gripa brudgummen som efterlysts efter att han nekats politisk asyl. Four plainclothes police officers have arrived to arrest the groom sought after he was refused political asylum. Men mannen och några av bröllopsgästerna gör motstånd och polisen känner sig tvingade att använda pepparsprej för att lyckas med gripandet. But the man and some of the wedding guests are resisting the police and feel forced to use pepper spray in the successful arrest.

Cet incident a suscité une vive attention mais ce n’était pas la première fois que la police intervenait dans un mariage bourgeois. Le meme jour, deux autres marriages étaient ainsi interrompus par la police dans la Mairie.
Händelsen skapade stor uppmärksamhet, men det här var inte första gången polisen ingrep vid borgerliga vigslar. The incident created much attention, but this was not the first time the police intervened in bourgeois marriages. Bara under samma dag slog polisen till på två andra bröllop i Stadshuset. Only during the day against the police in two other weddings at City Hall.

« La loi n’a pas à être mise entre parenthèse pour le seul fait que vous allez vous marier » déclare Leif Fransson, responsable de la police des frontières.
– Lagstiftningen tar inte paus bara för att du gifter dig, säger Leif Fransson, biträdande chef på gränspolisen. - The legislation does not pause just because you get married, "says Leif Fransson, deputy chief of border police.

La concrétisation du mariage se faisait jusqu’à présent en Mairie. Mais, depuis avril de cette année, elle se tiendra dans des annexes, une fois par semaine, chaque samedi.
De borgerliga vigslarna hölls tidigare i Stadshuset. The bourgeois ordained gland was previously at City Hall. Men från april i år hålls de i Rådhuset, en gång i veckan – varje lördag. But from April this year held in the Town Hall, once a week - every Saturday.

Selon la police, des arrestations d’étrangers en situation irrégulière lors des marriages ont lieu une fois par mois à Malmo. Mais selon le personnel communal en charge des annexes des Mairies, c’est bien davantage.
Enligt polisen görs ingripande mot illegala flyktingar vid borgerliga vigslar cirka en gång i månaden i Malmö. According to police, made the interception of illegal immigrants in bourgeois marriages approximately once a month in Malmo. Men enligt Rådhusets vaktmästare sker det oftare. But according to the Town Hall is more housekeepers.

“Cela a lieu toutes les deux ou trois semaines. Parfois, il peut y avoir plusieurs arrestations le même jour” selon Rodrigo Eriksson, personnel d’entretien.
– Det händer varannan, kanske var tredje vecka. - It happens every two, maybe three weeks. Ibland kan det till och med vara flera ingripanden på en och samma dag, säger vaktmästare Rodrigo Eriksson. Sometimes it can even be several interventions on the same day, "said Rodrigo caretakers Eriksson.

“Mais nous essayons de rester neutre sur ce sujet” ajoute-t-il.
– Men vi försöker hålla oss neutrala till det här, säger han. - But we try to remain neutral on this, "he says.

Elisabeth Skanhed est officier d’état-civil à la Mairie de Malo. Ce fût elle qui a marié le couple de décembre. Elle est très consciente de cette manière de procéder de la police.
Elisabeth Skånhed är vigselförrättare på Malmö stad. Elisabeth Skånhed is marriage registrar in the city of Malmö. Hon var den som skulle viga paret i december. She was the one to marry the couple in December. Hon känner väl till att polisen arbetar på det här sättet. She is well aware that the police are working in this way.

Elle declare : “J’inscris toutes les cérémonies de mariage dans un registre avec leur date planifiée. Je faxe alors la liste de tous les noms à la police deux fois par semaine”.
– Jag skriver in alla som bokat tid för vigsel i en bok. - I type in all that time booked for the wedding in a book. Sen faxar jag över en lista med alla namn till polisen två gånger i månaden, säger hon. Then I fax over a list of all names to the police twice a month, "she says.

Ces données sont publiques et la ville est obligée de les transmettre à la police qui les exige.
Uppgifterna är offentliga och vill polisen ha ut uppgifterna så är kommunen skyldig att lämna ut dem. The data is public and the police want to get out the information as the municipality is obliged to disclose them.

Le Gouvernement a déclaré sans ambiguité que le taux d’expulsion va augmenter, et la pression est forte sur la police des frontières qui devra raffler quiconque entré dans la clandestinité après le refus de sa demande d’asile.
Regeringen har tydligt deklarerat att hastigheten i återvändandet ska öka, och trycket är stort på gränspolisen som måste hitta alla som gått under jorden efter att de fått avslag på sina asylansökningar. The government has clearly stated that the rate of return will increase, and the pressure is big in the border police who have to find anyone who had gone underground after the rejection of their asylum applications.

“Nous avons pour cible les villes où resident de nombreux étrangers et nous exigeons donc ces listes. Malmo est bien sûr intéressante” declare Leif Fransson de la police des frontiers
– Vi siktar in oss på de städer där det bor många invandrare och så begär vi ut de här listorna, så Malmö är så klart intressant, säger Leif Fransson på gränspolisen. - We aim us in the city which is home to many immigrants and so we call out these lists, so Malmo is of course interesting, "says Leif Fransson of the border police.

“La plupart acceptent de se laisser interpeller sur simple présomption de notre part. Mais certains sont prêts à se battre pour y échapper. C’est compréhensible en soi, ils ne veulent pas quitter le pays” rajoute-t-il.
– De allra flesta accepterar att vi griper dem. - Most agree that we prejudge them. Men vissa av de här människorna är beredda att slåss för att komma undan. But some of these people are prepared to fight to get away. Det är ju i och för sig förståeligt; de vill ju inte lämna landet, säger han. It is in itself understandable, they do not want to leave the country, "he says.

Jusqu’à présent, la police s’est seulement interessé aux mariages civiles. Mais même les mariages par l’église suèdoise sont publics et enregistrés dans les registres des églises. La police peut disposer facilement de ces données.
Än så länge har polisen bara fokuserat på de borgerliga vigslarna. So far police have only focused on the bourgeois ordained gland. Men även Svenska kyrkans vigslar är offentliga, och i kyrkans dagböcker står allt som sker i församlingarna. But even the Swedish Church marriages are public, and in the church record books is all that happens in the churches. Polisen kan lätt ta del av uppgifterna. The police can easily access the data.

Le prêtre de Malmo Ann Lidgren est critique. Elle ne coopérera pas avec la police de cette manière.
Men Malmöprästen Ann Lidgren är kritisk. But Malmo priest Ann Lidgren is critical. Hon vill inte samarbeta med polisen på det här sättet. She would not cooperate with police in this way.

“Il est largement suffisant de rendre public leur amour par un mariage, je ressens donc bien sûr une très forte réticence à divulguer ces informations à la police” déclare-t-elle.
– Det är ett så pass stort steg att offentliggöra sin kärlek genom ett bröllop, så jag känner naturligtvis ett starkt motstånd till att lämna ut uppgifter till polisen, säger hon. - It's a big enough step to make public their love through a wedding, so I naturally feel a strong resistance to disclosing information to the police, "she says.

“SI je dois marier des gens à qui manquent 4 chiffres à leur numéro, je ne les rentre pas dans notre agenda. Il n’y a pas de loi la-dessus” dit-elle.
– Om jag ska viga personer som saknar de fyra sista siffrorna i sina personnummer så behöver jag ju faktiskt inte skriva in det i vår dagbok. - If I'm going to marry people who lack the last four digits of their numbers so do I in fact did not enter it in our diary. Det finns ju ingen lag på det, säger hon. There's no law on it, "she says.

Même le Service de l’Immigration exprime ses critiques sur ces méthodes policières.
Även på Migrationsverket ställer man sig kritisk till polisens metoder. Although the Immigration Service makes it critical of police practices.

“Je me demande s’il est raisonnable de faire cela sur une base aussi régulière. J’ai de très forts doutes” exprime Jonas Lindgren, Directeur de la Communication au Conseil de l’Immigration.
– Jag ställer mig undrande till om det är rimligt att man gör det här med en sådan regelbundenhet. - I am wondering whether it is reasonable to do this with such regularity. Det är jag starkt tveksam till, säger Jonas Lindgren, kommunikationschef på Migrationsverket. It is my strong doubts, "said Jonas Lindgren, Head of Communications at the Migration Board.

“Même si la police dispose d’un mandat clair et traitera les gens avec dignité et respect” selon lui.
– Även om polisen har ett tydligt uppdrag så ska vi behandla dessa människor med värdighet och respekt, säger han. - Although the police have a clear mandate and we will treat people with dignity and respect, "he says.




Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:12 (2017)    Sujet du message: Avril 2010 : Répression coordonnée des mariages euro-étrangers à l'échelle européenne

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Franco-Etrangers Index du Forum -> couples et familles binationales -> Forums immigration/couples mixtes autres pays européens - maj 23 nov 2009 Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com